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ÉVAPORATION A EFFETS MULTIPLES

975. Quand on fait usage des appareils que nous avons décrits jusqu'ici, on perd dans l'atmosphère les vapeurs prove-

evaporàj

nant de révaporation et qui contiennent à l'état l quantité de chaleur considérable, •in bien on rejette 1 >smchii sortant du condenseur.

Déjà, pour récupérer une partie de celte chaleur, M. Dq et, après luiT Ucrosiic el Cail avaien! imaginé de faire pas vapeurs dans un condenseur formé de serpentins sur la suri desquels on faisait couler le liquide à traiter, qui subi un commencement de concentration.

Parfois les serpentins étaient placés dans une gauM tique, dans le but d'augmenter la vitesse de circulation de I et d'activer révaporation.

Ces appareils ne sont plus guère employés aujourd'hui el leur en préfère d'autres, dîls à effets multiples, analogi que nous avons décrits à propos de la distillation (pa suiv.). lisse composent essentiellement de plusieurs chau disposées les unes à la suite des autres, de manière ipie lesi peurs provenant de révaporation du liquide traité thns première soient ulilisées [tour chauffer et concentrer les mntiènfl placées dans la seconde, et ainsi de suite.

Les pressions vont en décroissant depuis la première chaudière jusqu'à la dernière, de telle sorte que, dans chacune d'elles ait un écart de température suffisant pour que les vap< venant de rime quelconque d'entre elles puissent suffire àproduire l'ébullition dans la suivante.

976. Appareil à triple effet. — L'application de ce principe se trouve réalisée en grand dans l'appareil d'évaporation,dit à triple e//Wt employé dans les sucreries pour concentrer, ap épuration par lacarbonation, lesjus sucrés extraits de la better

Cet appareil est généralement composé de trois chaudiè dans lesquelles passe successivement le liquide à concentre où il se trouve soumis à des températures variables d'une ch dière à la suivante et décroissant à mesure que le degré centralion est plus élevé.

Cet appareil présente un grand intérêt au point de vue industriel, car, en outre de l'économie de combustible qu'il permet <U réaliser» révaporation s'etTcctuant à basse pression et par

ftV&POftATlOM h EFFETS MULTIPLES.

rature peu élevée, le jus sucré ne salière pas sous

<!«♦ la chaleur,

allons donner la description de l'appareil à triple effet

par la Société des anciens établissements Cail et à l'Exposition Universelle de 188g. C'est le type d'appaapMiation le plus réceut construit dans ces usines. ireil s.* compose de trois chaudières ou caisses cylin- ABC, recevant le jus à évaporer et disposées pour que urs provenant de l'une des chaudières servant à évapoaide Contenu dans la caisse suivante, le chaudière se compose d'une calandre verticale, pourlêU plaques horizontales en cuivre percées d'orilk'cs nneli viennent se fixer les tubes sa laiton qui composent au tubulaire. On obtient ainsi autour des tubes du fais- )ulaire une chambre isolée dans laquelle 00 fait arriver i destinée an chauffage du liquide à évaporera id inférieur des chaudière* est formé par un couvercle rit une chambre libre sousle faisceau tubulaire. Le • paiement bombé et porte «n son milieu un lAroté destiné à retenir le liquide qui déborde ou qui est I par les vapeurs sortant de l'appareil* tara du liquide dans tes caisses du triple effet est ordint maintenu à <>'". ao au-dessus du faisceau tabulaire. •mure caisse est chauffée par tl«* la vapeur a faible prèsil la température atteint rarement 1 10 degrés. Cette va- ► v faut de l'échappement des machines de l'usine ou des serpentins servant à chauffer les bacs à carbonaler ît à chantier les sirops. Lorsque la quantité de vapeur est insuffisante, on emprunte de la vapeur vierge ératenrs de rétablissement.

faciliter la transmission de la chaleur et activer I eva- . on maintient dans les chaudières du triple «Met un vide liant en augmentant de la première ùla troisième caisse, dans la première caisse chauffée avec la vapeur d'éehap- >n maintient nue pression de o^.tia àuMij de mercure,

ant pour les jus à une température d'ébullition de 9$'

EVAPOEUTION.

-I g6°. A l'air libre, le jus sucré dilué dessuercri*

lition h iooa environ; comme la température de la np

souvent voisine de io6â; on voil que l'écart <l>> tempértla le fluide chaulTant elle liquide chauffé, au lieu detreseï de 6°, se trouve porté à 120.

Les vapeurs qui se dégagent de la caiss» A traversent de sûreté 1 et passent par le tuyau D pour se rei cliambre qui entoure le faisceau tabulaire de la cai^ sont employées au chauffage du jus sucré que renferme

La pression dans la chaudière B est souvent réduil mercure, et la vapeur produit»/ par l'ébullition est ai pérature de 8o°. L'écart de température entre les den: est de r j .

Cette nouvelle vapeur se rend dans la chamln faisceau de tubes de la troisième caisse C par 1 après avoir traversé le vase de sûreté delà chaudière

La pression maintenue dans la caisse C n'est en g< de ûm,n à om, i5 de mercure et la vapeur sréchapp€ cl tio*\ L'écart de température entre la deuxième et la In eusse est donc environ de »5*.

On voit d'après ce qui préct*dr que la température à se fait Févaporation du jus diminue en passant d'une fli l'autre, c'est-à-dire à mesure que s'effectue la concentra Cet abaissement progressif de la température, favorable transmission de la chaleur, permet d'éviter raUéralti m H sucrés soumis à Tévaporatiou,

La vapeur formée dans la caisse C traverse le vase de cette dernière et se rend directement au condense dant, dans certains cas, on la fait passer dans un réchauffa condem^ttr à surface destiné, comme nous le verrons plus à commencer le chauffage des jus avant la premier* natation.

La circulation du jus sucré à concentrer se fait dans sens que la circulation de la vapeur. Le jus provenant pient d'alimentation s'écoule par le tuyau qui aboutit au r< a placé en contre-haut du faisceau tabulaire de la

mr. Ci iiffe

plus

du

ÉVAPORATiON A EFFETS MULTIPLES. 383

Le jus introduit est soumis àl'évaporation, et lorsqu'il i 8* B. , on le fait passer dans la deuxième chaudière, où il entré à i3°ou «5° B.; on l'envoie ensuite dans la troisième, Tamène à 18* ou ao° B.

tuvaux de communication entre les chaudières vont en entant de section à mesure que le jus est plus épais.

la mise en train, on commence par mettre en marche la à air et on alimente d'eau le condenseur; lorsque le vide wt pour permettre d'aspirer lej us à évaporer, on remplit >is chaudières jusqu'à oB,ao au-dessus du faisceau de tubes, river la vapeur dans la chambre de la première caisse. liquide entre eu ébullition, sa vapeur va chauffer la m sse et le régime s'établit ainsi progressivement. Lorstjus sont arrivés au degré de concentration voulu (ce que >nstate par une épreuve à l'aréomètre), on fait évacuer une ! du sirop de la troisième chaudière et on le remplace par du dans la seconde. Celle-ci est alimentée par la première, iquelle on introduit à nouveau du jus k concentrer. sirop sortant de la troisième caisse du triple effet est reçu un monte-jus ou repris par une pompe spéciale. On Venions une bâche munie d'un serpentin où on le réchauffe | de le faire passer dans les fdtres à noir et de l'envoyer à la iîëre à cuire.

lu provenant de la condensation des vapeurs dans la prechaudière fait retour à la kVche d'alimentation; celle des autres est aspirée par la pompe à air ou par une pompe le. Il s'ensuit qu'il est de la plus grande importance d evinit entraînement de jus sucré, puisque ce dernier serait Aussi a-t-on établi sur chaque chaudière le vase de ilont nous avons parlé et qui n'est, en réalité, qu'un sépaeur de vapeur et d'eau entraînée. Autrefois ces vases de sûreté ient généralement placés k vMé des chaudières; ils sont auinl hui établis directement au-dessus il, s caisses des nouveaux pareils. Cette disposition a permis de réduire remplacement :apé par l'ensemble du triple effet et de laisser rentrer direcîent dans les chaudières le sirop entraîné parla vapeur.

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