‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 116 sur 232 · in · texte numérisé non relu

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Q II,8o

3oo,s4

io3i,53

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oc

rature de l'air à la sortie du séchoir ;

élastique maxima de la vapeur d'eau à r° ;

5 — 0,696/, chaleur pour vaporiser à t° un kilogramme d'eau pris à cette

• température t ;

d'air nécessaire pour vaporiser 1 kilogr. d'eau à /°; ur à dépenser pour évaporer 1 kilogr. d'eau ; rature de l'air chaud affluent;

supposé absolument sec à son entrée dans le séchoir.

SÉCHAGE

En comparant les nombres correspondants du tableau, on que, dans L'hypothèse ou toute la chaleur est apportée par Yi

entrant dans le séchoir, pour que l'air puisse sortir sat température de fin0, par exemple, il faut que T=4ao°; si. au traire la moitié de la chaleur est fournie directement, la tei rature de l'air à son entrée descend à a4°°-

En admettant que l'air sorte à moitié saturé à cette même pérature de 6o°, la température T serait de 2200 dans le premi< cas et de 140% dans les second.

987. In séchoir doit satisfaire à certaines conditions gém dont dépend son fonctionnement et que nous allons résui avant de passer BU revue les différents systèmes emploi l'industrie.

Les parois doivent être construites en matières peu coudi triées de la chaleur et assez épaisses pour diminuer autant possible les pertes de chaleur par le refroidissement extérieur

Le nombre des ouvertures d'accès au séchoir doit êtri réduit que possible, quoique suffisant cependant pour perm d'effectuer rapidement le chargement cl l'enlèvement duits, dans l'intervalle des opérations. Mais, pendant la mai il faut avoir grand soin de ne laisser ouverts que les orifices vant a l'entrée et à la sortie de F air chaud.

L'air chaud employé pourra provenir directement d'un foyer toutes les fois que les matières en traitement ne risquenl d'être altérées par la fumée et les poussières entraînées, ce qui d'ailleurs est assez rare; le plus généralement cet air viendra de calorifères spéciaux où il aura été chauffé; ces calorifères l'objet d'une étude particulière dans l'un des chapitres suivai

Eu tous cas, il est important que l'air chaud arrive par la tie supérieure pour s'échapper par des ouvertures ménagi dans le sol ou près du sol quand il est refroidi et par coi plus dense. A ce moment, du reste, il doit être saturé le d'eau.

Si Ton prenait la disposition inverse, les gaz chauds lendraii à s'élever dès leur entrée pour gagner les orifices de sortie, pourrait s'établir un passage direct d'air entre les entrée!

SÉCHAGE PAR COUSANT D'AIR CHAUFFÉ. 117

s sorties du séchoir, et l'effet produit serait à peu près nul.

Quant au mouvement de l'air, il peut être aidé soit par un entilateur, soit par une cheminée. Dans ce dernier cas, on fait

mmuniquer les orifices d'évacuation du séchoir avec une gaine ans laquelle passe la cheminée du calorifère à air chaud,

Enfin, quand les matières à sécher ne doivent être soumises

'aune température déterminée, îl est utile de pourvoir les séïoirs de régulateurs de température,

988. Étendage. — On se sert parfois dans les filatures et tissages, pour l'étendage, d'une grande chambre de 5, io et me 20 mètres d'élévation, dans laquelle les pièces d'étoffe

*mt suspendues à des solives transversales, de manière que les \m occupent toute la hauteur de la chambre et présentent au tact de l'air le plus grand développement possible, À la partie inférieure de la chambre se trouve un calorifère fec des bouches d'air chaud disposées dans le plancher et des

nations sont réservées à la partie inférieure des murs. L'air chaud arrivant par les bouches du calorifère s'élève abord, il se refroidit en se chargeant d'humidité, redescend et échappe par les orifices des gaines d'évacuation. On obtient dans ces séchoirs une température croissant jus* fàtio* au maximum, et on vaporise de ik,5o à ak,5o d'eau au plus par kilogr. de houille, soit en moyenne a kilogr. environ. Od est obligé d'entrer dans la chambre de séchage pour changer les tissus, ce qui est une cause de perte de chaleur importante.

989. Séchoir de Bouillon et Muller. — Dans cet appareil (fig. 558, 55g) qui est destiné spécialement au séchage du liage , le chauffage de l'air est produit par un calorifère placé la-dessous de la chambre de séchage S. Cette chambre a des dimensions très restreintes : 3 mètres de longueur, ira,5o de largeur environ et im,8o de hauteur.

Les gaz de la combustion, à leur sortie du foyer F, circulent Uns une série de tuyaux horizontaux AB, en tôle, disposés en erpentin sous le plancher du séchoir, puis gagnent par un onduit extérieur T la cheminée de tirage R. Tous les tuyaux

Ser. II. — 27

SECHAGE.

composant le serpentin sont pourvus de tampons dispu» façon à rendre le nettoyage aussi facile que possible.

L'air pris à l'extérieur et destiné au séchage est uneoj un conduit souterrain C débouchant à la base et à Tan foyer F. Cet air s'échauffe au contact des parois de < de celles du serpentin parcouru par la fumée, Il pénètre eos

Fig. ,^8-5:19.

dans la chambre de séchage par des ori lices aménagés dans I plancher.

L'air chauffé monte directement jusqu'au plafond de la chambre et redescend à mesure qu'il se refroidiL et se charge d'il midi té. M s'échappe enfin par des ouvertures latérales bb tiquées dans les murs près du sol el remonte dans des verticales cç\ dd\ disposées dans les parois du séchoir el ah lissant dans un collecteur général D, L'air évacué se reu<i à la cheminée d'appel E qui entoure le conduit de fumée,

Plusieurs appareils dr ce iienre peuvenl élre réunis en I1.1H

SÉCHAGE PAR COURANT D'AIR CIP

«I, clans ce cas, un seul calorifère peut servir au chauffage I air de plusieurs etuves.

#e litige à sécher est étendu sur îles tubes ayant mette longue le séchoir (3 mètres); ces tubes sont enlilés euxsur des tringles fixées à la paroi du fond de la chambre rhage et se prolongeant extérieurement d'une longueur • ■Ile du séchoir. De cette façon, pour enlever le linge ci faire ensuite I etendage, il suffit d'attirer chaque tube à tférieur. de le débarrasser des objets séchés et de le réintrore dans la chambre lorsqu'il est chargé d'objets mouillés. Pour éviter qu'il ne se produise des rentrées d'air froid corisi-

I- pendant ces manœuvres, la paroi du séchoir est garnie j série de portes étroites correspondant à chaque tringle* avre l'une des portes au moment opportun et on la referme tôt. On évite ainsi un refroidissement excessif dans le

SÉCHAGE MÉTHODIQt i:

>. Dans les dernières périodes du séchage, l'air ne sort plus luré des appareils el il y a, de ce fait, une assez grande perte

Knr. Pour supprimer cet inconvénient, on a cherché à l'opération méthodique* des premières dispositions imaginées a été appliquée au chage des tissus et consiste à établir k la partie basse de la ambre du séchoir deux bouches percées sur les faces opposées. lacune d'elles peut, par la manoeuvre d'un registre, servir soit introduire l'air chaud, soit i\ évacuer l'air refroidi et humide. Les tissus étant disposés dans le séchoir, on fait arriver l'air laud d'abord par la bouche de droite, et l'évacuation se fait par k bouche de gauche. Au bout d'un certain temps, lorsque la mu rsi produite dans la parti*- de droite, on retire les liés et on les remplace par des tissus mouillés; on lit arriver l'air chaud par la bouche de gauche et on évacua fcar celle de droite.

Lorsque le séchage dis objets placés àgauche est effectué, on ttiang us de circulation de l'air, etc. Il faut avoir soin de

SÉCHAGE

toujours faire armer l'air chaud «lu rôle OÙ l'opération e&h le point d'être tenaillée.

On peut évaporer de i a a kilégr. d'eau par kilogr. de w Irustible brûle dans le foyer.

991. Séchoir Féclet. — L'appareil (Kg 5Ôo A*' deux chambres égales À et B munies chacune d'un tuyau i

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tôle débouchant près du plafond et servant alternativement l'introduction de l'air chaud. Entre ces deux capacités &etWW] un conduit vertical muni, en haut et en bas, d'ouvertures pourvues de registres a, a\ h, b\ qui permettent d'établir d munications appropriées entre les chambres; enfin pri se trouvent des orifices d'évacuation GC, C'C\

Four faire une opération, on fait un chargement de ni humides dans lus deux chambres. On laisse ensuite arriver chaud dans lune d'elles, À, par exemple; on ferme les ouvertures a, b' et C, on ouvre a', h et C L'air chaud émis à la pari haute de la chambre A, descend en se refroidissant, fraiuliit l'ouverture a et s'élève dans le conduit central. 11 arrive au plafond de la chambre B et redescend en achevant de se refroidir et de se charger de vapeur d'eau. Il s'échappe enlin par lec fiées C C pour se rendre à la cheminée d'appel.

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