‹ Traité de physique expérimentale et mathématique (volume 2)Chapitre 54 sur 121 · C-f BK · texte numérisé non relu

C-f BK

KCD

Ti

Le terme en sera toujours insensible , à moins que les expériences ne soient d’une exactitude extrême. Il ne donnerait pour l’eau que ?ox-— du volume primitif, même en supposant T — 8o°. Ainsi , en négligeant ce terme, quand la dilatation to-

tale D sera connue pour un liquide, on substituera sa valeur dans cette formule , et faisant

DA

D (B -f- AK)

D(C-fBK)

on aura pour toute autre température la dilatation vraie et ab solue è't , par cette formule générale

h ~ «T + &Ta + cT3,

DES LIQUIDES

qui est celle que nous avons annoncée en commençant ce chapitre ; mais si les expériences dont on a fait usage pouvaient être regardées comme excessivement précises , peut-être pourrait-on y rendre encore sensible le terme proportionnel à la quatrième puissance des températures. Alors il faudrait introduire aussi un terme de cet ordre dans le calcul de D r d’après les observations. Remarquons que nos formules étant exprimées en degrés de Réaumur , il faut prendre aussi pour K la dilatation cubique de la matière du vase, relativement à un de ces degrés.

Toutes les expériences de Deluc ont été faites dans des tubes de verre à thermomètre. D’après les expériences de MM. Lavoisier et Laplace , la dilatation cubique de cette espèce de verre est 0,0000262716 pour chaque degré du thermomètre centésimal ; ainsi, en la multipliant par Up , ou lui ajoutant ~ de sa valeur, 011 aura cette dilatation pour un degré de Réaumur, qui sera

Iv = 0,00003284.

Tout se réduit donc à déterminer, par l’expérience, la dilatation totale et apparente D. Malheureusement il n’y a point de liquides pour lesquels on puisse dire qu’elle soit jusqu’à présent connue avec toute la précision que les physiciens mettent aujourd’hui dans leurs observations.

Dans cette incertitude, je chercherai du moins à la calculer pourl’eau etpour l’alcool , d’après lespesées de ces deuxjliquides, faites par MM. Gilpins et Blagden , en ayant égard à la dilatation des vases ; à la vérité ces pesées ne s’étendent que de o à 5o°, 2 R ; mais comme elles paraissaient faites avec un très-grand soin , leur précision pourra suppléer à ce qui leur manque du côté de l’étendue , et d’ailleurs ce sera un moyen d’éprouver nos formules, en en tirant dès à présent les valeurs que les physiciens pourront un jour vérifier par des expériences directes.

Je commencerai par l’alcool : en comparant les poids d’un même volume de ce liquide , observés par MM. Gilpins et Blagden, à 5o°,35° et 4o° de Farenheit , j’en ai déduit par interpolation le poids de ce même volumepour 3au, ce qui répond au zéro de notre thermomètre ; puis comparant ce résultat avec les poids observés à 5o°, 70°, g5° et ioo° de Faren- Tome I. j 5

LOIS DE LA DILATATION

heit , j’en ai conclu le rapport des volumes à ces températures diverses, en prenant pour unité le volume primitif à 32° F., ou à la température de la glace fondante ; j’ai obtenu ainsi les résultats suivans:

DEGRÉS

DU THERMOMÈTRE

à mercure.

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