‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 157 sur 232 · O4OO0I7Û · texte numérisé non relu

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L'examen de ce tableau montré combien avec cubiques ordinaires (5 à iomS), il est nécessaire d'assi ventilation continue dans les locaux d'habitation.

1 183. État hygrométrique de Tair dans une ei habitée. — Pour que l'air d une enceinte habitée >« dans des conditions satisfaisantes, il est indisp l'état hygrométrique reste compris dans certaines L'exhalation de l'eau est, en eflel, un»' des fond

emportantes de la vie, et, pour qu'elle puisse s'accomplir normalement, il faut que l'air ne soit pas trop humide. Par contre, i l'air est trop sec, la respiration est gênée, la gorge se desfeche et les bronches s'irritent.

«c En été, dit Béclard, lorsque tout à coup, sous l'influence l'un orage, l'air devient très humide, bien que la température ne 'élève pas sensiblement, l'homme éprouve une sensation insupportable d'accablement et de chaleur due en très grande partie k la diminution des évaporations pulmonaires et cutanées. »

Ajoutons que, pour absorber la même quantité d'oxygène, on doit foire passer dans les poumons un volume d'autant plus ,grand que l'air est plus saturé et qu'il doit en résulter une certaine fatigue.

:, Les physiologistes ne sont pas d'accord sur la quantité de va- Ipeur d'eau que doit contenir l'air d'une enceinte habitée. K Dans l'atmosphère, l'état hygrométrique est très variable; ainsi à l'observatoire de Montsouris où l'on fait, pour chaque •Jaois, la moyenne de l'état hygrométrique, on a trouvé de 1872 i 4881 des résultats compris entre 43,9 et 89,2. f Cependant on peut dire qu'un mètre cube d'air atmosphérique contient en moyenne 4g%5 de vapeur d'eau pendant la saison froide et n*r,5 pendant les jours chauds.

Le poids y de vapeur d'eau que peut dissoudre un poids V d'air sec est donné par la formule i

(l) Soient : 7 le volume occupé par le mélange d'air et de vapeur à la pression H ; F la tension de saturation de la vapeur à la température t ; K l'état hygrométrique ; la tension de la vapeur d'eau dans le mélange est KF et, par conséquent, celle de l'air est H — KF. On aura, pour le poids de l'air sec contenu dans ce mélange :

d 1 H-KF 1

H i-hot' et pour les poids de vapeur :

r , KF I

d'où

a KF n

VENTILATION et CHAUFFAGE des lieux habites.

F étant la tension maxima correspondant à la températw

de l'air :

K l'état hygrométrique ;

II la pression de l'atmosphère.

Quand la température ne dépasse pas -Y, KF est toujowi négligeable à côté «le II et un a simplement :

7 = 0,622 — XP.

Soient ; Y un volume d'air pris à o° h la pression de , F la tension maxime de la vapeur d'eau à cet!*- tempi K l'état hygrométrique. Le poids d'air sec contenu dans le [unie Y est

P=Mtag3— g— V

ou, en négligeant KF.

d'où 7 = i,o58 X Kiv

Voyons quelle quantité de vapeur dissoudra un d'air sec, en passant de l'état hygrométrique K0 et de la te rai ure tit à l'étal hygrométrique Kf et à la température désigne par F^ et F{ les tensions maxima de la vapeur d'eau î températures tu ett|, on aura

1184, Déterminons, d'après cela, quel volume d'air n^u convient d'introduire dans un local pour absorber compléta la vapeur d'eau produite par les actes combinés de la respi et de la transpiration.

Examinons divers ras particuliers:

En été, la température est sensiblement la même à l'istér ■'I à L'extérieur l'\ = F0 et la vapeur d'eau en se dissolvai mine un accroissement du degré hygrométrique.

Soient :

Le volume d'air mesuré à o° nécessaire pour dissoudr

VEiNTILATlON. 667

ids ok,o6a de vapeur d'eau dégagé en moyenne par le corps main, est donné par la relation

Si l'état hygrométrique final était K0=o,7o, il faudrait V=46 «êtres cubes.

En hiver, la température intérieure est supérieure à celle de "atmosphère et la dissolution de la vapeur d'eau peut se faire suns que le degré hygrométrique change.

Supposons : £, = 15°, *0 = 5°, on a F,=:o,oi27,F0=o,oo65 ; pour que le degré hygrométrique reste le même à l'intérieur et k l'extérieur et égal à o,8o=K, =K0, il suffira que le volume V de l'air de ventilation soit tel que

0,062 = 1 ,o58 x 0,8(0,0 1 27 — o,oo65)V d'où

Ainsi, plus la température d'une enceinte est élevée par rapport à celle de l'atmosphère extérieure, moins il faut d'air pour dissoudre la vapeur d'eau produite à la fois par la respiration et par la transpiration.

Il peut même arriver que l'air devienne trop sec.

Admettons, en effet, que la ventilation s'opère à raison de 20 mètres cubes par personne (V = ao).

Soient :

On trouve dans les tables :

Fi = o,oi44 F0 = o,oo3o.

Posons-nous la condition que le degré hygrométrique K, à l'intérieur ne descende pas au-dessous de 0,60. La quantité y de vapeur qui devra être dissoute sera donnée par la formule suivante :

Y= i,o58(o,6o x o,oi44 — °>8 x o,oo3o)20"»a = o,i3i5.

668 VENTILATION ET CIIUTFAGE DES LILll \ HàHITKs.

Si la respiration el la transpiration four» ok,orJ2, on voit que, pour empêcher le degré hygrométi s'abaisser au-dessous de 0,60, il faudra fournir d'un« n manière une quantité de vapeur d'eau égale à la di

soit jo grammes par personne el par heure. On an résultai, en plaçant île- \a-rs pleins d'eau sur les

dans les chambré; de chaleur des calorifères.

Si le volume de l'air de ventilation était double, il faudra troduîre

2 x o, i3i5 — 0,062 = vjk.*2<ii.

lai Rmeur, où les différences de température entre Vu et l'extérieur sont souvent considérables, des maladies s'étaient déclarées dans le> hôpitaux, par suite d»' la trop grande sécheresse de l'air; on a pu le> faire disparaître en augmentant le degré-hygrometrique de l'atmosphère des -ailes d<

1185, Hygromètre* — Cet appareil a pour l»ut de dite* miner à tout instant l'état hygrométrique de Pair.

Le degré hygrométrique d'un volume d'air donné représenté par la tension absolue delà vapeur d*«-au, mai* le rapport entre cette tension et la tension raaxima. a la ni température; ou, en appliquant la loi de Mariotte rajH

port entre le poids de vapeur d'eau dissous dans un volun et le poids que ce volume renfermerait s'il était satu

Ce rapport, qu'on désigne souvent sous le nom de ftû< s/ifttratioiK représente Pétai hygrométrique de Pair au mofV considérée II résulte de ce qui précède que, dans l'ail nient sec, la fraction de saturation est nulle, et qu'elle est à l'unité lorsque l'air est saturé de vapeur d'eau.

In des hygromètres les plus connus est celui à 1 imaginé par de Saussure, et dont l'aiguille se déjdw arc gradué divisé en cent parties égales, qu'on appela degrés de l'hygromètre.

Pour se servir de l'instrument, il faut avoir une table qui

£NTILATln>

nue I état hygrométrique correspondant à chacun il* ^ degrés, lorsque L'aiguille marque 5o\ il s'en faut que L'étal hvgroitrique soit égal à o,5.

Cay-Lussac ;i construit une table donnant, pour uni lenipé- . t;ure de -Mo*, les Fractions <!r saturation correspondant aux ms île l'hygromètre.

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MM. Richard frères construisent un hygromètre enregistreur!

1- lequel il** utilisent les déformations que l'humidité atmo-

iphérique fail subir à une petite plaque en corne légèrement

I h mouvement d'horlogerie fait tourner un cylindre

iverf «.rime feuille de papier, sur laquelle un crayon inscrit

chaque instant le degré hygrométrique île l'air.

Lor>qu 'on a besoin de connaître le degré hygrométrique avec

dus de précision, on dose alors par l'analyse chimique la quan-

ité de vapeur d'eau renfermée dans l'air, ou bien on >r sert

lu psychromètre ou mieux de l'hygromètre a condensation,

perfectionné par Regnault, et avec lequel on peut obtenir des

r.-ullats très précis. Nous renvoyons aux ouvrages spéciaux de

lystque pour l'élude de ces divers appareils.

1186. Influence des matières organiques produites

071) VENTILATION ET CHAUFFAGE DES LIE LA HABITÉS

par la respiration et la transpiration. — La viciai» l'air iiiuio enceinte habitée est en grande partie, el n tout, due aux matières organiques éliminées dans les acU la respiration et de la transpiration. On ne Mimait pas manière assez précise L'action de ces matières rar lféooi pour qu'il suit possible de déterminer, pur le calcul, d

volume d'air elles doivent être diluées pour ce 'f B

blés. D'ailleurs, les réactifs chimiques ne perm d'évaluer leur proportion dans une atmosphère son les produits de la respiration.

Le microscope, les faisceaux lumineux donnent bien que indications a ce sujet; mais, jusqu'à présent, c'est su l'odorat qui nous révèle leur présence et, jusqu'à in poiolj nous permet d'estimer leur abondance.

On voit combien est vague e1 incertain ce moyen d'évahn les appréciations de cette nature étant souvent tout à fait rentes suivant les personnes.

Cependant, d'une manière générale, toutes les fois l'odeur 'caractéristique des matières organiques se ma

d'une manière prononcée dans un lieu habité, <>n doit e

dure que la ventilation cal insuffisante.

1187. Conclusion. — En résumé, on voit, d'après

précède, qu'on ne saurait fixer dune manière précise I d'air nécessaire a la ventilation dans des circonstaiu minées. On ne connaît exactement ni la proportion \l carbonique qu'il ne faut pas dépasser, ni le meilleur degi géométrique qu'il convient de conserver et on ne sait pairs matières organiques qui sont une des Causes les plu de la violation de Pair.

Pour apprécier l'efficacité de la ventilation effectuée da local donné, on en est réduit, le plus souvent, a sVn rap à des impressions personnelles.

Il en est de la ventilation comme île la température. Cer personnes se trouvent h Taise dans une atmosphère qi éprouver à d'autres un sentiment d'oppression et de m, d'aîr, et la même personne peut, à des moments di

itirt dans des conditions identiques de ventilation, des

ons tout à fait opposées, Ainsi, pendant la digestion, il

plus d'air qu'avant le repas, pour surmonter l'assoupisse-

qui li'ïiil à se produire.

îagination elle-même a aussi uni* certaine iulliienee sur

ipressions ressenties. Les personnes habituées à laisser les

es ouvertes ne peuvent les supporter fermées, même

'il passe, dans la pièce pi elles se trouvent, plus d'air

îe les fenêtres sont fermées que lorsqu'elles sont ouvertes

que M. IVrcy a constaté, à plusieurs reprises, à la

■ambre des Communes de Londres),

En principe, il est évident que plus la composition de l'air teneur se rapprochera de celle de l'air extérieur, plus les Iftditions de salubrité seront satisfaisantes. Ce résultat ne Ta jamais complètement obtenir, attendu que le volume de l'air ► ventilation se trouve forcément limité par plusieurs raisons. D abord, quel que soit le procédé de ventilation employé, !«■

ri I nécessaire pour mettre l'air Sa mouvement augmente le volume k faire circuler. Il en est évidemment de même * la dépense afférente à la production de es travail ; de plus, s frais de chauffage, en hiver, s accroissent très notablement pssure qu'augmente le volume de l'air de ventilation qu'il lu t chauffera la température du local qu'on veut aérer; enfin Mis um* enceinte habitée, il ne faut pas quelair circule autour i corps avec une vitesse sensible. Telles sont les principales mditions qui limitent le volume d'air à introduire. Mais, d'ailleurs, au lieu de cherchera diluer dans une énorme d'air les produits viciés de la respiration, il est bien

S érable d'éviter, dans la mesure du possible, de les mélanger : ratmosphère de la salle à ventiler. Mieux on s'opposer? 1 mélange, au moins dans la zone habitée, plus on pourra duire le volume d'air neuf à fournir* Sî la séparation était mplète, nous avons vu qu'il suffirai! d'un demi-mètre cube viron par individu, pour subvenir aux besoins de la respiration. Or, le mélange gazeux vicié que noua expirons est moins ne l'air, à la fols parce qu'il contient beaucoup de vapeur

VENTILATION ET CHAITFAGE DES LIEUX QA

d'eau et très peu seulement d'acide carbonique, etptttti température est aotablement supérieure à celle delalau-j ambiante. Ces gaz viciés tendent, par conséquent aussi bien, d'ailleurs, que ceux qui proviens d'éclairage. 11 est donc tout indiqué de cherche mouvement ascensionnel, el pour cela, d'introduire la partie inférieure des locaux, aussi près que possible di pants, h uue température très peu é\e\ de ruénagei

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