‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 2)Chapitre 30 sur 182 · MaiioinètreBoiirdon. — En 1849, Bourdon imagina · texte numérisé non relu

MaiioinètreBoiirdon. — En 1849, Bourdon imagina

un manomètre entièrement métallique basé sur leprincipe suivant :

Lorsqu'on soumet à une certaine pression intérieure un tube

méplat recourbé, ce dernier tend à se redresser et la déformation

est d'autant plus grande que la pression intérieure est plus forle.

L'appareil (fig. 4^2) consiste en un tube de cuivre aplati, enroulé enspîraleetdonl l'une des extrémités reste fixe et se trouve en communication avec la chaudière. L'autre extrémité reste libre de se déplacer et porte une aiguille qui se meut sur un cadran divisé.

Lorsqu'il sp produit une différence de pression entre l'intérieur et l'extérieur du tube enroulé, celui-ci se déforme et l'aiguille marche sur un cadran divisé qui porte une marque très apparente, indiquant la limite que la pression effective de la chaudière ne doit jamais dépasser. Sur l'appareil représenté, cette marque se trouve à la pression de 6'.

L'expérience ayant montré que les déplacements de l'aiguille sont sensiblement proportionnels aux pressions, on pourrait graduer les manomètres d'une manière analogue à celle usitée pour les thermomètres. Mais, chez les constructeurs soigneux, chaque échelle est divisée en comparant les déplacements de l'aiguille aux indications d'un manomètre à air libre.

Pour conserver l'exactitude des indications, on dispose le manomètre de façon & éviter réchauffement du tube ; à cet effet on remplit ce dernier d'un liquide qui, pour les appareils exposés au froid, doif être incongelable ; on recourbe le tuyau de communication avec la chaudière, de façon à former une poche dans laquelle s'accumule un petit volume d'eau, qui maintient le tube à l'abri de l'action de la chaleur. Certains manomètres sont construits pour mesurer des pressions pouvant s'élever jusqu'à 400 atmosphères et plus.

11 est utile de vériher, de temps en temps, à l'aide d'un appareil-étalon, les indications des manomètres métalliques. 11 arrive,

en effet, que le tube recourbé subit à la longue une déformation permanente qui peut fausser les indications de l'aiguille.

Pour faciliter la vérification, le règlement prescrit que chaque chaudière soit munie d'un ajutage terminé par une bride de o,o4 de diamètre, disposée pour recevoir le manomètre vérificateur. Cet ajutage est ordinairement établi sur un robinet placé au bas du manomètre.

782. M. Ë. Bourdon a apporté au manomètre métallique certaines modifications dans le but de faciliter le réglage k l'atelier. A cet effet (fig, 453), l'aiguille indicatrice au lieu d'être fisée directement à l'estrémité du tube enroulé, est mise en mouvement par l'intermédiaire d'une petite bielle dont la longueur se trouve déterminée lorsqu'on règle l'appareil.

Rg.i54.

793. Manomètre Oulchard. — Dans le manomètre Guichard (fig. 4^4) le mouvement de déformation du tube est communiqué à l'aiguille par une pièce rigide fixée à l'extrémité du tube. Cette pièce porte à sa partie inférieure une petite tige rivée servant d'ase à un coulisseau qui est engagé dans une mortaise ectangulaire pratiquée dans l'aiguille indicatrice.

784. Manomètre Desbordes. — Cet appareil, représenté figure 455, repose sur un principe différent du précédent. La pression de la vapeur agit sur un disque de caoutchouc C, formant joint et surmonté d'un piston P dont la tige appuie contre une lame d'acier fixée à ses extrémités aet b; ce ressort presse contre une came c commandant à l'aide d'un secteur S un pignonp sur l'axe duquel est fixée l'aiguille. Un ressort antagoniste R tend à ramener le secteur en arrière, lorsque la pression diminue. Ce manomètre a été abandonné à cause de la détérioration rapide du plateau de caoutchouc malgré la précaution qu'on Bvait prise de le protéger par un petit disque de cuivre D.

795. Manomètre Ducomet. — Gomme le précédent ce ma- Domëtrc utilise le mouvement d'un diaphragme qui, celte fois, est constitué par une lame de cuivre, recouverte de chaque cdté d'une feuille d'argent.

Le mouvement se transmet à l'aiguille par l'intermédiaire d'une bielle et d'un arbre coudé {fig. 4^6).

Lorsque la pression baisse, l'aiguille rétrograde sous l'aclîon d'une lame de ressort circulaire.

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