Manomètres enregistreurs. — La marche régulière
des générateurs présentant une importance considérable au point de vue économique, il est très utile de pouvoir vérifier à un moment quelconque quelles ont été les pressions dans la chaudière, pendant la durée du travail ; on arrive à ce résultat à l'aide des manomètres enregistreurs qui inscrivent sur un carton lc3 diverses pressions auxquelles ils sont soumis.
Le chauffeur se sent ainsi surveillé sans cesse et dirige son foyer avec plus de soin.
787. Manomètre enregistreur de M. E. Bourdon. — On applique dans cet appareil (iîg. 4^7) le même principe que
fig. .'h7.
dans le manomètre ordinaire, mais l'extrémité dutube recourbé est reliée par l'intermédiaire d'un levier à deux aiguilles dont l'une se meut devant un cadran et l'autre est munie d'une poinlo traçante qui s'appuie sur un disque en carton, auquel un mouvement d'horlogerie fait exécuter une révolution complète en 24 heures.
La circonférence de ce disque est divisée en heures et quarts d'heure; chacun des points de division est relié au centre par un arc de cercle dont le rayon a pour longueur la distance de ce centre au pivot de l'aiguille. Les pressions sont représentées par des cercles concentriques à la circonférence du disque. On
comprend aisément sur la figure comment se foit la lecture de la courbe des pressions.
798. Manomètre enre^streur Riohard. — L'appareil Iraceor eat encore actionné par un tube recourbé (fig. 458); les
Fig. 458.
mouvements de ce tube sont transmis au moyen d'une bielle à un balancier dont les bras sont inégaax et qui agit à son tour sur la petite branche d'un levier portant une pointe traçante & l'extrémilé de sa longue branche.
Uncylindre que recouvre une feuille de papier tourne constamment, sous l'action d'un mouvement d'horlogerie, au contact de celte pointe qui inscrit ainsi sur sa surface la courbe des pressions. Ces dernières sont portées en ordonnées et les temps en abscisses.
Cet appareil est quelquefois muni, en outre, d'un cadran sur lequel on peut lire directement les pressions ; c'est le cas de celui ^aa nous représentons (fig. 4^S).