‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 124 sur 232 · CHAUFFAGE PAR MÉLANGE · texte numérisé non relu

CHAUFFAGE PAR MÉLANGE

1023. Le chauffage de Pair par mélange avec les gaz de la combustion, quand il peut être pratiqué, est le mode le plus simple qu'on puisse employer. Il permet à la fois une grande amplification dans les appareils et une bonne utilisation du combustible.

C'est ainsi que, pour le chauffage de l'air dans les cheminées ^ appel servant à la ventilation des mines ou des lieux habités, On peut, sans inconvénient, mélanger l'air vicié avec les gaz

Ssn. 11. — 30*

chauds issus d'un foyer, le loul se trouvant ensuite rej<

directement dans l'atmosphère.

Pour obtenir ce mélange, <>n dispose fréquemment finstal lion Je la manière suivante blît à la base même de la chemii d'appel (fig. 58g) un foyer donl lu

laisse autour d'elle un grand inlci libre.

Une fraction de l'air vicié ap| est employée à brûler le cooibuMibl déposé sur la grille, mais la plusgrasi partie du Duide passe i\ vide autour de la grille et se nn.lanj au-dessus du foyer avec les gaz chus de la combustion.

La température du mélange êÊ/i du poids dr combustible brïilo rapport à la quantité d'air qui dans la cheminée.

Le poids de combustible à fatt pour élever d'un certain nombre degrés la température de l'airpeut se calculer facilement.

Soient : s la surface de la grille, p \\* poids de comln brûlé pur mètre carré et N sa puissance calorifique; soient, d<* même: A le poids d'air appelé par kilogramme de cornhuslibk. <; la chaleur spécifique des ga2 après la combustion el 0 leur température initiale; après le mélange, la température i on a, en désignant par m la fraction utiliser de coin lui

Fi,-. ;.k.j.

d'où Ion lire

(A-hijC

Dans ce mode de chauffage immédiat, il y a très peu de chaleur perdue.

CHAUFFAGE DES GAZ. 479

La perte résulte presque uniquement d'une combustion incomplète et un peu de la transmission à travers les parois. De l'équation (i) on tire

mN

Si on prend 711 = 0,90, N — 8000, C = o,?4 et t — 0 = 20% on trouve

A-fi = i5oo kilogr.

c'est-à-dire que, dans ces conditions, un kilogramme de houille peut appeler environ i5oo kilogrammes ou 1 i5.f mètres cubes d'air.

On peut compter ordinairement sur un appel de 1 000 mètres cubes par kilogramme de houille brûlé. On voit donc que Temploi de ce mode d'appel est assez coûteux.

CHAUFFAGE PAR CONVECT10N.

1024. Le chauffage des gaz, par leur mélange avec les produits de la combustion d'un foyer, ne peut être réalisé que dans des cas exceptionnels. Le plus souvent, on est obligé de maintenir les deux fluides séparés, et le chauffage s'opère comme suit: On fait circuler dans des appareils spéciaux les gaz chauds ou, en général, un fluide chaud au contact de corps solides (treillis métalliques, briques, etc.), présentant un très grand développement de surfaces; puis, quand ces corps solides sont portés à une température suffisante, on cesse de faire arriver le fluide chaud et, par le chemin inverse, on fait passer au contact des solides chauffés le fluide dont on veut élever la température. On échauffe ainsi et on refroidit successivement, par convection alternative, un ensemble de corps qui servent d'intermédiaires pour transmettre la chaleur d'un fluide à un autre. Ces appareils sont employés, en général, à utiliser des chaleurs perdues et sont désignés dans l'industrie sous le nom àî accumulateurs.

Ce procédé n'es! pas non plus toujours applicablef ci vent le chauffage l'opère par transmission à bravera dr< ■ iiic-lullifjiu'^ «m céramiques. Les appareils employai pronn iium de récupérateurs eu de calorifères. Les re*cuj ri les accumulateurs sont réservés aux applications inJntrielles* Les calorifères servent principalement a élever la Ion poralure «le l'air destiné à chauffer les locaux babil nous occuperons île ces derniers appareils que plus tard, dan* 1rs chapitres relatifs au chauffage *les édifices,

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