SUR TOUS LES CORPS
D’après ces durées, on peut calculer le moment total Q n des forces qui sollicitaient chacune de ces aiguilles , et retran-
la valeur constante de n, on aura
Q; on trouve ainsi
Valeur de Q -4- n.
Valeur de Q.
Or
0,oo542o4
Argent
o,oq52o36
Plomb
Cuivre
O,oo542o4
Etain
Comme le moment de la torsion seule est exprimé pour toutes ces aiguilles par o,ooi355i , on voit que l’action Q exercée par les aimans sur elles était entre trois et quatre fois aussi forte que la torsion du fil de cocon auquel elles étaient suspendues.
Les différences notables qui se trouvent entre les valeurs de Q pour les différens métaux ne permettent guère de supposer que Faction éprouvée par les aiguilles fût la gravitation même produite par la masse des aimans ; car la gravitation s’exerce sur toutes les substances avec une énergie égale ; ce qui aurait dû produire des oscillations d’égale durée. Par la même raison, l’on ne peut guère supposer que cette action soit de nature électrique. A la vérité , les variations de Q ne répondent qu’à une différence d’une ou trois ou quatre secondes sur la durée de quatre oscillations ; mais on ne saurait admettre des erreurs pareilles dans des observations que Coulomb avait faites avec un soin extrême , et répétées un grand nombre de fois. Reste donc à examiner si l’influence des aimans serait due à des parcelles de fer répandues dans tous les corps de la nature , et alors il faut chercher quelle proportion ces phénomènes en supposeraient.
Pour cela , Coulomb forma trois mélanges de cire blanche et de limaille de fer dans diverses proportions, savoir :
~ du poids de la cire ,
Tû
ou y du poids total.
îl tira ensuite de chacun d’eux un cylindre de 22 millimètres de longueur, dont il proportionna la grosseur de manière qu’il pesât exactement 212 milligrammes. Il suspendit successivement