LOTS GÉNÉRALES DE LA REFLEXION
ce reste est analogue à ce que le corps transparent transmet.
Maintenant l’obliquité du rayon incident sur la surface réfléchissante étant donnée, examinons quelle est la direction sui— x ie par la portion de lumière qui est réfléchie régulièrement. Mais au lieu d’employer comme objet radieux le soleil même, dont la lumière trop vive pourrait blesser l’œil , servons-nous de la flamme d’une bougie , ou même de la seule lumière naturellement émise par quelque point d’un objet terrestre , que nous regarderons par réflexion sur la première surface d’une plaque polie. Plaçons, fig. 1, cette plaque HL dans une position parfaitement horizontale ; puis supposant que SIC soit le rayon réfléchi que nous voulons observer, et qui nous fait voir l’image de l’objet S , amenons quelque part sur sa direction , en C , par exemple , le centre d’un cercle divisé , muni d’une alidade parallèle a son plan , comme le sont d’ordinaire les instrumens qui servent à mesurer des angles. Si après avoir rendu le plan de ce cercle vertical , on promène l’alidade mobile sur sa surface , on trouvera qu’elle rencontre successivement l’objet, le point d’incidence et le rayon réfléchi, ce qui prouve que le rayon incident et le rayon réfléchi sont tous deux contenus dans un meme plan normal à la surface d’incidence. C’est la première loi de la réflexion. Maintenant , si l’on conçoit par le point C une ligne horizontale C H/ , l’instrument , par l’alignement de ses alidades, donnera l’angle S CH', qui est la hauteur apparente du point S sur l’horizon , et il donnera aussi l’angle SCI, formé par le rayon direct avec le rayon réfléchi. Afin de commencer par le cas le plus simple, supposons le point lumineux assez éloigné pour que la distance C I du centre du cercle au point d’incidence puisse être considérée comme insensible , comparativement à l’éloignement C S de l’objet. Alors, en faisant l’observation , on trouvera que l’angle SCI est double de S CH'. Or, puisque le point lumineux est supposé infiniment éloigné du cercle S C , figure 2 , devient sensiblement parallèle à S I ; d’ailleurs IH est parallèle à CH' ; ainsi l’angle SIH est égal à l’angle S C H' . De plus , les deux angles H' C I , CIL sont égaux entre eux comme alternes internes ; la valeur de l’angle total SCI sera donc toujours
DE LA LUMIÈRE
SCÏ= SIH -f CIL.
Or , on trouve par observation
SCI — 2 . SCH'~ 2 SIH.
Donc en mettant pour S C I sa valeur précédente
c’est-à-dire que le rayon incident et le rayon réfléchi forment , avec la surface réfléchissante , des angles égaux. C’est la seconde loi générale de la réflexion.
A la rigueur, il est impossible que les deux rayons SI, SC soient exactement parallèles ; mais l’erreur peut être si petite , qu’elle devienne insensible; et d’ailleurs on peut avoir égard, par le calcul , à l’angle qu’ils font entre eux. Car, en revenant à la fîg. i , concevons par le centre C du cercle, la ligne CS' parallèle à IS. Dans ce cas, si l’angle CSI est sensible, on trouve, par observation ,
SCI— aSCII' -J-CSI.
En ajoutant de part et d’autre CSI, on en tire
SCI CSI — 2 (SCH' -f- CSI).
Or , puisque nous avons mené C S' parallèle à I S , il est clair que C S I — S' C S , par conséquent
SCI-f CSIrrzS'CI, et SCH'-f CSI — S'CH'.
En substituant ces valeurs dans l’équation que l’observation donne , elle deviendra