‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 83 sur 232 · DISTILLATION DE L'ALCOOL · texte numérisé non relu

DISTILLATION DE L'ALCOOL

3. L'alcool s'extrait en général de méîanges aqueux, qui soit les vins de raisin, soit ceux qu'on prépare à l'aide de les sucrés soumis à l'action de ferments alcooliques Quelle oit la provenance du vin, l'opération à effectuer consiste

MSTILLATION.

toujours h séparer l'alcool de l'eau et des autres substanco&çi t'accompagnent.

Le procédé d'abord employé consistait à se servir dti l'ai, hic ordinaire. Mais lorsqu'on essaie de séparer l'alcool à l'aid de cet appareil, on reconnaît qu'il est impossible il'v arriver une seule fois» quelles que soient les circonstances de 1- ;

La distillation d'un vin renfermant 10 parties d*alcool go parties d'eau fournit une vapeur qui contient seulement 3o à 35 p. 100 d'alcool. La température d'ébullition du mélan reste comprise entre j8\ i al 100 degrés* températures respaofi de vaporisation de chacun des deux liquides pria séparément

Pour avoir un liquide plus riche en alcool, il faut disl nouveau le produit extrait du condenseur à la suite de l'opéra-i tion précédente. Ce liquide contient 3o à 35 p. ioo d'alco donne une vapeur qui en renferme de 5o à 58 p. ioo, et qui sa condensation, donnera de l'eau-de-vie ordinaire du commerce.

Chaque distillation augmente la teneur en alcool du liquida condensé et, en répétant cette opération un nombre de suffisant, on finirait par obtenir de l'alcool pur,

En général, il suffit de soumettre un vin à deux distill successives, pour préparer de l'eau-de-vie renfermant envinm 58 p. 100 d'alcool. Il y aurait lieu d'effectuer une troisième distillation si Ton voulait obtenir un liquide dont le degré fut plus élevé.

Mais il est possible d'obtenir plus rapidement un tel pruiluit en interposant entre la chaudière et le serpentin de l'alambic ordinaire un récipient ou vase analyseur, dans lequel densent les vapeurs les plus aqueuses.

Le liquide ainsi séparé retourne directement dans la chaudière, tandis que les vapeurs plus riches en alcool se rei dans le serpentin ou elles se condensent en totalité sous l'influi d'un courant continu d'eau froide circulant méthodiquement.

Le procédé des vaporisations et condensations suce* exige beaucoup de main-d'œuvre et entraîne une grande dé] de combustible. Il n'est plus guère employé aujourd'hui qu< dans quelques régions, où l'on cherche à développer et à cou-

iJSTHXVTlON ïiES UQOTDSS MELANGES. 317

±rver l'arôme particulier qui constitue la valeur réélit de cerlines eaux-de-vîe fines et qu'on s'attache a obtenir même au ff\K d'une consommation exagérée de combustible.

Dans la distillation des vins ordinaires on a plutôt intérêt à Eliminer les huiles essentielles; aussi* emploie-t-on les appareils spéciaux qui permettent d'opérer beaucoup plus économiquement.

844» Quantité de chaleur nécessaire pour obtenir «le l'eau-de-vie. — On sait que la chaleur latente de vaporisation de l'alcool est ai3 calories, c'est-à-dire un peu moins des ^eus cinquièmes de celle de l'eau, et que la chaleur spécifique 4e l'alcool est 0*64$.

Prenons tu kilogrammes de vin renfermanl m p. too d'alcool €t soumettons-les à la distillation, de manière h m extraire tout l'alcool,

La première opération nous donnera un liquide alcoolique enfermant environ 3o p, 100 d'alcool. Le poids d alcool dans

liquide primitif était de 1 kilogramme, le poids d'eau dan If

suide distillé sera 5- ~a\33. On aura obtenu ainsi un mélange do

i kilogramme d'alcool avec 1^,33 d'eau,

La distillation s'effectuait t à 5$*, la chaleur dépensée sera :

vaporisation de j kilogr. d'alcool ai3f*'

chauffage de cet alcool. , . ■ . . avfkta :■< jjj — tu

(vaporisation de l'eau ....... 2,33 x 635,5 — 1 481 chauffage de 6**67 d'eau à 100". *.♦......,. 66j Par la distillation de ces 3\33( on aura de l'eau-de-vie renfermant environ $0 p. 100 d'alcool, c'est-à-dire 2 kilogrammes d'un mélange, contenant 1 d'alcool et t d'eau. La dépense lera :

vaporisation de 1 kilogr, d'alcool , -- 1 !»

chauffage de cet alcool à 85° 3't

vaporisation de 1 kilogr* d'eau. ............ t>3a

chauffage de l'eau qui reste i33

WSTILL.4T10N.

Pour obtenir 2 litres d'eau-de-vie, on a donc dép ^22 -h lo33 = 3455 calories.

945, Pour obtenir par une opération unique de l'alcool à t] degré déterminé et pour éviter les complications et les dépeins qui sont la conséquence des distillations successives, 00 a ètahli des appareils dont la construction est basée sur les faits huy que l'expérience a fait connaître.

i° Quand on chaulle un liquide formé d'un mélange d' d'alcool, il s'en dégage une vapeur renfermant proportioi ment plus d'alcool que le liquide qui lui a donné naissance

2° Si un mélange de vapeur d'eau ni de vapeur d'alcool aune certaine température rencontre un liquide alcoolique à uni température moindre, il y a condensation de vapeur d'eau, < t | chaleur abandonnée dans ce changement d'état vaporise une certaine quantité d'alcool. La vapeur non condensée contient <lnni\ pat cette double cause» une plus forte proportion d'alcool que la vapeur primitive et s'enrichit, tandis qu'au contrai» liquide, auquel vient s'ajouter l'eau condensée ri qui perd d'ailleurs une certaine proportion d'alcool, s'appauvrit.

3° Quand on refroidit pro-ressivonient un mélange de vapeun d'eau et d'alcool, 1rs premiers produits de la condensation plus aqueux que ceux qui seulement se déposent après qu< température s'est abaissée davantage.

Ces principes ne furent établis que progressivement, et premiers appareils dans lesquels on essaya de les appli étaient très compliqués.

946, Vers 1780, Armand avait établi un appareil dans l se trouvait appliqué le troisième principe.

Imaginons qu'entre la chaudière et le condenseur de Tala ordinaire, on interpose, au lieu du vase analyseur dont nou avons parlé (M*), un serpentin condenseur que la vapeur pat court d'abord eu montant. Il se produit une condensation p&i tielle, et les premiers liquides condensés sont les plus aqueui sont ramenés à la chaudière par un tuyau spécial. La vapeur de vient de plus en plus chargée d'alcool à mesure qu'elle s'éli

richesse est d autant plus grande que le serpentin est plus long.

L'alcool qui reste à l'état de vapeur se rend alors dans un

ond serpentin convenablement refroidi, où il se condense à son tour. On fractionne suivant leur richesse les produits recueillis dans le serpentin aux diverses phases de l'opération.

Le liquide en traitement devient de moins en moins riche et la production d'alcool va en diminuant pour devenir presque nulle à la fin de l'opération. Il ne reste plus alors dans la chaudière que de l'eau légèrement alcoolisée.

Ce procédé est très imparfait, car il est reconnu que si, quand 01 fait bouillir un vint l'alcool et l'eau se séparent assez régulièrement, au contraire, les vapeurs mélangées se condensent presque simultanément à une même température.

947, Lavoisier avait eu l'idée de supprimer les distillations successives et d'obtenir, pur une opération unique, de l'alcc au degré de concentration le plus élevé possible ; mais c'es K.Adam qui, en i8oi, réalisa le premier appareil pratiquemei: employé et qui est fondé sur les deux premiers principes que nous avons indiqués ci-dessus.

Cet appareil se compose d'une chaudière suivie d'une série de récipients et d'un condenseur disposé comme celui d'un llambic ordinaire.

Au début de chaque opération, on charge du liquide alcoolique à traiter la chaudière et les récipients. Quand on chauffe le liquide contenu dans la chaudière, le mélange de vapeurs d'eau et d'alcool dégagé se rend, par un tuyau plongeur, dans le premier 1 *ase dout il échauffe le liquide en se condensant. Lorsque réchauffement est produit sur tout de ta vapeur d'eau qui sec lense.

ftèfl que le liquide du premier récipient est suffisamment

échauffé, il s'en dégage un mélange de vapeurs d'eau et d'alcool

I plus riche que le premier. Si on conduit ce mélange dans le

| lecond vase, il se condensera encore de l'eau, et les vapeurs

I <pi se dégageront seront encore plus riches en alcool que les

précédentes. On conçoit donc qu'avec un nombre suffisant de •ifcipieuls successifs on puisse obtenir dans le serpentin placé K «a queue, de l'alcool à un degré déterminé.

Le liquide épilidé OU vinasse» qui forme te résidu d lation est extrait île la chaudière. Ou hit alors avancer d'unran les liquides tics divers vases; on introduit du liquida neuf , Un celui qui précède immédiatement le condenseur «■( OU I ['opération. Quand le liquide de la chaudière se trouve épuiléi nouveau, mi opère comme il vienl d'être dit, et ainsi de suite, i manière à toujours obtenir un épuisement complet de la vina* qu*on extrait de la chaudière.

Lorsqu'on ne veut pas pousser la concentration jusqu'i degré maximum que peut fournir l'appareil, DU réunît duits de la distillation des derniers vases, el on obtient de l'alcool moins concentré.

L'appareil Adam, qui a marqué un grand progrès dans Tari de li distillation, est abandonné depuis longtemps, parce qu'il exige ir de main-d'œuvre et que le travail n'yésl pas absolument c

Les récipients successifs sont aujourd'hui remplacés par un appareil plus simple connu sous le nom de colonne dislillatoire et dans lequel on fait circuler le liquide à distiller sur des pi; teaux superposés, au contael el en sens inverse de la vapeur.

948. Appareil Cellier-Blumenthal et Derosne. — Dan cri appareil, le travail est continu; de plus on utilise m chaleur en employant comme liquide réfrigérant le vin a distiller

Cet appareil (fig. 524) se compose de deux chaudières étagéd À' et A, dont la seconde eel surmontée dune colonne distilla luire B, à la suite de laquelle sont disposés d'abord un coudes seur D, puis un réfrigérant F et enfin un récipient H, destiné recevoir l'alcool au fur et à mesure de sa production.

Le liquide alcoolique contenu dans la chaudière A' est rhaufl directement par un foyer, tandis que celui que renferme chaudière À est porté à réhullilion à la fois par les gaz chaud du foyer desservant la chaudière A' el par les vapeurs qui dégagent de celle dernière.

Les vapeurs alcooliques formées dans la chaudière A se re dent dans la colonne dislillatoire constituée par un cylindre vertical renfermant une série de plateaux superposés a bords relevés; chacun de ces plateaux est percé eu sou rentre

surmonté dune calotte de diamètre un peu plus faillie sien.

Fig. îîi.

site façon, si on fait couler du vin dans le plateau supéi\ tombera sur la calotte du second plateau en la cou-

sin

IL — Jl

vranl d'une mince couche liquide, puis, par le trou ceolral deuxième plateau, il descendra sur la deuxième calotte | ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il arrive enfin dans la cliauii-

Les vapeurs alcooliques s'élèvent dans la colonne disliil 6l s'enrichissent au contact du vin a distiller; celui-ci, dffl échauffé par son passage autour des serpentin* du condensèq chauffe-vin D, est introduit dans la colonne à peu mi-hau*

leur et descend de plateau en plateau jusque dans la chaudière,

À la partie supérieure de la colonne, les vapeurs alcoolique! rencontrent une seconde série de plateaux alimentés par partie des produits condensés dans le chauffe-vin. Ces plateau portent en leur centre un rebord annulaire recouvert par un chapeau qui plonge dans le vin; pour passer d'un plateau à l'autre, les vapeurs sont donc obligées de barboter à travers le liquide qui s'écoule, d'étage en étage, par de petits ajutages pla des parois de la colonne et non représentés sur la figure.

Les vapeurs traversent ensuite le condenseur D, puis b dent au réfrigérant par le conduit 0 ; l'alcool condensé s'emmagasine dans le récipient H. S'il arrive que le degré ne soit pas Suffisant on peut, au moyen d'une tuyauterie spéciale, ram sur les plateaux de la colonne distillatoire les vapeurs condensées dans les premières spires du condenseur D.

Le vin à distiller parcourt le même chemin que les vapeurs» mais en sens contraire. On commence par l'élever dans un réservoir ii de là il s'écoule dans la caisse E par le robinet r pourvu d'il flotteur règle l'alimentation, puis, par le tuyau 1, il gagne la par tie inférieure du condenseur; il s'échauffe au contact du ser tinT s'élève dans le tuyau K pour se déverser dans le i gérant D, où il continue à s'échauffer et se rend enfin par le conduit L dans la colonne distillatoire, où il coule de plateau en plateau et s'appauvrit de plus en plus à mesure qu'il descend; le liquide pauvre se rend enfin dans les chaudières À el .V rébullition achève de l'épuiser. On voit que dans ces appareil* tous les liquides, excepté la vinasse» ne sortent qu'à une température relativement basse. Toute la chaleur de vaporisation utilisée, le fonctionnement est économique ; en outre, on obtie

îI'LUïoN DES LIQUIDES Kl

de l'alcool ai: que l'on veut. Pour mettra l'appareil eo

marche, on remplit directement les chaudières A et a\ nu chauffe

i commence l'alimentation continue dès que le régime Ml

a imaginé un grand nombre de flispositions ayant pour d'augmenter les surfaces de contact do la vapeur avec le

S is allons en décrire quelques-unes. 19. Appareil Cail. — La maison Cail, qui construira il l'appareil < I • - Cellier-Rlumenthal, lui a fait subir des ilications importantes pour en simplifier le fonctionnement, I arrivée ainsi à constituer le type d'appareil clîslillaluire qu'elle a présentéà l'Exposition Universelle de 1889. Cet appareil comporte essentiellement : une chaudière À, mie codé distillatoire C, un condenseur D, el enfin un réfrigérant K. La chaudière À esl chauffée h la vapeur, ce qui permet d obtenir une marche très régulière , A cet effet, deux cloisons /ontales formant plaques tubulaires, réunies par un grand nombre de tubes de o,o5 de diamètre et par un cylindre ob&» Irai de o, jj, isolent une chambre que remplît la vapeur de cliauffege, tandis que le vin circule à l'intérieur des tubes.

me de la chaudière est surmonté d'une colonne de distillation carrée C, composée d'une série de tronçons superfkM (fig. «us semblables comprenant chacun deux cloi-

sons ajourées sur lesquelles circule en descendant progressiez le vin à distiller. Chacune de ces cloisons est percée d ouvertures rectangulaires très allongées, dont les bords soi il relevés de manière ;t retenir une certaine quantité de liquide; us de ces ouvertures sont placés des chapeaux plnnsreaul i-nt dans le vin de manière que, pour se dégager, les oliques venues de la chaudière sont obli- Uarb« 1 1 dans ce vin. Dans l'un des angles, el alternativement à droite et à gauche en passant d'un plateau à l'antre, : ouve une ouverture plus petite que les précédentes, garnie lun ajutage qui plonge dans le liquide du plateau inférieur. Cal ifice sert de trop*plein et ses rebords sont à cet effet moins llevés que ceux des autres ouvertures. On voit que, grâce ;■

Otite disposition, le vin qui arrive de la partie supérieur»* tel colonne parcourt en zigzag toute la surface des plateaux, qui assure son parfait contact avec les vapeurs alcooliques; descend, comme nous l'avons expliqué dans l'appareil pr demment décrit, puis s'écoule continuellement par le fond la chaudière. Si la marche de l'opération est bien réglée, liquide sortant ne doit plus contenir aucune trace d'alcool; onl désigne alors sous le nom de vinasse. Cette vinasse est évacn par un tuyau Z qui se relève jusqu'au-dessus du niveau du quide dans la chaudière, de sorte qu'elle ne s'écoule que so l'influence de la pression existant à l'intérieur des appare (environ o*f6o d eau).

Le sommet du siphon renversé Z est ouvert à l'air libre d'éviter qu'il ne puisse s'amorcer et vider ainsi complétera* la chaudière.

Les vapeurs qui se dégagent du liquide contenu dans lâcha dière À (fig, 5a5) s'élèvent d'abord dans la colonne ; puis eLl se rendent au condenseur chauffe-vin D, composé d'un i fermé dans lequel se trouve me série de tubes horizontaux reli en serpentin et dans lesquels la vapeur passe successivement i descendant. Ce serpentin est refroidi par le vin à distiller; ce d'abord élevé dans le réservoir V, s'écoule par le tuyau à phon renversé G, traverse le condenseur D et arrive par le CO «luit E dans la colonne dislillatoire dont il parcourt les deux inférieurs.

Les moins riches des liquides condensés daus le serpentin i chauffe-vin font retour par Iroîs tuyaux F'F'F*' aux plate supérieurs de la colonne et redescendent jusqu'au bas en céda leur alcool aux vapeurs montantes qu'ils rencontrent. 11 fa remarquer que ces liquides sont ramenés à un niveau d'auù plus élevé, qu'ils sont pris en un point plus refroidi du coade seur. Le degré de concentration que l'on veut obtenir tix • bre de retours qu'on laissera ainsi ouverts.

Les vapeurs qui ont traversé le chauffe-vin 11 se rendent m 1 fr itérant R, constitué par une caisse munie de tubes dis] faisceaux superposés ei parcourus parte liquide réfrigérant.

DISTILLATION HES LIQUIDES NftLA

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série de chicanes horizontales forcent les vapeurs alcooli circuler autour de ces tubes, de manière à obtenir un rel

sernenl à pru | dique. Un recueil sortie des flegmes c vent marquer 3e til centésimaux.

Le liquide froi ployé dans le rôfr peut être le vin, pauvre en alcool ; plus souvent les i sont trop abondant pouvoir être a in densées et l'on es de refroidir avec de Feau ; c'est la disposition représenté figure.

L'alcool recueilli se rend par le tube X à Féprouvettc

el est enlin envoyé tuyauQY dans les on l'emmagasine.

Quant à Fcau né( au refroidissement divers lavages, e renfermée dans ui voir supérieur N, tribuée au réfrigén le tuyau M muni il chement Z destiné nir Feau nécessaire vage de la chaud i L'appareil Cail

prend encore quelques dispositions accessoires qui sont chaudière, un indicateur de niveau à tube de verre, d'homme, un robinet de vidange, etc. ; sur la colonne, un d'arrivée d'eau situé à la partie supérieure et servant

M>TIII vnnN DES LIQUIDES MÉLANGÉS.

«i, de plus, un certain nombre de tampons autoclaves it le Bêttoyage et la visite îles plateaux; sur le eon- Bf, un tube K ramenant au réservoir à vin les vapeurerraient se dégager du liquide traversant cet appareil, ilin un réfrigérant spécial I\ installé a coté de la chaudiïlet de condenser une petite quantité des vapeurs qui se (lent de cette dernière et de surveiller ainsi la marche de Topr- S réfrigérant est parcouru par un courant d'eau ftoidfl

Fig. 3i8.

chaudière de distillation est chauffée à L'aide d'uô courant peur, afin de maintenir plus facilement la température nte nécessaire pour obtenir des produits de bonne qualité ir assurer la marrhe régulière des appareils. ploi de la vapeur ne suffit cependant pas pour conservai ème température à la base de la colonne pendant toute la

hlSTILLATiON.

Jurée de l'opération, il faut de plus que la pression ne va pas dans la chaudière À. Aussi règle-t-on l'admission de la peur dans celle-ci au moyen d'un régulateur spécial, sembla aux détendeurs donL nous avons donné déjà la descriptj («a» à 8*i), mais beaucoup plus sensible que ces dernier*.

Ce régulateur (fig. 5a8) est établi de la manière suivante;

Un socle À, présentant à sa partie supérieure une cuvelt«.\ l porte une calotte B surmontée d'un cylindre renfermant tin terne de soupapes équilibrées 0 destiné à régler le débit vapeur; la cuvette esl fermée par un plateau mobile C qui I i si assemblé au moyen d'un anneau très flexible de caoutchouc I et dont la course est limitée à 0,005 par une rainure pratiqua sur toute sa circonférence. La face inférieure du plateau C i soumise à la pression des vapeurs de la chaudière, pre! se transmet par l'intermédiaire du tube G; sur la face supérieu agit le levier K chargé d'un poids L. Si la pression tend a m<> 1er, le plateau C se soulève ett au moyen de la bielle N, soulè la soupape équilibrée 0 et diminue' l'introduction de vapeur; i la pression tend au contraire à baisser, la soupape s'ou vantage et la vapeur est admise plus largement. On pression de régime de l'appareil de distillation en plaçant ce venablement le poids L.

La pression à la base de la colonne distillaloire est indiqu par un manomètre disposé sur la calotte B; celui-ci es d'un tube en verre ouvert à sa partie supérieure et relié a partie inférieure, par un tube en caoutchouc» avec un petit ajutage traversant le plateau C et plongeant dans l'eau de condeth salïon qui vient se déposer dans la cuvette du régulateur.

Un robinet de vidange V permet de vider la cuvette lui. s cela devient nécessaire.

950. L'appareil Savalle, que nous allons décrire, employé pour la distillation des moûts provenant de la fermentation des grains; il figurait comme le précédent à l'Exposition Universelle de 1889, Dans cet appareil (fig. Sag) il n'y a pas de chaudière et le chauffage se fait directement par la vapeur d que Ton introduit, à pression constante, à la base de la colonne

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DISTILLATION UE> LIQI LDES MÉLANGÉS

. 8" oe

Fîg, 5n).

distillatoire. Les vapeurs alcooliques parcourent de bas on ha C6Ue colonne en s'enrichissant de plus en plus à mesure quell s'élèvent; elle traversent ensuite le brise-mousse B où

séparent du liquide qu'ell ont pu entraîner, pois Lrent clans le ehauhVviu Ci enfin , circulent dans m

gérant D; les produits de Isa

condensation se rendent à prouvelle E-

Le nioùt suit à peu pièl mémo chemin que la vapei mais en sens contraire; il refoulé par le tuyau m, à base du condenseur chaufl vin 11, qu'il parcourt en mo tant, s'échauffe et sort par!

tuyau t/ pour se rendre à I»

colonne distillatoire dans quelle il descend de plate en plateau tout en s'épuisa Le nioùt épuisé sort pat tuyau 0 sous l'action delapr shui existant dans la

La vapeur d'eau destinée chauffage arrive par la pape i du régulateur de pr sion que noue déci loin et parcourt le tuyau U l'amène à la partie inf de la colonne A.

Celle-ci est formée d'une série de tronçons rectanguh dont les bords sont rabattus extérieurement et relii par des pinces en acier. Chaque tronçon porte un plate (iîg\ 53o-53i) percé de deux ouvertures longitudinales d bords relevés constituent deux lignes de chicanes que le moi!

est forcé de contourner pour passer d'un plateau au suivant. Chaque ouverture est recouverte d'un chapeau qui oblige les vapeurs qui s'élèvent à traverser successivement les diverses couches liquide* qui circulent sur les plateaux. Chacun des plateaux est pourvu dune ouverture rectangulaire pratiquée dans un angle et servant de trop-plein. La hauteur des bords relevés Je cette ouverture limite l'épaisseur de la couche liquide qui recouvre le plateau. Pour empêcher le passage de la vapeur par le trop-plein, on le prolonge par un conduit dont l'extrémité plonge dans le liquide du plateau inférieur» Comme les ouvertures de trop-plein sont diagonalement opposées pour deux dages consécutifs, le vin, avant de s'écouler d'un plateau sur le Miivaut, r>i forcé de parcourir le chemin sinueux bordé \k\v [m chicanes. Des regards pourvus de tampons permettent de visiter rt tle nettoyer les plateaux sans qu'on soit obligé de démonter la colonne.

L'eau provenant de la condensation de la vapeur employée an chauffage du moût est recueillie à la partie inférieure de la colonne dislillatoire dans un réservoir en foule posé sur le bâti et muni d'un tube de niveau 5, d'un robinet de purge 6 et d'un n reniflard » 4 destiné a laisser rentrer l'air dans le cas où la pression tomberait accidentellement au-dessous de celle de launosphëre.

Les vapeurs alcooliques qui sortent de la colonne par le luyau k entraînent toujours avec elles un peu de moût, eu raison du peu de fluidité de ce produit. On les en débarrasse en les faisant arriver normalement h la partie supérieure d'un récipient B, dit brise-mousse, dont la section est beaucoup plus considérable que celle du tuyau K; les mousses tombent au fond, s'affaissent et fournissent un liquide qui retourne à la colonne À par le tuyau Z.

Le condenseur chauffe-vin C qui fait suite au brise-mousse est tubulaire; le moût y arrive par le tuyau m, circule à l'intérieur des tubes, tandis que les vapeurs alcooliques passent autour, et sort par le tuyau </.

Ces vapeurs et le liquide déjà condensé se rendent ensuite au

réfrigérant D, tubulaire comme le chauffe-vin et dans le circule un courant d'eau froide fournie par un réservoir Comme nous l'avons dit, le liquide alcoolique se rend à l'épM vette E et de là aux réservoirs où il doil être eiumagasite-

Afin de permettre d'éliminer d'une façon continue les vint! (résidus épuisés de la distillation) sans perte de vapeur, le tuya

d'évacuationfot i geur et descend jusij vers le bas d'un ré* voir cylindrique (figt 53a a la paj périeure duquel s'i chappe la vinasd'autres cas, le tuya arrive à la pari rieure du réservoir qui est alors pari une cloison verti deux ahambrec muniquanl parle ban formant un siphon (f versé ; la dlstan< cale entre la base du plongeur et l'orifice chappement des vinasses est supérieure l\ la hauteur d'me lonne de vinasse correspondant à la pression de la vap la colonne distillatoire.

Nous avons dit que la pression de la vapeur était réj un régulateur de pression, dont la grande sensibilité contrit beaucoup au bon fonctionnement des appareils Savalle.

Ce régulateur (%. 533) se compose de deux réservoirs A el B superposés; la partie inférieure de ce dernier est proie: parmi tube vertical pénétrant dans un autre tube qui dese jusqu'au fond du réservoir A. Celui-ci est relié avec le bas la colonne distillatoire par un tuyau branché sur la tubulure ! Le réservoir Best ouvert à l'air libre et renferme un flotteur C

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