‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 158 sur 232 · partie supérieure des orifices pour l'évacuation des · texte numérisé non relu

partie supérieure des orifices pour l'évacuation des

Ce n'est que depuis qu'on a eu recours à cette simple, si rationnelle, enseignée depuis longtemps m professeur E. Trélat, qu'on est enfin parvenu à r< les salles de spectacle, les amphithéâtres, etc., uns M très satisfaisante, avec une introduction d'air neuf bit rieure h celles qui avaient été jusque-là cons nécessaires, et malgré lesquelles on n'avait obtenu ^ résultats médiocres.

La ventilation doit varier suivant les circonstn doit être plus abondante pour des locaux habités d'une m permanenle el présentant des causes particulières de N et d'infection de Pair, connue les hôpitaux, que pour 4« occupées momentanément par des individus sains classes et études dune école, par exemple. Elle devrai varier suivant la température, le degré hygrométrique, l'atmosphère extérieure.

En présence d'éléments aussi complexes, on conçoit c il est difficile de fixer exactement le volume d'air né pour assurer une bonne ventilation.

PécleL dans aes premières appréciations, estimait qu hune de 6 mètres cubes par personne et par hem sant. Il s'appuyait sur des expériences faites notamme une salle d'école où uni* ventilation artificielle établie base suffisait pour empêche]" rôdeur; mais il convient d*o que, en dehors de la ventilation artificielle, il y a\ ut joints des portes et des fenêtres une ventilation nature Péelet n'avait pas tenu compte.

| ourd'hui on impose généralement de fournir un minimum

à 12 mètres cubes d'air neuf par enfant et par heure. jet les hôpitaux, on avait d'abord admis 20 mètres cubes salade et par heure ; mais ce nombre fut bientôt reconnu Ssant, on le porta à 60 mètres cubes, puis à 100 mètres *, sans réussir toujours à faire disparaître complètement ar caractéristique des salles de malades, ici, d'après le général Morin, quel serait, dans chaque cas, lume d'air neuf qu'on doit fournir pour assurer une bonne lation.

iume d'air vicié à extraire et d'air neuf à introduire par heure r individu pour assurer la salubrité des lieux habités :

i Malades ordinaires 60 à 70"°

taux. . J Blessés et femmes en couches 100

( En temps d'épidémie i5o

►ns 5o

\ Ordinaires 60

ers.

" " ' ( Insalubres 100

\ De jour 3o

mes. . în J . ,

I De nuit 40

s de spectacles 4o à 5o

s d'assemblées et de réunions prolongées 60

s de réunions momentanées, amphithéâtres. . 3o

es d'enfants 1 2 à 1 5

es d'adultes 25 à 3o

ïes et étables 180 à 200

« nombres sont, en général, trop élevés ; ils résultent de ce le général Morin n'admettait que le système de ventilation mdante, dans lequel l'air neuf, introduit par le haut des 5, se mélange avec les gaz viciés qui tendent à gagner les >ns les plus élevées. On conçoit que, dans ces conditions, ille augmenter beaucoup l'importance de la ventilation, que l'air puisse être encore suffisamment pur dans la m habitée.

1 pratiquant la ventilation d'après la méthode rationnelle nous avons indiquée, on peut réduire très sensiblement les Ser. 11. — 43

VENTILATION ET CHAUFFAGE MES LIEIW I

quantités d'air neuf u introduire dans loi divew cas bk

nés dans h» tableau ûi-dessUS,

1188. Pour la détermination du volume d'air m

la ventilation, on prend généralement pour hase un voIuûk à fournir par heure et par personne. Cette méthode, <|iii n< pas intervenir les dimensums relatives de lVureiut»'. peut duire, suivant le degré d'encombrement, t des résultat* différents au point de vue de l'efficacité réelle de le

Bien que les -produits plus nu ninius impurs qui m du corps humain paraissent se diffuser assez rapidement, i doit pas moins exister autour de chaque personne Ut plus particulièrement souillée, le maximum de \ présentant dans le voisinage immédiat de l'individu. C'est surtout autour du corps qu'on doit s'efforcer d'assurer !<• n vellement de l'air.

Dans utu- enceinte où l'air est renouvelé par un ascendant ou descendant réparti régulièrement sur toute 1 due de la surface horizontale et qui es! occupé par un nombre de personnes éloignées les unes des autres, il | dans les intervalles qui séparent ces personnes, un volum* sidérable d'air qui ne sert pas à leur respiration et eoni relativement peu à l'assainissement C'est le cas d'un hùpi la surface horizontale par individu est souvent de ioffl-,

II en est tout autrement dans une pièce encombn une salle d'assemblée, un théâtre. Tout l'air passe alors pi corps des occupants et est employé utilement ; on co d'après cela, que, toutes Choses égales d'ailleurs, le \< d'air à fournir par personne doive varier en sens invei L'encombrement,

11 paraîtrait logique de régler la ventilation de telle qu'il passât un volume d'air déterminé autour du ooff un certain rayon ; comme il est généralement ini] de faire circuler l'air plus rapidement en un point qu'< autre, cela conduirait à calculer Le renouvellement d 'au une enceinte en fixant Le nombre de mètres cubes qui d< passer par nièlre carré de surface horizontale.

Sans une salle d'hôpital où la surface afférente à chaque balade serait de i o mètres carrés, si la ventilation était réglée maison de ioo mètres cubes par malade, le volume qui passait par mètre carré serait de 10 mètres cubes. La vitesse hoyènne de l'air serait de om, 00277 par 1", en supposant le Mirant bien réparti.

Dans une salle d'école où chaque enfant occuperait une surumede 1 mètre carré, un volume d'air de 10 mètres cubes par fefiint produirait le même renouvellement par mètre carré que c*o mètres cubes dans un hôpital.

On conçoit d'ailleurs que le volume d'air par mètre carré oive augmenter avec le degré d'encombrement, et, dans une fcUe d'assemblée, on est conduit à le porter à 20 mètres cubes fc même à 3o mètres cubes.

On détermine quelquefois le volume d'air de ventilation par ^condition de renouveler l'air de l'enceinte un certain nombre e fois par heure. Suivant la hauteur des étages, on obtient ainsi eur le volume qui passe par personne ou par mètre carré, des éaultats très différents et quelquefois tout à fait illogiques.

Ainsi, pour deux salles ayant Tune 3 mètres de hauteur et autre 6 mètres, occupées par le même nombre de personnes, 1 ventilation calculée sur cette base serait deux fois plus conidérable pour la seconde salle que pour la première.

On arriverait ainsi à cette conséquence que la ventilation evrait être d'autant plus abondante que les salles sont plus Autes d'étage; or c'est évidemment le contraire qui doit avoir ien.

Cette base de calcul ne saurait donc être acceptée que pour es hauteurs d'étage déterminées. Avec une hauteur de 4 mères, il faut un renouvellement d'air de deux fois et demie par heure our donner un volume de 10 mètres cubes par mètre carré de urface horizontale.

Pour une salle d'école de cette hauteur, on produirait ainsi me ventilation de 10 mètres cubes d'air par heure et par enànt, chacun d'eux occupant 1 mètre carré de surface. Dans une salle d'hôpital, où il y aurait pour chaque lit une

VENTILATION ET CHAUFFAGE DES LIEIK H.\U

capacité de So mètres cubes, le même renouvellement a fois et demie par heure donnerait une ventilation d< cubes par malade.

En résumé, aucune des bases de calcul servant 1 le volume de Pair de ventilation n'est absolument oofi Dans cette incertitude le mieux est dis fixer le nombre tries cubes d'aïr à fournir par heure et par personne • compte du degré d'encombrement de l'ouceinte occupée

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