Appareil rectifîcateur Savalle. — Cet appareil
Ë8 , qui figurait a l'Exposition Universelle de 1889, est h unement discontinu. Il comprend essentiellement une udiêre A, contenant l'alcool à traiter, une colonne distillae B, un condenseur analyseur C, et enfin un réfrigérant D, ai chaudière À est chauiïée au moyen d'un serpentin alimenté vapeur dont la pression est maintenue constante par le régu- »ur L que nous avons déjà décrit. Dans les derniers types Étroits, la chaudière renferme deux serpentins concentriques ; i, formé de gros tubes, reçoit de la vapeur convenablement provenant directement des générateurs et l'autre, consé par des tubes de diamètre un peu plus faible, est parcouru la vapeur d'échappement de la machine qui sert à élever u emplovée pour la condensation. Cette chaudière est pourvue ieux tubes de niveau io, d'un tube de remplissage n, d'un iflard 8 et d'un trou d'homme 9, Ce dernier sert pour le loyage de la chaudière et du serpentin. L'eau de cousatinn de la vapeur de chaullage s'écoule par le robinet 2. chaudière est surmontée d'un dame de vapeur excentré G lequel plonge un thermomètre et d'une colonne de distïl-
#es plateaux qui garnissent cette colonne sont formés chacun
D pie disque percé d'un gi and nombre de trous de 0,004 de
mètre environ et muni d'une sorte de cuvette dans laquelle
Eun ajutage formant le trop-plein du plateau immédiasupérieur. Les fonds des olivettes sont également percés élit orifice de o,ooa de diamètre, de manière que le ide qu'elles retiennent puisse s'écouler quand, l'opération innée, on cesse de chauffer.
La vapeur se rend du dûrae G de la chaudière k la colon par un conduit disposé en siphon renversé àe manière fa n<l< les liquides qui, lors de l'arrêt du chauffage, pourraien muler à la base de la colonne distillaloire. On évite ain*i <pi
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chaudière ne soit souillée par les bas produils à odeur in qui restent à la fin de l'opération.
Les vapeurs s'élèvent en traversant les trous des plat tandis que le liquide s'écoule d'étage en étage en passant trop-plein. Arrivées au sommet, les vapeurs se rendent condenseur analyseur tabulaire C, puis au réfrigérant
ite U placé directement au-dessous et dam lequel s'acbère la
« "inlensation.
L'eau qui sort au refroidissement arrive à la partie inférieure du réfrigérant par on tuyau /* et sort à la partie supérieure du ronu le tuyau m qui la conduit au régulateur J. Celui-ci, »aot sur la vanne t4, règle la quantité d'eau employée pour mlensation et par suite la température de sortie de ce liquide. alcool fourni par le réfrigérant arrive dans une éprouvettei qui permet de se rendit- compte à chaque însfls la quantité et de la nature de l'alcool qui s'écoule. Le ionnement la 60 petit appareil repose sur ce que le volume liquide débité par un e est intimement lie h uteur de charge auus de cet orifice.
rouvetle- jauge se omipose d'un vase de verre E à la base duquel s'accuuulent les produits de opération. Ce vase renerme un tube de verre :radue surmontant un F par où s'écoule ehors le liquide alcoo- Celui-ci ne peut pédans le tuyau F traversant un tout it trou situé au pied du tube de verre; on connut
Fig.
éone qu'on puisse graduer le tube de manière à connaître à ue instant le débit d'après le niveau du liquide dans l'éprou- ?ette. Un alcoomètre plonge dans le liquide de Téprouvette et ta robinet de dégustation D permet de reconnaître la qualité de l'alcool. D'après la constatation faite, on ouvre un des trois robiaeUl, Jt ou K, et on envoie ainsi les produits aux bons goûts, iux médiocres ou aux mauvais goûts.
Pour effectuer une rectification dans cet appareil, on l'alcool a rectifier dans la chaudière A chauffée par lins de vapeur; 01) élève vivement la température en admettant la vapeur en plein jusqu'à ce que les flegmes entrent en éboffi lion; à ce moment, on ferme en partie le robinet de \ vapeur et on envoie de l'eau froide en abondance dans le confiseur analyseur G; cette eau passe directement par le robiuHj sans traverser le régulateur d'alimentation.
Les vapeurs alcooliques sont entièrement condensées et m retour par le tuyau A à la colonne distillât nire dont les plateaux se recouvrent de liquide ; la pression dans la chaudière PIM alors progressivement et reste toujours supérieure h la BOflfli des nappes liquides que retiennent les plateaux. Quai ceux-ci sont garnis, on ferme le robinet i et on laisse fonctionner le régulateur d'admission d'eau froide de manière qu'A n se condense plus dans ranalysrnr C que les deux tiers peurs alcooliques formées. Le dernier tiers passe dans le réfngérant tubulaire D où il est condensé et refroidi et le liquida se rend enfin à l'éprcuvette. Les premières parties con (3 p. 100 environ} constituent les mauvais goûté de tête (aldéhyde éther acétique, etc.); peu à peu l'alcool condensé est plus pi forme l'alcool bon goût qu'on recueille.
Quand le thermomètre de la chaudière À indique une tempéra ture de 99 à too\ on envoie, après épreuve, l'alcool des demi-fins. A la température de nu", on laisse de nouveau arriver l'eau froide en plein, afin de condenser toutes les \ pour recouvrir d alcool à fort degré les plateaux supéri la colonne et remplir le condenseur. Les huiles essentiel! nent se dissoudre dans cet alcool et il n'y a plus à ci qu'elles souillent les plateaux ni le condenseur. Enfin a 10 liquide restant dans la chaudière ne contenant plus d'alcool Topé-" ration est terminée, On ouvre le robinet de vidange, on t l'arrivée de vapeur, et on envoie aux mauvais goûts il (alcools propylique, butyrique, amylique) le liquide contenu la colonne et qui s'écoule à travers les petits orifices des plat, par suite de rabaissement de pression dans l'appareil