S'CI= 2 . S' CH
c’est-à-dire la même que précédemment , et l’on en déduira pareillement que l’angle SIH = CIL; c’est-à-dire que les angles formés par le rayon incident, et le rayon réfléchi avec la surface d’incidence , sont égaux entre eux.
Par le point d’incidence I , fig. 3 , concevons une ligne 1 N normale à la surface réfléchissante , et soit SI le rayon incident , IPt le rayon réfléchi; on appelle communément S IN V angle d'incidence ou simplement t incidence , et R IN l'angle de réflexion. Cela posé , la seconde loi générale de la réflexion qui se déduit des observations précédentes , c’est que Y angle de réflexion et V angle d' incidence sont égaux entre eux.
Dans ces observations, pour déterminer avec exactitude la
ï 56 LOIS GENERALES DE LA REFLEXION, etc.
direction des rayons SC , I C sur le limbe circulaire de l’instrument , on pourrait se servir de tuyaux percés à leur centre de deux fentes très-étroites , qui laisseraient seulement passer un faisceau lumineux très-mince. On emploie quelquefois cet appareil dans la levée des plans , où l’on nomme ces fentes des pin — nules ; mais on obtient bien plus d’exactitude en leur substituant des Lunettes . Tout le monde sait que les lunettes sont formées par des assemblages de verres sphériques convexes ou concaves qui sont disposés aux deux extrémités d’un même tuyau. Ce n’est pas ici le lieu d’expliquer la construction de ces instrumens qui exige une connaissance complète de l’optique ; mais sans l’approfondir , il suffit d’en faire usage pour reconnaître par expérience qu’ils perfectionnent singulièrement la vision , qu’ils la rendent plus nette et capable de distinguer au loin de plus petits objets. On peut également s’assurer qu’en tendant des fils très-fins dans l’intérieur du tuyau d’une lunette, et perpendiculairement à son axe , ces fils , s’ils sont placés convenablement, peuvent se voir avec beaucoup de netteté, et servir comme de marque pour diriger avec précision la lunette sur tel ou tel point déterminé d’un objet. Ainsi , en prenant successivement pour point de mire les deux extrémités d’un même objet, ou en général des points lumineux différens , l’arc parcouru par la lunette d’un de ces points à l’autre donnera précisément l’angle sous lequel les rayons lumineux venus de ces points se croisent en arrivant dans l’œil. C’est ce que l’on nomme Y angle visuel ou le diamètre apparent des objets , parce qu’en effet nous jugeons de leur grandeur absolue d’après la grandeur de l’angle visuel qu’ils soutendent dans notre œil , combinée avec l’idée de la distance que nous leur supposons. Toutes ces propriétés que l’on a sans cesse l’occasion de vérifier peuvent donc être admises dès à présent comme des faits certains dont il faudra plus tard chercher la cause; et d’après cela nous pourrons adapter des lunettes aux instrumens divisés que nous emploierons pour mesurer des angles; ce qui nous sera fort utile , parce qu’elles donneront à nos observations une beaucoup plus grande exactitude , comme l’expérience même peut encore nous en convaincre.
DU MIROIR PLAIS1”