SÉCHAGE PAR PROCÉDÉS MÉCANIQUES
de mettre autant que possible le personnel de service à l'abri îs accidents.
Parfois même, lorsque l'essoreuse est isolée des autres malines de l'usine, on la pourvoit d'un petit moteur spécial qui lit corps avec le bâti de l'appareil.
La durée d'une opération ne dépasse guère trois à quatre milites et la vitesse de rotation est d'environ 1000 tours par limite.
Quelle que soit la vitesse imprimée à l'essoreuse, on ne «ut arriver à sécher complètement les tissus mouillés. Cepenant, l'essorage est une opération économique permettant L'extraire en quelques instants un certain poids d'eau qui n'a tas besoin d'être vaporisé. La dépense de chaleur correspond eulement au travail absorbé par le moteur.
Voici, d'après Rouget de Lisle, la quantité d'eau restant dans lifférents tissus après le séchage mécanique par chacun des rois procédés dont il vient d'être question.
Dans 100 kilogrammes de
Flanelle.
il reste les poids d'eau suivants
iilicot.
Soie.
Toile de lin.
après tordage, 2ook
— pressage, 100
— essorage, 60
Ces exemples montrent bien que les moyens mécaniques sont impuissants à donner un séchage complet.
Pour terminer l'opération, il faut avoir recours au séchage proprement dit pour lequel on dispose de quatre procédés différents, savoir :
Séchage à l'air libre ;
Séchage par courant d'air à la température ambiante ;
Séchage par courant d'air chauffé ;
Séchage par chauffage direct.
Nous allons examiner successivement ces différents systèmes.
SECHAGE.
SÉCHAGE A LAIIÎ LIBRE.
983. Ce procédé de séchage est très employé; pour le Im^, c*esl évidemment le moyen le plus répandu et le [«lus économique, quand un dispose de remplacement nécessaire. On se contente simplement d'étendre le linge sur des cordes ou des (iUdt fer galvanisé. Four que l'air se renouvelle facilement au enntaol des objets, il faut laisser entre les lignes d'ëtendage uu intervalle de o,4o à o,5n. L'opération est forcément très îrréguliére. elle dépend de la température, de L'état hygrométrique de l'air et de l'agitation de l'atmosphère. Quand il fait du vent et du soleil, kl x-ehage s'opère assez rapidement, mais, en hiver, il ne sVfleclue que très lentement et si le temps est très humide l'opération est presque interminable.
Lorsqu'on opère sur des corps pulvérulents, ou les étead eu couches minces sur des claies ou des toiles métalliques. Qa déplace les matières de temps en temps, afin de renouveler les surfaces exposées à l'air et activer le séchage de la masse.
S'il s'agit de corps réguliers comme les briques, les morceaux de tourbe, le bois débité, etc., on les dispose en rangée* superposées entre lesquelles l'air peut circuler avec facilité.
Quand les corps à sécher sont en fragments de forni< gulière, on les étend sur le sol ou sur des étagères, en couches assez minces, afin de permettre à l'air de circuler dans 1» vides qui existent entre les diverses parties.
Lorsque les produits à sécher sont en assez grande quantité. il peut devenir impossible de les enlever pour les mettre à l'abri, en cas de pluie; on est alors amené à couvrir l'espace sur lequel sont exposés les corps à sécher. Cet espace couvert reçoit le nom de séchoir.
Quand on veut sécher certaines matières, comme la col! qui craignent l'humidité, on peut clore le séchoir, sur toutes s faces, par des sortes de grandes jalousies que Ton ferme Ion