‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 2)Chapitre 109 sur 182 · KOL'RS A PLATRE · texte numérisé non relu

KOL'RS A PLATRE

1081. Cuisson du plfttre. — Le gypse ou pierre à plâlrc contient ordinairement à l'étal naturel deux équivalents d'oau. On le débarrasse des trois quarts de cette eau, en le soumetlanl à l'action d'un foyer. On opère k des températures inférieures i^ rôo" et, après sa cuisson, on réduit le plâtre en poudri'. Il possède alors la propriété de se prendre en masse et de durrir

Fig. 617. Kig. 6t8.

rapidement lorsqu'on le mélange avec une proportion d'eau Jéterminée.

Généralement le pUtre se cuit entre murs de la manière suivante :

On construit avec la pierre à plâtre elle-même des voûtes formées à l'aide des blocs tes plus gros et on place par dessus des morceaux plus petits (fig. 617). On brûle des fagots sous le* voûtes. La flamme chauffe et cuit directement les blocs inft"

rieurs, tandis que les gaz, en traversant la masse soumise à la cuisson, agissent, à mesure qu'ils se refroidissent, sur des morceaux de plus en plus petits. C'est un moyen grossier d'établir une certaine égalité dans la répartition de la chaleur. La pierre à plâtre, qui sert à former les voûtes se trouvant au contact du feu, est soumise h une température trop élevée, subit des détériorations sur une épaisseur de plusieurs centimètres et ne donne que du plâtre de qualité inférieure.

On a construit aussi des fours pour cuire à la houille. Dans ces appareils (fig. 6i8) le foyer est surmonté de deux voûtes percées (l'un certain nombre d'orifices permettant de répartir convenablement la chaleur sur toute la surface du fourneau et d'éviter l'action directe des flammes sur la pierre à plâtre.

Il est important de conduire le feu de telle façon qu'il ne se dégage pas de fumée pendant la cuisson, car cette fumée altérerait le plâtre. Aussi introduit-on généralement dans le foyer un grand excès d'air, ce qui est favorable à la fumivorité.

Pour la cuisson du plâtre en poudre, M. Arson a employé un cylindre dans lequel tourne une hélice dont on peut modifier la vitesse. On arrive ainsi à faire varier à volonté la durée de Taction de la chaleur et à régler la cuisson.

Quel que soit le procédé employé, on perd à la fin de l'opération :

1° Toute la chaleur contenue dans les gaz qui se dégagent;

2" La chaleur renfermée dans le plâtre cuit.

Toutefois, une température de iSo*' étant plus que suffisante pour la cuisson de ce produit, il en résulte que, dans l'espèce, la chaleur perdue n'est pas très considérable.

1082. Calcul de la quantité de chaleur nécessaire pour cuire le plâtre. — Soient :

P le poids de plâtre à déshydrater (Il contient 0,791 de plâtre anhydre et 0,209 d'eau);

s la surface en mètres carrés de la grille du foyer;

plo poids de combustible brûlé par mètre carré de grille;

jSoo la puissance calorifique du combustible ;

A=: 12 kilogr., le poids d'air nécessaire pour brûler un kilogramme de combustible.

La déshydratation s'opère à la température det = i 4o* et les gaz sortent du four à cette même température, la chaleur spécifique du plâtre est o, 196 et celle des gaz de la combustion est c=.o,2.\.

En supposant qu'on parte de 0°, la quantité de chaleur nécessaire pour déshydrater au point convenable se compose de :

La chaleur absorbée par le plâtre réduit

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