DISPOSITION GÉNÉRALE D'UN CHAUFFAGE AU MOYEN DE POÊLES
1981. — Le chauffage d'un bâtiment au moyen de poôlcs est des plus simples. En général, on met dans chaque pièce un appareil dont la puissance est en rapport avec les dimensions de l'enceinte à chauffer; le tuyau de fumée monte verticalement sur la hauteur de l'étage, se recourbe près du plafond et vient aboutir dans un conduit ménagé dans l'épaisseur du mur et débouchant au-dessus des toits. Pour mieux refroidir la fumée et avoir une utilisation plus complète de la chaleur dégagée par la combustion, on place le poêle du côté opposé au mur où se trouve la cheminée et le tuyau de fumée traverse obliquement la pièce à peu de distance du plafond pour venir la rejoindre. On donne toujours à ce tuyau une légère pente afin de faciliter l'établissement du tirage. On utilise ainsi la surface de ce tuyau comme surface de chauffe et on augmente le rendement ; mais l'aspect est peu satisfaisant et quand les bouts de luyau de fumée ne sont pas convenablement emboîtés, il peut couler du bistre par les joints des tuyaux.
Le rayon d'action d'un poêle s'étend ordinairement à 5 mètres et quelquefois jusqu'à 8 et lo mètres, mais, dans ces conditions, la bonne répartition des températures dans l'enceinte laisse beaucoup à désirer. En général, pour une pièce de plus de 10 mètres de long et de 3oo mètres cubes de capacité, il convient d'installer plusieurs appareils.
Au contraire, pour deux pièces contiguës, de dimensions restreintes, on se contente quelquefois d'un seul poêle placé de part et d'autre de la cloison de séparation. Ce poêle est pour>'u de deux bouches de chaleur, une dans chaque salle, correspondant chacune à une portion de la surface de chauffe proportionnelle à l'étendue de la pièce à desservir. On réduit ainsi les frais d'installation et on simplifie le service. De plus, on n'a besoin que d'un seul tuyau de cheminée.
Le chauffage d'un grand bâtiment, au moyen de poêles placés dans les différentes pièces, entraine une multiplicité de foyers qui rend le service pénible et compliqué. Il faudrait pour monter le combustible aux divers étages, entretenir les feux, enlever les cendres, etc., un personnel assez nombreux. Aussi, le plus
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Fig. 698.
souvent ce sont les personnes mêmes occupant la pièce chauffée qui s'occupent de l'alimentation du foyer.
Afin de simplifier le service et surtout d'éviter le transport du combustible dans les étages, on a établi au rez-de-chaussée des poêles qui chauffent les étages supérieurs par un courant d'air chaud (fig. 698).