Chaudière marine tnbulskire à retour de flamme
— Les figures 392, 893 représentent la disposition des chaudières tabulaires adoptées pour les paquebots x Champagne >> et
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" Bretagne », de la Compagnie transallanliquo. Ces générateurs sont du type Cornwail à foyers multiples et à retour de flamme. Le cylindre extérieur, d'un diamètre de 4°i^5 et d'une longueur de 2°, 90, renferme trois foyers de [".iS de diamètre dont la longueur, un peu plus faible que celle de la calandre.
Fig. 393.
esl telle qu'il reste une nappe d'eau entre le fond de la chaudière et leur extrémité.
En arrière des grilles se trouve une grande chambre de combustion oii les gaz achèvent de brûler. Ils passent ensuite dans le faisceau tubulaire, reviennent vers l'avant dans la boite à fumée et gagnent la cheminée par un conduit métallique.
Ces chaudières sont timbrées à 8 kilogr.; les tôles de l'enve-
CHAUDIÈRES TUBUUIRES. 57
\oppc extérieure, en acier extra-doux, ont 3o millimètres d'épaisseur. Les fonds sont solidement entretoisés par des tubes tirants également en acier, filetés à chaque extrémité et fixés par des écrous, de manière à rendre Tensemble aussi rigide et aussi indéformable que possible. Le poids d*une telle chaudière est de 37 tonnes.
Chacun des paquebots en comporte quatre semblables et, en outre, quatre autres d'une construction analogue ; ces dernières ont 5", 70 de longueur, six foyers et pèsent chacune 64 tonnes. Toutes ces chaudières sont établies symétriquement deux par deux, ont leur axe placé parallèlement à celui du bâtiment, et sont réparties entre deux chambres de chaufib séparées par une cloison étanche.
714. Chaudière marine tubulaire & flamme directe. — Dans certains navires tels que les croiseurs à grande vitesse, les torpilleurs, etc., on renonce aux chaudières à plusieurs foyers et à retour de flamme que l'on regarde comme trop encombrantes et trop pesantes, à cause de leur grand diamètre et de l'épaisseur considérable des tôles de leurs parois.
On utilise les chaudières à flamme directe et on a recours au tirage forcé qu'on produit en insufflant, sous la grille du foyer fermé à cet effet, de l'air sous pression. Ce procédé donne lieu à un reflux de flammes dans la chambre de chauffe, lorsqu'on ouvre les portes du foyer sans avoir, au préalable, fermé la conduite de vent. Pour supprimer ce refoulement de flammes et, de plus, pour faciliter la ventilation, on fait l'insufflation dans la chaufferie hermétiquement close. Ce second procédé, quoique plus coûteux d'installation, parait préférable au premier ; mais les chauffeurs refusant de rester dans une chambre fermée de toutes parts, il est peu probable que ses applications se multiplient.
Nous allons décrire un des derniers types construits par la maison Clarapède pour la marine de guerre française et qui se trouve installé à bord de plusieurs canonnières cuirassées de première classe. Cette chaudière (fig. 894) se compose d'un corps cylindrique principal, de i",4o de diamètre et de 6 mètres de Ion-
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gueur, renfermant le foyer et le faisceau tabulaire. Un cylindre de plus faible longueur et d'un diamètre deux fois moindre que le premier surmonte celui-ci et forme réservoir de vapeur. Les deux, cylindres sont réunis par deux larges tubulures placées audessus du foyer. Ce dernier est analogue à celui des chaudières de locomotives, avec cette différence cependant qu'il comporte une chambre de combustion à la suite de l'autel. Le ciel est plat et renforcé par une série d'armatures boulonnées.
La grille, dont la surface est de 3 mètres, est légèrement inclinée ; une murette en briques réfractaires est établie à l'extrémité pour former autel. Le faisceau tubulaire comprend
Kig. 39^.
219 tubes, dont le diamètre extérieur est de 44 naillimètres et la longueur 3i'°,7o. La sui-face de chauffe est de 84 mètres.
L'eau s'élève normalement à o^.iS au-dessus du ciel du foyer; son volume est alors de 4'°',6S et la capacité de la chambre de vapeur est de 3°',5o.
Le cylindre supérieur est muni à l'avant d'une tubulure pour la prise de vapeur et à l'arrière d'un tampon autoclave pour les visites intérieures. Ces appareils ne sont timbrés qu'à 6 kilogr., ce qui est relativement faible pour des chaudières marines.
Chacune des embarcations, à bord desquelles ces chaudières sont établies, en renferme quatre semblables placées de front et dont les façades sont perpendiculaires à l'axe du navire ; elles fournissent la vapeur à des machines pouvant développer environ 1700 chevaux et actionnant deux hélices.
CHAUDIËRES TUBULAIRES. SB
71B. A bord des bateaux torpilleurs qui doivent pouvoir marcher à totite vitesse pour l'attaque comme pour la retraite, ou s'applique à établir des chaudières ayant une très grande puissance de vaporisation et un poids aussi restreint que possible. Les chaudières tubulaires essayées sur ces bateaux se comportent bien au tirage naturel, mais, dès qu'on recourt au tirage forcé, les parois des boîtes à feu sont endommagées en quelques heures, sans doute parce que la circulation de l'oau se fait mal. On donne aujourd'hui la préférence à certains générateurs multitubulaires à circulation rapide auxquels on peut, sans les détériorer, faire produire des quantités de vapeur excessivement grandes.