‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 153 sur 232 · II. — H · texte numérisé non relu

II. — H

REFROIDISSEMENT

la transmission de chaleur et éviter la fusion trop rapid

glace emmagasinée*

Lia fond de la citerne est également conique el es son se trouve une grille placée au-dessus d'un puisant dam descend l'eau provenant de la fusion de la gla< absorbée directement, si le terrain est perméable, au bifl

Fig. 6$&

s'écoule par des tuyaux en pente qui L'amènent à l'air libr lorsque la glacière esl établie sur le liane d'un coteau.

L'entrée de la glacière doit toujours être placée au n doit comprendre deux portes, séparées par un certain iûilf» valle formant sas, el ayant pour but d'empêcher te cation directe entre l'intérieur et l'atmosphère,

11 est facile de comprendre que les glacières de g dimensions sont plus avantageuses qih* les petites, puis pour des corps semblables, le> volumes croissent plue rapide

nent que les surfaces et que le réchauffement reste proportionnel à la surface des parois.

Lorsqu'on emmagasine de la glace, certaines précautions doivent être prises. On dispose d'abord de la paille contre les parois de la glacière, on place ensuite les blocs de glace en évitant de laisser des vides. Souvent même on brise les blocs et on arrose la glace avec de l'eau froide afin d'obtenir une masse compacte. On voit donc d'après cela qu'on ne doit charger les glacières que par un temps froid et sec.

Quand la glacière est remplie, on recouvre la masse de fçlace d'une couche de paille sur laquelle on met du bois ou *des pierres.

Pour les glacières de moindre importance, lorsqu'il est difficile de fouiller le sol, on peut établir toute la construction ou "*uie portion seulement au-dessus du niveau du sol. On la recouvre ensuite d'un monticule de terre qui enveloppe toute la maçonnerie.

On opère encore ainsi quand le niveau de la couche d'eau du terrain est voisine de la surface du sol. On est alors obligé de «disposer la glacière en contre-haut, car il est nécessaire que l'eau provenant de la fusion de la glace puisse toujours s'écouler à mesure de sa formation.

On donne encore le nom de glacières à des appareils domestiques dans lesquels on conserve la glace que Ton consomme jendant la journée. Ce sont des caisses en bois, dans la construction desquelles on prend toutes les précautions usuelles pour se mettre à l'abri du réchauffement. Ces glacières ont de doubles parois entre lesquelles sont placées des couvertures de laine, des édredons ou d'autres matières peu conductrices de la chaleur telles que la paille hachée, la sciure de bois, etc.

Autrefois on transportait, par navire, de la glace d'Amérique à Calcutta. La durée du transport était à cette époque d'environ cinq à six mois. L'emploi des machines frigorifiques, permettant de fabriquer la glace sur place, a fait disparaître cette industrie.

REFROIDISSES

1 169. Refroidissement de l'air à basse température — Une application importante des machines à pr froid est le refroidissement de I air des caves de bits* *>u des chambres servant h conserver la viande, etc.

Nous avons déjà dit qu'à boni des navires on em en général l'air froid détendu «les machines frigorifiqn cpût bien que et iù toux, est d'une grande simplicité où l'on dispose facilement des agents chimique aux diverses machines à froid, oo cherche à produire l'air plus économiquement; on y arrive de plusieui opérant d'une manière indirecte. On peut faire passeï une couche de liquide incongelable à basse température qu'on envoie dans Içe salies h refroidir, mais ce proo L'inconvénient d'user par entraînement une quantité lulion saline assez importante; aussi préfère-t-on, Laisser lair se refroidir au contact des tubes dans Lesqueh eule la dissolution froide et qui sont alors habituelle!! > au plafond. L'air de celte parlie de la salle augmente de d< en se refroidissant et descend vôîi le sol, tandis que l'air i réchaud e monte vers le plafond où il se refroidit à 900 et redescend ensuite» Il se produit une circulation continue qui favorise le refroidissement du local.

M. Lavergne emploie des tuyaux ïi ailettes, semblables h qu'on utilise pour le chauffage, et dans lesquels circule le ammoniac détendu d'une machine frigorifique,

1170» Chaque fois que l'on produit le refroidil'air par sa circulation au contact de tubes froids, il est saîre de débarrasser la surface dûs tubes du givre qui la reeoi vre peu à peu et entrave rapidement la transmission du frai M. Fixary opère ce dégivrement méthodiquement au nn< d'un dispositif ingénieux qui fonctionnait à l'Exposition universelle de 1889, où on l'employait à la conservation de la viande. Voici le principe de cet appareil représenté figure

Deux serpentins A et B, parallèles entre <*nx, sont renferme* dans deux chambres voisine- Dans la première phase d\ine opération, l'air à rei

PRODUCTION l>L' FROIh ET HE LA GLACE.

IH

d'abord sur le serpentin I! inactif, puis «UT le serpentin A îi renfcnne Self] le gaz ammoniac détendu. Lorsque A est ^couvert de givre, on manœuvre les robinets de manièn

i I ai union ia*|ue dans H seul et on renverse la circula-

>n de l'air affinent. Ce gaz commence alors à se refroidir

fondant la glace déposer sur A et fera de fusion s'écoule

>rs de 1'âppareH; [mis. l'air se sèche ^m le second serpentin

abandonnant a létal de givre la vapeur dVau qu il contient

core.

Lorsque le serpentin B e>l * -«m vert de givre l\ son tour, on d\ faire passer l'ammoniaque qu'on envoie alors dans À;

Fig. f>5;.

même lenips, un fait d'abord passer l'ail1 à refroidir ;m tttael des tubes du serpentin II, puis on l'envoie sur le serpnttn A, et ainsi de suite.

En pratique, on ajoute deux autres serpentins (fig, <>5; çne jn dispose au-dessous des deux premiers. Ils achèvent de rfroidir l'air et en même temps servent de témoins, Si t'opëttion est bien menée, leurs tubes ne doivent pas se recouvrirglace. Ce réfrigérant a reçu d'importantes applications en ice et en Allemagne.

1171. Conservation de la viande. — La conservation de viande présente une importance toute particulière, princi* îlemenl dans les grandes villes: dans ces dernières, en effet, Ml parfois forcé, surtout pendant les chaleurs de Tété, de Dnserver dans les abattoirs, pendant plusieurs jours et même

REFROIDISSEMENT

quelquefois pendant plusieurs semaines, du bétail vivant: i réatfserail évidemment une grande économie en tuant dès l«k arrivée les animaux destinés à la boucherie.

Dans ces dernières années, on a cherché a apporter en Eon de la viande fraîche venant de l'Amérique du Su obligé de transporter te fourrage nécessaire pour la nourrilu ■in hêtail pendant la traversée. Le moyen employé consiste!

conserver la viande abattue dans un milieu maintenu à ui

température voisine de tf -

Ou peut y arriver à l'aide des machines à froid qui avons décrites, soit en insufflant dans les chambi sèrvatiuii de l'air refroidi, soit en y disposant «les tuyatU courus par une dissolution froide; nous avons indiqué eesi procédés liai, iieo

Dans les installations de moindre importance et qu séjour de ta viande dans les garde-manger ne doit pas prolonger* on se sert de glace. On place tes mati server dans une caisse entourée de toutes parts d'une « 'miche i glace renfermée elle-même dans une enceinte i parois isoWi si percée a sa base d'un orifice pour l'écoulement de l'eut

tu>ion.

Gel appareil peut cire placé dans une citerne ê

contrebas du sol ; on épuise alors l'eau de fusion m ntfty

d'une petite pompe à main.

Des dispositions analogues oui été adoptées dans les w qui servent au transport de la bière.

MM. Rouart frères proposent pour le transport des une disposition basée sur le même principe, mais pennettaii

conserver pendant un temps aases long la viand :.

Leur appareil se compose de deux caisses en tùle placées lus dans l'autre, laissant cuire leurs parois et sur toutes le* h un vide rempli d'une dissolution incongelable dans laqui placés des serpentins que Ton peut mettre en communication avec une machine à produire le froid. La température il dissolution peut être ainsi abaissée jusqu'à — »>\ par exempte, et, si l'appareil est Lieu iustalle.il suffit de faire fonctionni

chine frigorifique une fois ou deux par mois, pour que la îpérature reste assez basse dans la caisse intérieure. V'il s'agit du transport par mer, on peut, avec cet appareil, ter l'installation d'une machine frigorifique, à bord des naes, mais on doit avoir sur le trajet un ou deux ports de ai pourvus d'installations frigorifiques.

*fM. Rouart ont môme étendu ce principe en transformant ^ale entière du navire en chambre froide ; contre les parois bateau se trouve un premier revêtement en bois, puis une mche de matière isolante, ensuite un second revêtement en s, et enfin les deux cloisons métalliques comprenant entre ?s la dissolution saline. Un modèle de ce dispositif figurait à ^position du Ministère de la Guerre en 1889

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