ADDITION DE CERTAINS PRODUITS DANS L'EAU DES CHAUD
871. Tous les procédés qui ont pour effet de purifier Te d'alimentation exigent des installations plus ou moin- co el encombrantes, el une certaine main-d'œuvre que les indusl ne se résignent à faire que lorsqu'ils y sont à peu prés nbi
On se contente le plus souvent de mettre, dans l'eau d'alimentation ou dans la chaudière, certains produits qu'on appelle lartrifuges, tartrivores, etc., et qui ont pour but non pas d'empêcher la précipitation des sels, mais de rendre les dépota peu adhél aux parois, afin qu'on puisse les extraire plus facilement
Ces produits peuvent agir soit physiquement, soit chimiq ment, soit des deux manières à la fois.
872. Les substances qui agissent physiquement ont pourl d'empêcher l'adhérence des dépôts par l'interposition d'une tière étrangère. On en a essayé un grand nombre.
On s'est servi de l'argile délayée, qui donne quelques ré lais quand elle est bien employée ; mais l'argile est lourde. tombe facilement au fond des réservoirs et de la chaud
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es qu'on laisse l'eau en repos. C'est un grave inconvénient, car m dépôt d'argile au coup de feu d'une chaudière produit d'aussi oauvais effets que les incrustations elles-mêmes, et, dans ces onditions, le remède peut être pire que le mal.
Le talc parait agir sur certaines eaux. Il est employé efficacelient sur une partie du réseau de Lyon.
La glycérine est également utilisée comme désincrustant. Elle *e dissout dans l'eau en toutes proportions et enveloppe d'un rnduit visqueux les particules solides au moment de leur précipitation.
On se sert aussi de pommes de terre, d'amidon, de dextrine, de gomme, etc., dont le mucilage semble pouvoir dans une certaine mesure empêcher l'adhérence des sels, mais détermine h la surface du liquide la formation de mousses qui, parfois, occasionnent des entraînements d'eau pouvant avoir des conséquences fâcheuses. Il ne faut employer ce moyen qu'avec réserve et précaution.
On a essayé le sucre, la mélasse, le sirop de fécule ; ces substances donnent lieu aux mêmes effets que les précédentes.
Les dissolutions tinctoriales de campèche, d'orseille, versées en proportions convenables dans l'eau d'une chaudière, agissent dune manière assez marquée pour empêcher l'adhérence ; il en est de même en général de toutes les dissolutions de bois, de sarments de vigne, etc.
On s'est contenté quelquefois de mettre directement des bûches ondes copeaux de bois dans les chaudières, mais il est arrivé que ces matières se sont déposées au-dessus du foyer et ont déterminé des coups de feu.
On s'est servi aussi, pouf empêcher l'adhérence, d'un enduit de graisse appliqué sur le métal à l'intérieur des chaudières. Ce Doyen n'est pas à recommander, car la graisse empêchant le sootact de l'eau, la transmission de la chaleur se fait mal et la ùle se brûle. Nous signalerons du reste, dans les paragraphes mm et se?, le danger résultant de l'emploi des eaux grasses ►our l'alimentation des chaudières.
On a remplacé la graisse par du goudron ou des résidus de
CHAUDIÈRES A VAPEL'IL
pétrole ; il faut avoir bien soin de n'appliquer « qu'eu couche très mince.
873, L'addition, dans l'eau des chaudières, de matières agissent chimiquement a pour hut de produire rapidanitii précipitation des sels dissous et d 'empêcher leur cristallisai* Ils forment alors des boues faciles à enlever et non plus depuis adhérents. On s'est servi pour obtenir ce résultai ïi plupart des produits chimiques qu'on emploie pour la purî tion préalable des eaux.
On a souvent recours à la chaux, qui agit en suui l'acide carbonique ; mais la chaux en excès forme elledes dépôts très adhérents.
D'après M. kuhlmann, le carbonate de soude forme av< bicarbonate de chaux du carbonate de chaux qui se précipi du bicarbonate de soude très peu stable, qui perd son acide bonique et peut agir sur une nouvelle quantité de bicarbonaU de chaux. Dans ces conditions, la précipitation du carbom chaux se produirait indéfiniment, sans renouveler le réactif, El réalité, le carbonate de soude agit sur le chlorure de cal»iun que Teau peut renfermer et donne naissance à du carboua chaux insoluble ainsi qu'à du chlorure de sodium qui resta it le liquide. Il y a de ce fait une certaine perte de soude
On se sert aussi du carbonate de soude pour d le sulfate de chaux ; il se forme du carbonate de chaux, I se précipite, et du sulfate de soude très soluble. Mats agit difficilement sur le sulfate de chaux, et, avec des séléniteuses, l'emploi du carbonate de soude ne supprime les incrustations.
La baryte a été employée et son effet est certain, mais un produit qui n'est pas obtenu industriellement à des prix mettant régulièrement son emploi.
On peut traiter les eaux séléniteuses par le carbonate de ryle, il se forme un précipité de sulfate de baryte et de carhoi de chaux.
On se sert aussi du chlorure de barium pour se début r des sulfates et des carbonates.
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Le chlorhydrate d'ammoniaque a été l'objet de nombreux essais et de rapports très favorables de la pari de chimistes il d'ingénieurs anglais. Employé dans une chaudière en marche t en présence du carbonate de chaux, il forme du carbonate d'ammoniaque qui se volatilise et du chlorure de calcium qui reste en dissolution.
À froid, c'est la réaction inverse qui se produirait.
En somme, le sel ammoniac semblerait empêcher la formation des incrustations dans les chaudières, mais, entraîné avec la vapeur, il attaque et ronge la fonte des cylindres de machines, «e qui a fait renoncer à son emploi.
L'acide oxalique précipite la chaux du carbonate ei du sulfate, mais il met l'acide sulfurique en liberté et ne saurait être employé qu'associé1 à une base. De plus il coûte trop cher ; il jenest de même des oxalates alcalins.
874. La Compagnie d'Orléans fait usage pour ses locomu iives du produit suivant :
Eau ioo kil.
Bois de campèche y à 8 p. ioo
Carbonate de soude 6 à y —
Ce produit est employé en quantité variable suivant le degré hydrotimétrique de l'eau servant à l'alimentation; la limite du [ dosage est d'ailleurs indiquée par les entraînements d'eau qui se produisent quand on introduit un excès de solution antilartrique. L'instruction relative à l'emploi de ce liquide désincrusr tant recommande, afin d'éviter les émulsions en marche, de ne pas en introduire dans les tenders le premier jour de service qui suit le lavage de la chaudière.
La Maison Belleville se sert d'une composition formée de ooo grammes de cachou et de i25 grammes d'une dissolution de soude caustique à 36° par litre, qui suffit pour une alimentation de ioooo litres d'eau.
875. On trouve dans le commerce une foule de produits, dits tartrifuges ou tartrivores, qui tous auraient la propriété
CHAUDIÈRES A VAPEI H.
d'empêcher les incrustations. Les inventeurs font en général un secret de leur composition.
Nous ferons simplement remarquer qu'il est toujours imprudent d'introduire dans les chaudières des produit! il
on ne connaît pas la nature. C'est ainsi qu'en Al sa rr on a coc plètemeût renoncé à l'emploi de ces produits secrets, depuis ng \r Wallher-Meunirr a analysé ceux qui lui ont été soumis »l | fait connaître le résultat de srs recherches.
3° LOCALISATION DES DEPOTS.
Les incrustations el les dépôts sont d'autant plus gêaafltfl » dangereux qu'ils se produisent dans des parties de la chaudiôn plus fortement chauffées ou plus difficiles à nettoyer. Un cherché des dispositions et des appareils pour forcer les èê/Nf à s'effectuer en des points particuliers où ils ne peuvent pu senter de danger pour la chaudière et d'où il est facile de le extraire.
876. Capsule au fond des chaudières. — Le procé le plus élémentaire consiste a pincer 6 une petite distan
du fond de la chaudière une sorte* large gouttière en tôle disposée parallèlement à la paroi cylindrique. L'eau circule avec une grande rapidité daai l'espace étroit réservé entre les é&U surfaces métalliques el entraîne sels précipités qui viennent enmajei partie se déposer clans la goutlièr Cependant, au bout d'un certain temps, des incrustations s'attachent à la paroi de la chaudière» et alors la gouttière, gênant leur enlèvement. produit un effet tout opposé h celui qu'elle devait permettre d'obtenir.
Pour faciliter la circulation, on a remplacé la gouttière unique par deux autres (fig. jui) disposées de part et d'autre de l'a du générateur et laissant entre elles un certain intervalle. L'e
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id par le milieu et remonte par les oMes où elle est le plus
Î77. Déjecteur anticalcaire Duméry. — C'est un r< voir cylindrique, muai sur la moitié supérieure de sa baub\ït d'une chicane verticale, en forme de spirale, et terminé &
IT one partie conique pourvue d'un robinet de vidan ji circulai ion résulte, dans cet appareil, de la disposition des tuyaux de communication avec la chaudière et de l'augmentation de densité du liquide qui se refroidit en passant dans le rieur. L'eau circule très lentement en suivant la cloiet les particules solides en suspension tombent dans la iir inférieure de la bolle, échappent à l'action du courant et I i les extrait en ouvrant le robinet de purge. Ce cteur ne donne de résultats que dans le cas où il est applîebaudières ordinaires à bouilleurs, et encore faut-il lux ne soient pas séléqiteuses.
Ï78. Débourbeur Dervaux, — Cet appareil a pour but raction automatique des dépôts boueux qui se forment dans • chaudière, par suite de réchauffement brusque de l'eau d'alîon dans laquelle on a ajouté un réactif approprié (chaux. Je, barvte , Le débourbeur se compose d'une sorte de récipient condenseur garni d'ailettes et placé au-dessus d'um* boifcdécanleur, avec laquelle il est en communion par un tube plongeur assez court. Le condenseur et le (Ifcanieur installés au-dessus de la chaudière sont reliés à celle- &cun par un tuyau débouchant à la partie inférieure du g Le tuyau allant au condenseur est pourvu d'une envoie vapeur, celui venant du décanleur est rempli d'eau idir par son passage dans le condenseur, La différence de lié des deux colonnes liquides détermine un courant d< au ît, allant du fond de la chaudière au condenseur, el un jrant lanl du condenseur vers le bas de la chaudière en
it par le décanleur. Le liquide ascendant est chargé de l solides qui viennent se déposer dans le décanleur dont si telle que le mouvement y esl beaucoup plus lent les tuyaux tle circulation; les boues se déposent et
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l'eau décantée retourne dans la chaudière. Le tuyau ascensionnel du condenseur est, un peu au-dessous du niveau moyen de 1 dans le générateur, percé d'une petite ouverture allongée par laquelle passent, pour se rendre au décanteur, les matières qui peuvent surnager à l'étal (reçûmes. L'n robinet spécial, p] à la hase du décanteur, permet dïv.uu dépôts à volonté.