‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 152 sur 232 · Machines à affinité. — Les machines à évapora · texte numérisé non relu

Machines à affinité. — Les machines à évapora

dont nous venons de nous occuper reposent toutes sur principe de Leslie. M. Carré a étudié un système d'appareils

; ammoniaque dans lesquels il applique le principe de Farada\ . M appareils sont désignés smis le nom de machines à tnité; ils ont été perfectionné^ par MM. Mignon et Itouart en ont rendu l'emploi plus commode.

dlons décrire L'appareil construit par M51, Itouarl frère-.

jui était en service à l'Exposition universelle de 1889, Il

ni (fig. (»54 une chaudière verticale A, on réfrigérant

liquéfacteur 1$. un robinet régleur G, un Congélateur II. un à absorption E et divers autres organes accessoire diverses phases de l'opération sont les suivant»- ; r Dans la chaudière, vaporisation de l'ammoniaque à i3of

la pression de 8 à 10 atmosphères; a* Dans le réfrigérant, refroidissement et condensation de ammoniaque sous la pression de 8 ou 10 atmosphères,

HEFROIDISSKMENT.

3° Dans te congélateur, vaporisation de l'ammoi abaissement de température et de pression iri C- d mosphère).

La solution concentrée d'ammoniaque eal amen tuyau a au sommet de la chaudière verticale A mui indicateur de niveau, d'un manomètre (non figuré et d pape de sûreté. Les vapeurs qui se dégagent par la peuvent ne pas elre perdues. Pour les recueillir, on • la soupape et on les envoie dans un vase contenant de l'eau placé dans le voisinage de la chaudière»

Le chaulTage s'effectue suit à feu nu, soil par un ser de vapeur (fig. 654 ■ ta liquide ne remplit que la moiti rieure de la chaudière. La partie supérieure est garnie tl'ira* série de plateaux analogues h ceux dos colonnes l'dres; la dissolution ammoniacale refoulée | >-• ^ a coule teau en plateau, alternativement au centre et à la circonférence, en s'échauffant au contact des vapeurs qui du liquide chaud et qui deviennent de plus en plus riches à mesure quelles s'élèvent, puisque, dans le trajet du liquidr. U plus grande partie de l'ammoniaque se dégage La pression dans la chaudière <•-( voisine de io kilogr

Le ga/ Réchappe par une tubulure disposée au somm chaudière et gagne le réfrigérant B. tandis que la appauvrie et, par suite, plus dense, s'écoule au contraire partie inférieure par le tuyau f% puis* en vertu Je la près règne dans la chaudière, se rend au régénérateur <>u mie réchangeur de température F dont il sera parlé plus loin

Le réfrigérant B dans lequel arrivent les vapeurs >ortant la chaudière est constitué par une hache cylindrique mant un serpentin que l'ammoniaque parcourt en de- Une circulation d'eau froide s'effectue de bas eu haut dan \\\K\'\w v\ produit un refroidissement, suffisant pour liquéfier vapeurs sous la pression existant dans le serpentin.

L'ammoniaque liquide gagne alors un petit réservoir C résistant et pourvu d'un indicateur de niveau qui p s'assurer du fonctionnement régulier «le l'opération. Du ré

PRODUCTION DlT FROID ET DE U GLACE.

lEFROJDISSEMENT.

voir C, l'ammoniaque liquide se rend par le tuyau bri\ robinet de réglage c an serpentin iVigorifcre dans leque vaporisera en produisant le froid. Suivant le bul è atteti serpentin est enfermé dans une chambre où circule delwrl refroidir, ou bien il se trouve immergé B| lans un'

rempli d'une dissolution de chlorai ilciura «|ui l

muiileaux à glace. La température du bain incongelable

ètW maintenu*' à — 1J°«0] — An0 C.

Pour que l'ammoniaque si» volatilise d'une manière contiu dans les spires du serpentin du congélateur en produi froid, il faut absorber les vapeurs à mesure de leur formata et, pour que le cycle soit fermé, il faut Etire rentrer chaudière une dissolution ammoniacale identique à celle" l'y trouvait primitivement; o'esl là le but de ci partie de l'opération.

Au sorti]' du frigorifère D. le gag se rend par le tuyau i( vase absorbant E dans lequel il rencontre le liquide pau\ refroidi venant de la chaudière; le phénomène de la dissoluti est accompagne d'un grand dégagement dt* chaleur qui ne 1 deraît pas à supposer à L'absorption de nouvelles vapeurs d*s nioniarjue, aussi est-il nécessaire de refroidir eonstarume A cet effet, le vase absorbant E est traversé par un tabulaire à l'intérieur duquel de l'eau froide en quantité à santé circule de bas en haut. L'ammoniaque est absorbée» une pression de i atmosphère i\ i "». Le liquide i refoulé sous une pression de 10 kilogr* par la pompe H ; il pa dans lr tuyau h el se dirige vers la chaud i'

Cependant, il ne se rend pas directement dans cclle-ei. il verse d'abord L'échangeur de température F où il commeati se réchauffer, ce qui n'a plus d'inconvénient. puis vapeurs d'ammoniaque qui pourraient dans la chaudière A. Dans réchangeur F, la eilaleur il lée par la solution pauvre qui sort de la chaudière V gagner le vase absorbant E ; le liquide pauvre paitouii descendant un serpentin baigné par la solution courent d'ammoniaque qui s'élève dans l'appareil l

LCTtON DU FHOID ET DE LA

tnt de rentrer dans la chaudière À où elle arrive par le n a qui débouche à bot immigrot Cet rtrhiwgr de chaleur -f-in» 'i de réduire la consommation d'eau froide dans le vase lorbant et la dépense de chaleur dans la chaudière. Il en mile une double économie et un [lerfeçtiunnement imporce grnre d<" marhim s. L'appareil e>t pourvu de deux

tnomètres M M' qui indiquent respectivement le presakun dans

perpentin liquéfacteur et dans Le vase d'absorption.

Dans les machines à aftinité, il faut éviter avec le plus grand

>m les entraînements d'eau qui, non seulement augmentent

i îfilement la quantité de chaleur à fournir I la chaudière^

Ift encore diminuent la puissance frigorifique de l'ammoniaque 1 ns !«■ congélateur.

me il faut absorber deux fois la chaleur latente de vaposulion de L'ammoniaque, une luis dans le condenseur et une

is dans h- vase d'absorption, la quantité d'eau à dépenser m machines est environ le double de celle exigée parles lac h i nés a compression.

Lv rendement des machines à affinité peut atteindre de 23 à okilogr. déglace par kilogr, de C barbon brûlé dans la chau-

APPUCAT10NS.

1167. Fabrication de la glace transparente — La

artificielle obtenue avec les machines à froid est, en l

L opaque. Lorsqu'on vent avoir de la glace transparente*

faut débarrasser l'eau à congeler de l'air qu'elle tient en dis-

>lution, On arrive à ce résultai en agitant Iran pendant la

ingélation (ne*), ou en lui faisant subir soit une distilla-

* une ébullition préalable, ou encore <in utilisant Les

de condensation «bi> machines a vapeur, Généralement,

prend les aaui de condensation de la machine quiaetiiMM

pesape de compression de l'appareil frigorilique. C'est ce

qui est appliqué dans la machine Fixary, représentée

re 655.

REFROIDISSEMENT

La vapeur d'échappémenl de la machine i tuyau i au récipient (i où elle ire de l'huile en!

Cette Séparation s'effectue par action mécanique, en fais passer la vapeur à travers une série de tôles ra] percées d'Ura grand nombre de petits orifices. Eb séparateur, la vapeur est condensée en J par uni' iaj«twl directe d'eau froide qui vient compléter dans la mesure von li quantité de liquide nécessaire à la fabrication de I Kn effet, le travail fourni par i kilogr, de vapeur «l dans la machine à vapeur permel d'obtenir un poids de glace i

Fi'\ 655

supérieur à i kilogr. Il est donc nécessaire d'ajouter l« manque.

[/eau ainsi injectée vient d'un réservoir supérieur 11 W

elle se rend par le tuyau <a au liltre l avant de passer condenseur J ; l'élévation de température qu'elle égm

condensant la vapeur, la débarrasse dune quantité d'air a

saute pour que la glace, obtenue avec le liquide résultant Jd mélange de vapeur condensée et d'eau injecl transparente. Le liquide sortant du condenseur J couin. a se refroidir dans le réfrigérant tubulaire K où il tomicascade sur des plans inclinés disposés en hélice, t qu'à l'intérieur des tubes circule en montant l'eau qui pro-

CRohl'CTlON [il1 FItolh ET IH! La <>LàCE.

du condenseur à ammoniaque C ai qui est refoulée par

pmpe centrifuge P. Le refroidissement s'achève dans le

■•nie réfrigérant L dont les tubes BOAt parcourus par de

\ni vient du réservoir H et sa rend au condenseur 6. Ge

rranl L est pourvu à sa partie supérieure d'un tuyau d'as*

ion d'air î et, à sa partie intérieure, d'un tuyau d'aspira-

l'eau |. reliés l'un à la pompe à air. l'autre a la pompe à

le la machine M; enfin, L'eau refroidie et privée d'air gai

lée parle tuyau 3 à 1 accumulateur O dans lequel elle est

usinée.

lorsqu'on introduit de l'eau dans 1rs moules à glace, on a i d'éviter l'absorption de l'air pendanl le remplissage, en f>aiiil descendre L'extrémité du tube d'alimentation jusqu'au « I du moub/ à remplir. De cette façon, on supprime la trop «■ agitation qui se produirait à la surface du liquide et on met ;i l'abri de l'entraînement d'air que provoque toujours filet d'eau tombant d'une certaine hauteur dans une masse uide.

Du peut encore obtenir de la glace transparente par la con- Lation lente de l'eau à une température voisine de o* ou en privant d'air par Faction du vide. Ces moyens sont peu iployés, "ii fabrique le plus souvent de la glace opaque ur les besoins industriels ou domestiquas. 1168. Conservation de la glace. — Lorsqu'on a besoin * glace pendant les chaleurs de l'été cl qu'on ne dispose pih appareils frigorifiques, on peut, dans les pays froids ou iem- Srés. conserver biplace qui se produit naturellement pendanl liver. Les locaux dans lesquels on emmagasine la glace data but portent le nom de glacier

i r fig. 656) est, en général, constituée par une

rie de citerne en forme de tronc «le cône dont les parois sont i maçonnerie épaisse recouverte intérieurement d'une chape l ciment. La glacière est fermée à sa partie supérieure ir une voûte en maçonnerie recouverte oV terre nu bien se rave pourvue d'une couverture en chaume très épaisse. I rerees dispositions sont prises pour réduire le plus possible

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