‹ Traité de physique expérimentale et mathématique (volume 2)Chapitre 33 sur 121 · H, —II · texte numérisé non relu

H, —II

H jK

Le second terme exprime la correction qu’il faut faire à l’intervalle observé H, pour en déduire la longueur exacte de ioo°, telle qu’on l’aurait obtenue si l’ébullition s’était faite sous la

lo8 rapports du baromètre

pression de 0^,76. Le nombre p sera positif quand la pression surpassera , et négatif quand elle sera au-dessous de cette

valeur. Dans le premier cas, la correction qu’il faudra faire à H sera soustractive d’après la formule ; et en effet, le point de l’ébullition se trouve alors trop élevé; dans le second cas , p étant négatif, la correction devient additive, ce qui doit être encore , puisqu’alors le terme de l’ébullition observé est trop bas.

On ne peut trop rappeler que, pour faire ces expériences avec exactitude , il faut se servir d’eau distillée ou d’eau de pluie, ou d’eau de neige , parfaitement pures; car presque toutes les eaux de rivière ou de fontaine contiennent en dissolution des sels qui, parleur combinaison avec elles , retardent leur ébullition.

Quand ou fait bouillir de l’eau sur les montagnes , il se passe encore un autre phénomène dont il est bon d’être prévenu; c’est que, à mesure que l’on s’élève, il devient plus difficile de faire bouillir l’eau, quoiqu’elle bouille cependant à des degrés du thermomètre plus bas qu’à la surface de la terre : cela lient à la difficulté qu’il y a d’entretenir le feu qui sert à la faire bouillir. L’air , à mesure qu’on s’élève , devient plus rare , c’est-à-dire , qu’il a moins de masse sous le même volume. Or, un des principes constituans de l’air que l’on nomme X oxygène, est l’aliment unique et essentiel de la combustion , ou plutôt le phénomène que nous appelons combustion , n’est autre chose que la combinaison qui se fait de ce principe avec les corps combustibles ; c’est ce que les chimistes prouvent d’une manière non douteuse. Lorsque nous soufflons le feu, nous ne faisons autre chose que diriger sur les corps combustibles une plus grande masse de cet oxygène contenu dans l’air. Venons maintenant à l’application : puisqu’en s’élevant dans l’atmosphère , l’air devient de plus en plus rare , il faut en souffler, en amener un plus grand volume sur le même point , pour qu’il y ait réellement la même masse d’oxygène ; par conséquent , à volume égal , il doit fournir au feu un aliment moins actif, et la difficulté de l’entretenir doit augmenter avec la hauteur.

D’après ce que nous venons de dire sur la variabilité de la température nécessaire à l’ébullition de l’eau, on pourrait , par

ET DU THERMOMÈTRE

analogie , penser que le terme de la glace fondante , qui forme l'autre extrémité de l’échelle , doit pareillement changer avec la pression barométrique ; mais les expériences les plus précises n’y font pas apercevoir la plus légère variation , même sur les plus hautes montagnes , même dans un espace entièrement vide d’aii\ Il faut seulement distinguer , comme nous l’avons dit , le terme de la glace fondante qui est. fixe5 d’avec celui à la congélation qui ne l’est pas constamment»

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