‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 103 sur 232 · ÊVAP0RAT10S A LA TEMPÉRATURE DE L'ÉBULLITION · texte numérisé non relu

ÊVAP0RAT10S A LA TEMPÉRATURE DE L'ÉBULLITION

constitue la surface de chauffe nécessaire au service d pareil.

On peut se servir de ia vapeur d'échappement des au début de 1 opération, c'est-à-dire pendant la conce du sirop et la première partie de la cuite. Mais» lorsque masse est pâteuses on chauffe avec de la vapeur en press

L'eau fournie par la condensation de la vapeur prise aux générateurs qui fonctionnent à la pression de 5 à 6 kilogr., peut parfois conserver pendant l'opération une température supérieure à ioo\ Sortant à l'air libre» cette eau abandonne instantanément l'excès de chaleur qu'elle renfermait et forme de la vapeur qui se dégage et se trouve ainsi perdue. On a cherché à réaliser une certaine économie de combustible en reprenant dans le serpentin , à la pression où elle se trouve et à mesure de sa formation, l'eau provenant de k condensation. Cette opération se fait au moyen d'une pompe qui reçoit directement le liquide en chargé et le refoule dans les générateurs.

Nous allons maintenant indiquer la manière d'effectuer une opération avec r appareil à cuire. On commence par mettre en service la pompe t\ air et on ouvre le robinet d'injection d'eau froide au condenseur. Lorsque le vide est produit, on fait arriver le sirop en quantité suffisante pour que, après la concentration, il recouvre encore le serpentin inférieur dans lequel on envoie la vapeur pour produire levaporation; au bout d'un certain temps, lorsque la concen-

EVAPORATION.

(ration est parvenue au degré voulu, 6n introduit du petites quantités à la fois.

Il se forme, dans toute la niasse en traitement, des lm cristaux presque imperceptibles. Aussitôt que ceux-ci nettement formés, on alimente avec précaution d'une manii continue. Si l'on introduisait trop de sirop à la fois, on rodât tirait les cristaux formés» mais en conduisant convenable mentalion, ceux-ci grossissent peu à peu, pendant que te mi du liquide monte graduellement dans la chaudièr» couvrir successivement les divers serpentins. On a le soie n'introduire la vapeur de chauffage que dans les serpentin! meigés, afin de ne pas exposer le liquide sucré projeté l'ébullition à subir une altération par suite de son contact a des surfaces elmuffantes dont la température sérail trop élevi

A la lin de L'opération, la masse cuite devenant de plus en pi pâteuse, on chauffe avec de la vapeur directe afin d'auf I1 écart «le température entre la surface chauffante et le pied chauffé. Quand la chaudière est suffisamment remplie, on fei l'arrivée de jus, puis on laisse la concentration s'achever et ai ver au degré convenable, c'est ce que Ton appelle serrer la

Aussitôt que l'ouvrier reconnaît que la masse cuite est à point, il ferme les robinets île vapeur et d'eau, fait arrêter pompe à air et rétablit la pression atmosphérique dans la chaudière. Il ouvre alors le tampon inférieur de l'appareil et lan cuite s'écoule. Quand la vidange est opérée, il referme le lampon et nettoie la chaudière au moyen d'une injection de va] qui dissout en partie et entraîne les cristaux de sucre adhél aux serpentins ainsi qu'aux parois de la chaudière. Aussi1 nettoyage effectué, on peut recommencer une nouvelle opération.

11 nous reste à décrire le condenseur servant à produit vide dans la chaudière à cuire.

use

Le condenseur se compose d'une colonne métallique cm (fig. 554) dont la partie supérieure est logée dans un réservée faisant office de vase de sûreté, destiné à arrêter les mousses et portions de sirop qui pourraient déborder pendant l'opération de la cuite.

LVIPÙHATION A EFFETS MULTIPLES, 381

Un niveau & tube de verre indique la hauteur du sirop dans le rase de sûreté et un robinet placé à la partie inférieure de la eume sert» après chaque cuite» lorsque la pression atmosphérique 1 rétablie dans la chaudière, à ttraire le sirop ainsi recueilli.

Le vase de sûreté est aujour- *hui disposé directement â la irtie supérieure de la chaudière cuire et la colonne se compose liquemenl d'un cylindre dans [ue-1 se fait l'injection deau destinée à produire la condensation vapeurs émises par le liquide railé dans la chaudière à cuire.

Dans la partie basse du cylincondenseur, quelle que soit disposition adoptée pour le asede sûreté, se trouve disposé tuyau percé d'un grand nombre de petits orifices par lesquels est projetée l'eau froide servant à la condensation. La vapeur à condenser arrive par une tubulure réservée à la partie supérieure du condenseur, tandis qu'une autre située à la base établit la communication avec la pompe à air qui aspire à la fois leau injectée et l'eau provenant de la condensation des vapeurs émises par le liquide traité dans Ja chaudière h cuire.

Fïg. Hf.

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