‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 55 sur 232 · I* ALIMENTATION AVEC DE L'EAU PURE OU PURIFIÊB · texte numérisé non relu

I* ALIMENTATION AVEC DE L'EAU PURE OU PURIFIÊB

il. Pour se procurer l'eau pure nécessaire à l'alimentation,

a récents à divers moyens.

Dans certaines usines on recueille l'eau de pluie qui tombe sur- les iuils et on l'amène par des lu vaux dans des citernes qui [doivent être assez grandes pour suffire à l'alimentation pendant les périodes quelquefois fort longues où il ne tombe pas de pluie. L'établissement de ces réservoirs entraîne ries dépenses •son vent considérables,

L alimentation d'une chaudière de 5«i chevaux pendant un mois de marche continue exige généralement un volume d'eau de jao mètres cubes.

(862. Dans un assez grand nombre d'applications industrielles où la vapeur est employée au chauffage, comme dans les sucreries par exemple, on peut, au moyen de dispositions convenables, recueillir la vapeur condensée et la ramener régulièrement à la bâche d'alimentation. Cette eau à peu prfcs pure ne peut pas produire d'incrustations, mais elle a des inconvénients sur lesquels nous reviendrons plus loin (mo).

Dans certains appareils à vapeur la condensation s'opère au contact de surfaces refroidies par l'eau ou par l'air, et la vapeur condensée est encore recueillie pour servir à l'alimentation.

863. Un autre procédé pour avoir de l'eau pure consiste i traiter avant l'alimentation l'eau ordinaire par des agents chimiques afin de précipiter les sels qu'elle lient en dissolution.

C'est ainsi qu'en ajoutant à l'eau une quantité de chaux suffisante pour saturer l'excès d'acide carbonique, on précipite le. carbonate de chaux, tout au moins en grande partie, puisque le. carbonate neutre esta peine soluble. On précipite en même temps, le carbonate de magnésie. j

Si on ajoute en quantité convenable de la baryte caustique J on précipite à l'état de sulfate de baryte tous les sulfates en dis- < solution (sulfates de chaux, de soude et de magnésie). Les bases ; mises en liberté peuvent s'unir à l'acide carbonique libre, ce qui permet de diminuer la quantité de chaux à employer. Parle* repos et la décantation, ou bien par le filtrage, on retient les matières précipitées et on a de l'eau purifiée.

Ce procédé a été réalisé industriellement de plusieurs manières; voici l'une des méthodes qui peuvent être suivies:

L'appareil d'épuration se compose de deux grandes cuves pouvant contenir chacune la dépense d'eau de vingt-quatre heures et dans lesquelles on verse les quantités de chaux et de baryte calculées d'après la nature et le volume de l'eau à purifier (pour 3o mètres cubes d'eau de Seine on emploie 2 kilogr. de chaux et 3 kilogr. de baryte).

Au moyen d'un agitateur mis en mouvement par une machine* on mélange intimement, puis on laisse reposer pendant vingtquatre heures. On décante ensuite dans un réservoir où l'on prend l'eau pour l'alimentation.

864. Le prix élevé de la baryte a fait renoncer à ce procédé, et on se contente souvent d'employer de la chaux vive, mais dans ce cas on ne se débarrasse pas du sulfate de chaux.

On a reconnu que la chaux entraînée par l'eau décantée pro« (luisait des incrustations fort dures. Il faut donc éviter avec soil de mettre un excès de chaux et, pour cela, analyser fréquemmenl

far le procédé hydrotimétrique l'eau avant cl après sa purification. On a constaté que l'eau ainsi préparée et simplement décantée ^favorisait le primage, et on a établi des filtres avec des éponges, bfo la laine tontisse ou du gravier.

F Le loutconstitue une installation qui n'est pas sans importance, binais que plusieurs compagnies de chemins de fer n'ont pas jflésité à établir pour diminuer les incrustations dans les chaues de leurs locomotives.

865. On emploie également le sel de soude pour l'épuraon des eaux. Il décompose le sulfate de chaux en carbonate de hiux qui se précipite et en sulfate de soude très soluble. 11

Fi'empare également de l'excès d'acide carbonique qui dissout

5 carbonate de chaux et précipite ce dernier.

L'épuration des eaux d'alimention des chaudières a toujours

ement préoccupé les propriétaires d'appareils à vapeur, aussi

;-il été imaginé un grand nombre de dispositions ingénieuses

ar atteindre ce but. Nous ne pouvons songer à les décrire

ntes ici, et nous nous contenterons de décrire quelques-uns des

emes employés.

866. Procédé Bérenger et Stingl. — Dans ce système la iécaniation des matières précipitées au sein de l'eau par l'action

Y des réactifs est obtenue1 par la circulation continue mais lente de

f. cette eau dans des vases verticaux d'une assez grande hauteur.

ï Ce système n'exige pas l'emploi de iiltres, ni de bassins de dé-

i tentation proprement dits.

~ L'appareil iig. 199) se compose d'une série duplicateurs -.cylindriques terminés par une base conique pourvue «l'un robinet ? 4 vidange, et munis à leur partie supérieure d'une gouttière cir- ^tolaire. Au centre se trouve une conduite d'arrivée d'eau de diamètre assez grand, relativement à la quantité de liquide qui doit Il parcourir et dont l'extrémité inférieure débouche dans un vase conique qui repose par trois pieds sur le fond de l'appareil. La conduite de l'épurateur de tète est surmontée d'un entonnoir hémisphérique contenant une petite coupelle dans laquelle débouchent les tuyaux d'arrivée d'eau et de réactif. Voici comment s'effectue l'opération: les deux liquides renfermés dans des

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