PortePrldeaiix (fig. i56, 107). — M. Prideaux a ima
FOYERS DIVERS. — FOYEHS DITS KL'MIVORES. 429
giné el appliqué une disposition ingénieuse aiin de régler automatiquement l'entrée de l'air sur le foyer, suivant la période de la combustion. La porte est construite pour cela d'une manière toute
particulière ; le cadre porte une série de lames de persiennes mobiles et articulées qui peuvent s'ouvrir ou se rabattre les unes
sur les autres, de manière k laisser plus ou moins de passage à l'accès de l'air. Le mouvement se produit au moyen d'une
double tringle attachée d'un côté aux lames de persiennes et de Tautre à un levier placé au-dessus de la porte et articulé à la tige d'un piston qui se meut dans un cylindre renfermant de Teau ou de Thuile. La garniture du piston est disposée de telle sorte que lorsqu'on soulève le levier, et par suite le piston qui lui est articulé, des clapets s'ouvrent et l'eau passe librement audessous du piston ; dans ce mouvement, les persiennes s'écartent.
Les deux côtés du piston communiquent ensemble par un petit tuyau latéral au cylindre, dont on peut régler la section au moyen d'une vis.
Lorsque le chauffeur vient de charger, il soulève le levier au moyen de la boule qui est à son extrémité. Les persiennes s'ouvrent en même temps que l'eau passe dans le cylindre au-dessous du piston. L'air s'introduit entre les lames de persiennes et pénètre dans le foyer après avoir rencontré des plaques métalliques, fixées obliquement à la porte, qui ont pour but d'échauffer l'air et de produire des remous favorables au mélange avec les gaz combustibles. A mesure que la combustion se poursuit, le piston, par son poids et celui du levier qui le surmonte, refoule l'eau qui, par le tuyau latéral, passe d'un côté à l'autre. Il descend progressivement, et le mouvement se communique aux persiennes, qui se ferment peu à peu. On peut faire varier le temps de la fermeture, suivant la nature du combustible, en réglant la section d'écoulement de l'eau au moyen de la petite vis. On a ainsi^ par la porte, une arrivée d'air décroissante qui, dans une certaine mesure, peut être proportionnée aux besoins de la combustion.
Cet appareil ingénieux, mais un peu compliqué, n'a pas réalisé, au point de vue pratique, une amélioration sensible dans le rendement.