‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 196 sur 232 · II · texte numérisé non relu

II

YKMII VTIi'N ET CHAUFFAGE DES L1EIX HABITES.

oane *

ployer plusieurs appareils repartis de manière à ce qu d'action de chacun d'eux ne dépasse pas i5> mètres.

Les pièces en fonte dont se compose ordinairement fère s'établissent sur une fondation en maçonnerie de br dans laquelle ou ménage les vides aéces pour que lai

chantier se répartisse aussi également que possible au contact de toutes les surfaces de chauffe.

On place la cloche du loyer et les tuyaux suivant positions particulières de chaque appareil. Il faut ave dans le moulage de laisser huiles les dilatations libres faire des joints bien étanches pour que la fumée u« dans la chambre d*air chaud.

Les murs de cette chambre se font en briques et devr toujours avoir au moins o^aa d'épaisseur. Ou leur dm vent om, ii seulement, par économie, mais il en perte de chaleur dont on n'apprécie pas assert Timp

L'emploi des briques creuses, dont la conductibilité faible, est à recommander pour la construction des p; chambres à air chaud,

1299. Prises d'air froid et conduits d'air chaud. — 1 prises d'air, par lesquelles Tair extérieur s'introduit pour is se chauffer dans le calorifère, doivent Être établies autant <j possible en contre-bas des locaux à chauffer, dans un enJr découvert et bien exposé à l'air. Il faut éviter de les dans des cours étroites, sombres et humides.

Il importe de les éloigner des cabinet- d'aisance, de ries, etc., qui laissent dégager des odeurs plus ou mou gréables.

Le mieux, lorsqu'on le peut et qu'on n'est pas arrêt dépense, est de les établir au milieu d'un jardin et de le au calorifère par une galerie souterraine accessible eu prec plus grandes précautions contre L'humidité. Il faut avoir munir les ouvertures des prises d'air d'un grillapour empêcher l'entrée de petits animaux tels que le ou les rats qui pourraient sans cela pénétrer jusque chambre du calorifère.

Il est, en effet, assez souvent arrivé que des animaux, s'étant ainsi introduits dans des prises d'air, y périssaient et que, pendant leur décomposition, il se produisait des émanations putrides d'une odeur insupportable dont on ne pouvait s'expliquer la cause.

Quelquefois, on supprime la prise d'air proprement dite et on se contente de faire des ouvertures dans le bas du mur de la chambre d'air chaud, de manière à prendre l'air directement dans la cave. C'est une disposition simple et économique, mais qui n'est pas à recommander, l'air des caves généralement humide et chargé d'odeurs, se trouvant rarement dans des conditions suffisantes de salubrité. D'ailleurs dans ce cas le courant d'air, passant à côté du tas de charbon accumulé pour l'alimentation du foyer, entraîne de la poussière noire surtout au moment où l'on charge le foyer et la transporte dans les appartements, où elle ternit rapidement les murs, les tentures et les meubles. De même, lorsqu'on retire les escarbilles et les cendres qui sont tombées dans l'eau du cendrier, ou lorsqu'on jette le feu en bas de la grille, les gaz sulfureux qui se dégagent se répandent dans les salles desservies par le calorifère.

On utilise souvent comme prises d'air les soupiraux disposés pour éclairer et ventiler les caves. On construit alors en avant du mur du soupirail un coffre plat rectangulaire, de section convenable, qui se retourne sous le sol de la cave et communique par une petite galerie avec la chambre du calorifère. Afin de conserver l'accès de la lumière dans la cave, on ménage dans la paroi du coffre, en face du soupirail, un grand châssis vitré.

Il faut, autant que possible, établir deux prises d'air par calorifère, sur les faces opposées du bâtiment, pour que l'une d'elles au moins fonctionne quelle que soit la direction du vent.

Au point de réunion des deux prises, sous la chambre d'air chaud, on a soin de construire une murette qui les maintient séparées jusqu'à ce qu'elles aient pris toutes deux la direction verticale. Sans cette précaution, il pourrait arriver que, sous

VENTILATION ET CHAUFFAGE DES LIEUX HABITES

l'influence d'un vent violent, le courant, pénétrant par prise d'air, sortit par celle in coté opposé sans entra chambre du calorifère» qui ne serait plus alimenté.

1300. Conduits d'air chaud. — Du haut de la chambre calorifère partent un certain nombre de conduits déclinés à«l tribuer l'air chaud dans lefl différentes parties .lu bâtiment, t conduits doivent présenter une pente ascendante continue; forte que possible. Chacun d'eux débouche dans la pièc dessert, généralement un peu au-dessus du plancher. verlure pratiquer | cet effet dans le mur et, le pli munie d'un registre de fermeture est désignée BOOD le m bouche de chalettr.

Quelquefois au lieu de mettre les bouches en plinthe, nous venons de le dire, On Ifii place eu parquet Cette position n'est pas reeominandablc parce qu'une bouelie

ne m

non

Fig.

Viï 71*.

leur ainsi établie sert de réceptacle à toutes les balayures pièce.

On construit ordinairement les conduits d'air chaud * briques, ou en poteries de section rectangulaire; on les . autant que fusible, à Côté tes uns des autres lig. 7 1 du calorifère, afin de diminuer les pertes de chaleur et plifier la construction; ils sont supportés sur leur bngueorf des fers plats maintenus de distance en distance par des en fer et on recouvre le tout d'un enduit en plâtre. Pour diu nuer le refroidissement, on entoure quelquefois les c d'une enveloppe isolante en briques creuses ou en carreaux plâtre (fig. 712).

Quand le bâtiment n'a pas de cave-, on en n instruit

ciale pour la chambre du calorifère et on établit les conduits d'air chaud dans le terre-plein qui reste des deux côtés. Ces conduits se composent alors d'une petite fondation en béton avec dallage et de deux pieds-droits qu'on surmonte d'une voûte. On les construit de préférence en briques creuses qui sont peu conductrices. On remplit le vide laissé par la fouille autour du conduit avec des mâchefers ou d'autres ma- ^^?ï*m^ tières bien sèches et peu v* ;'>';

conductrices. 'vX:

Quand on veut transporter l'air chaud assez loin, surtout dans des sols un peu humides, on fait quelquefois. *'*«- 7»3.

pour réduire les pertes, un

double conduit, comme l'indique la figure 713 en laissant de distance en distance quelques briques pour relier les deux pavois parallèles.

L'isolement d'air ainsi ménagé entre les deux pieds-droits et les voûtes diminue considérablement la transmission.

Les conduits d'air chaud qui amènent la chaleur de la chambre du calorifère aux diverses pièces à chauffer doivent être établis de manière à laisser passer le volume d'air nécessaire au chaufftge et à la ventilation, en le répartissant dans les diverses parties du bâtiment suivant les besoins de chacune de ces parties.

Cette répartition n'est pas toujours facile à réaliser, car, en maison des distances et des hauteurs souvent très différentes des locaux à desservir, la vitesse de l'air est bien loin d'ôtre Uniforme dans les divers conduits.

L'air arrivera d'autant plus facilement dans une pièce qu'elle •era plus près du calorifère et à un étage plus élevé. Les conduits les moins longs sont en effet ceux qui présentent le moins de résistance et le conduit vertical produit un appel d'autant plus fort qu'il a lui-même plus de hauteur.

Les pièces éloignées du calorifère et situées au rez-de-chaussée sont les plus difficiles à chauffer.

VENTILATION ET CHAUFFAGE DES LIEt X HABI

Les prises des conduite d'air chaud but la chambre du c;

rifêro doivent naturellement être faites à la partie où la température est le plus élevée. Si. en raison de nombre, OH ea1 obligé de les placer les unes au-d< autres, il faut réserver les prises les plus hautes pour les duîls d'air amenant la ehaleur aux pointa les pilles plus bas, qui s<ml les plus difficiles à chauffer

II convient de faire sur la chambre du calorifère un avec conduit spécial pour chaque pièce à chauffer. Ce-! condition essentielle pour assurer l'arrivée régulière de Tuf chaud aux différents points à desservir. Si on ne faisait qu'i seul conduit pour des locaux différents, il se produirait pn facilement des troubles dans la circulation et des mouvrn irréguliers provenant des différences d'appel.

C'est ce qui se passait à l'hospice du VésineL Dans installation, les diverses colonnes montantes, qui dev amener l'air chaud dans les locaux, partaient de la partie su< perieured* un conduit horizontal unique du calorifère.

L'air chaud, tendant toujoui Bgouifr&it dans les colonnes les plus voi du calorifère et ne parvenait pas jusq autre-.

Pour améliorer cette siluatïon, on a élargi le conduit d'air chaud sous chaque groupe Je gaines ascendantes et on y a disposé une de chape A (fig, 7 14). De cette façon, I ne peut sortir qu'en passant s*>u> lefl y droits de la chape À dont la hauteur di à mesure que Ton s'éloigne du calorifè Dans ces conditions, Fair arrive bout de la conduite et on peut faire fonctionner Tins1 lion.

On aurait également pu adopter la disposition d'un figures 71 j ou 716, dans lesquelles ou voit que !• montantes débouchent d'autan! plus bas dans le carneau ho

ipe Je

Fïg.7*'i.

fvmtal qu'elles sont plus voisines du calorifère. Tous ces procédés ■yw constituent d'ailleurs que des expédients auxquels il ne ^fcut recourir que lorsqu'on y est forcé.

—' Lorsqu'on est obligé de desservir plusieurs pièces par un seul -conduit, il faut avoir soin de choisir celles qui sont à peu près

à la même hauteur et à la même distance du calorifère. Si on alimentait avec un même conduit différentes pièces -placées les unes au-dessus des autres dans le bâtiment, il

-est à peu près certain que l'air chaud n'arriverait pas aux

étages inférieurs et que même,

le plus souvent, l'air des pièces

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Fig.

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Fig. 716.

du bas serait aspiré dans le conduit d'air chaud et monterait aux étages supérieurs. Dans ces conditions, non seulement le chaufiage ne se ferait pas, mais encore l'air d'une pièce passerait dans une autre, ce qui, dans certains cas, dans un hôpital de contagieux, par exemple, présenterait les inconvénients les plus graves en détruisant l'isolement.

1301. Conduits d'évacuation. — Pour assurer l'arrivée de l'air chaud, surtout aux étages inférieurs, il est indispensable de ménager des conduits d'évacuation pour l'air de la pièce chauffée.

L'air chaud qui afflue continuellement par les bouches de chaleur doit nécessairement trouver des ouvertures pour s'échapper à l'extérieur, après avoir abandonné dans l'enceinte une partie de sa chaleur. Trop souvent, on ne dispose aucun orifice spécial pour ce dégagement et l'air est obligé de sortir par les fissures des portes et des fenêtres.

Dans les pièces munies de cheminées, le tuyau de fumée de ces appareils sert naturellement de conduit d'évacuation, et

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Tappol est augmenlé de toute la dépression pp colonne d'air relativement chaud qui rempli! a du feu dans Fàtre de la eheminée, l'appel est plus i et peut, dans certains cas, se faire sentir dans la charabH chaud du calorifère assez fortement pour diminuer! «Tair qui passe dans les autres conduits de chaleur.

Lorsqu'il ny a pas de cheminée dans une piè< d'y établir, suivant sa capacité, une ou plusieurs gaine cuation; cette précaution est surtout uti rez-de-chaussée dans lesquelles l'appel produit par la col/ d'air chaud est moins actif. On réserve ers -âmes <laus l'épi» seur des murs de la construction, ou bien, si on cette précaution, on les établit en poteries adossées coati* lo murs.

En hiver, l'air qui remplit ces gaines est plus chaud extérieur; elles font ainsi l'office de cheminées ••! fn

risent l'arrivée de l'air chaud. Au rez-de-chau oui, \

pièce éloignée du calorifère et qui n'est pas munie d'unegii verticale d'évacuation est difficilement alimentée d'an

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