‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 2)Chapitre 101 sur 182 · ET DES SOLIDES · texte numérisé non relu

ET DES SOLIDES

1022. Le chauflage de Tair et, en général, des gaz peut se faire de plusieurs manières. Dans certains cas, on opère simplement le mélange direct de Tair avec les gaz chauds provenant d'un foyer; mais, le plus souvent, ce mélange ne peut être effectué et il faut recourir à d'autres moyens qui permettent de maintenir séparés le lluide chaud et le fluide à chauffer.

1023. Le chauffage de i*air par mélange avec les gaz de la combustion, quand il peut être pratiqué, est le mode le plus simple qu'on puisse employer. Il permet à la fois ime grande simplification dans les appareils et une bonne utilisation du combustible.

r/est ainsi que, pour le chauffage de l'air dans les cheminées d'appel servant à la ventilation des mines ou des lieux habités, on peut, sans inconvénient, mélanger l'air vicié avec les gaz Sek. h. — 30*

478 chai;ffage des gaz, des liquides et des solides.

chauds issus d'un foyer, te tout se trouvant ensuite rcjelc

directement dans l'atmosphère.

Pour obtenir ce mi^langc, on dispose fréquemment l'installation de la manière suivante : on établit à la base même de la cheminéo d'appel (fig. 589} un foyer dont la grille laisse autour d'elle un grand intervalle libre.

Une fraction de l'air vicié appelé est employée à brûler le combustible déposé sur la gi'ille, mais la plus grandtpartie du fluide passe dans l'espace vide autour de la grille et se mélange au-dessus du foyeravec les gazcbauds de la combustion.

La température du mélange dépen<l du poids de combustible brûlé par rapport à la quantité d'air qui pass<' dans la cheminée.

Le poids de combustible à brûler.

pour élever d'un certain nombre de

fig :m., degrés la température de l'air évacué.

peut se calculer facilement.

Soient: s la surface de la grille, p le poids de combustible

hrûlé par mètre carré et N sa puissance calorifique ; soient, de

mùme : A le poids d'air appelé par kilogramme de combustible.

(î la chaleur spécifique des gaz après la combustion et S leur

température initiale ; après le mélange, la température étant i.

on a, en désignant par m la fraction utilisée de combustible.

m/)5N = /M(A+i)C(l-e) d'où l'on tire

Dans ce mode de chauffage immédiat, il y a très peu de chslour perdue.

La perte résulte presque uniquement d*une combustion incomplète et un peu de la transmission à travers les parois. De Féquation (i) on tire

mN

A-hI=:

Si on prend m — 0,90, N = 8ooo, C = o,24 et f — 8 = 20% on trouve

A-f- 1 = i5oo kilogr.

c'est-à-dire que, dans ces conditions, un kilogramme de houille peut appeler environ i5oo kilogrammes ou i i54 mètres cubes d'air.

On peut compter ordinairement sur un appel de 1 000 mètres cubes par kilogramme de houille brûlé. On voit donc que remploi de ce mode d*appel est assez coûteux.

CHAUFFAGE PAR CONVEGTION.

1024. Le chauffage des gaz, par leur mélange avec les produits de la combustion d'un foyer, ne peut être réalisé que dans des cas exceptionnels. Le plus souvent, on est obligé de maintenir les deux fluides séparés, et le chauffage s'opère comme suit : On fait circuler dans des appareils spéciaux les gaz chauds ou, en général, un fluide chaud au contact de corps solides ;ireillis métalliques, briques, etc.), présentant un très grand développement de surfaces ; puis, quand ces corps solides sont portés à une température suf lisante, on cesse de faire arriver le fluide chaud et, par le chemin inverse, on fait passer au contact des solides chauffés le fluide dont on veut élever la température. On échauffe ainsi et on refroidit successivement, par convection alternative, un ensemble de corps qui servent d'intermédiaires pour transmettre la chaleur d'un fluide à un autre. Ces appareils sont employés, en général, à utiliser des chaleurs perdues et sont désignés dans l'industrie sous le nom A'accumu'atetirs,

Ce procédé n'est pas non plus toujours applicable, et souvent le chauffage s'opère par transmission à travers des parois métalliques ou céramiques. Les appareils employés prennent le nom de récupérateurs ou de calorifères. Les récupérateurs et les accumulateurs sont réservés aux applications industrielles. Les calorifères servent principalement à élever la température de Tair destiné à chauffer les locaux habités. Nous ne nous occuperons de ces derniers appareils que plus tard, dans les chapitres relatifs au chauffage des édifices.

FJg. ôyo.

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