‹ Traité de physique expérimentale et mathématique (volume 2)Chapitre 94 sur 121 · on aura d’abord · texte numérisé non relu

on aura d’abord

et ensuite, en faisant - — ç, on trouvera

Mais pour l’usage ordinaire , il vaut mieux conserver la première expression où le volume Y est en évidence. Car le facteur V étant une fois connu , il restera constant dans toutes les pesées de différens liquides , que l’on pourra faire avec le même flacon ; et en l’employant comme tel, le calcul exact de ( ■sr ) par la formule (1) se fera avec une extrême facilité.

J’appliquerai ces résultats à des expériences que nous avons faites autrefois, M. Arago et moi, mais que nous n’avions pas calculées. Nous pesions successivement l’eau distillée purgée d’air et le mercure distillé , dans un même matras de verre à col étroit , où nous faisions bouillir le mercure, pour chasser exactement l’air qu’il pouvait contenir. L’orifice de ce matras était usé à l’émeri sur ses bords , et on le fermait avec une glace dépolie, quand les liquides étaient introduits à une température connue. Voici les données fournies par ces expériences :

BJours des obserfl vations.

Nature du liquide pesé.

Poids apparens dans l’air.

Température en degrés du tlierin.

eentésiiu. i

Pression atmosphériq.

i8o5 , Mars 1 6

Mercure

Juillet 21

Mercure

Juillet 2 1

Eau

Août 3

Eau

DES LIQUIDES

Commençons par calculer V d’après les pesées de l’eau , en mettant son expression sous la forme suivante :

V=E + E*' + M.+ny-Kr + .'KQ

^ 7 (i — u) (1 + KO

à cet effet , il faut déterminer et,1 et pour les températures où les pesées sont faites. La valeur de et! relativement à l’air sec et dans notre laboratoire , est

(l + t' • 0,00370) omyb ’

dans laquelle

(a) ■= os, 001 29954s log. (a) “"3,1137902; or, la formule des dilatations de l’eau, rapportée page 2 , donne pour «fies valeurs suivantes déjà employées page 386 :

ire observ. t" = 20,1 — 3,42 16,68 — o,ooï 7017 ;

2e observ. t" = 20,9 — 3,42 = 1 7,48 à* = 0,0018664.

De plus , en réduisant le mercure du baromètre à la température de la glace fondante , on a :

ire observ. p = ora,76oo — - 0,0028 = 0,7572 ;

2e observ. p' = 0,7689 — 0,0020 = 0,7660.

Avec ces valeurs et la température t" observée lors de la pesée, on trouve

ire observ. et! = 0,001206079 K ï = o, ooo528T;

2e observ. et! — 0,0011 92953 K t' = 0,0006491 .

de là 011 tire

lre obs. et! K t' zr: 0,0000006869 & “-f- vJ K 1! — K t' = 0,00067861 ;

2e obs. et'IZ. tr z=$. o,oooooo655i et! + <*' K+ Kf = 0,00064451»

Et enfin , en substituant ces valeurs dans la formule , il vient en centimètres cubes :

lre obs. V — 98,7 2 1 + 0, 167 9935 + 0,067 l5l8 = 98,956l453;

2e obs. y = 98,716 + O, ? 841449+0,0637819 = 98,9639268.

La différence n’est , comme on voit , que de +50 6e centimètre cube. Prenant une moyenne arithmétique entre ces deux valeurs , on aura

4o4 PESANTEUR SPECIFIQUE

c’est îa capacité de notre matras en centimètres cubes , à la température de la glace fondante.

Ce calcul une fois fait , rien n’est plus facile que de trouver les poids absolus du mercure ou de tout autre liquide pesé dans le matras, à une température connue. Il suffit d’employer la formule

^ V(i-fKf) *

Appliquons-la successivement à nos deux pesées du mercure. Pour cela, il faut calculer la valeur de a relativement à chacune d’elles. Or on aura d’abord

- (a) V = os, 1286021 ;

c’est le poids de l’air sec contenu dans le matras, à la température de la glace fondante, et sous la pression de om,r]6. Avec cette donnée et l’observation de p et de t, on calculera le poids variable a pour chacune des observations.

inexpérience L :=r 1 342^,989

Poids de l’air a— o, 12004

12e expérience L = 1340^,893

Poids de Pair a ■=. o, 11872

Ce sont les poids observés du mercure réduits au vide. Comme chacun d’eux contient un grand nombre de grammes , il faut calculer les corrections relatives à K? et à A, plus exactement qu’on ne ferait dans d’autres circonstances. Je commence par la première, et, en la séparant, j’ai

1 ~j— K- ^ 1 |Kf

Le second terme, toujours fort petit , est la correction cherchée.

On a ainsi , dans la première expérience

DES LIQUIDES

Zo5

dans la deuxième

1 34 15,01172 — OS, 7253 63 r=r l34o5, 286357.

Ajoutant à chacun de ces résultats son produit par la diîat

tation A

, on aura

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