Foyer Agnellet. — MM. Agnellet frères, manufaclu
Kig. 90 '|.
riers à Paris, efl'ectuent dans leur usine la combustion de l'huile au moyen d'un appareil spécial représenté dans la figure 204. Il se compose do deux tubes concentriques; Thuile arrive par
le tube intérieur et Tair par l'espace annulaire sous une pression de 5 à 7 centimètres de mercure. Sous Taction du courant d*air, le filet liquide se trouve transformé en un brouillard très fin, intimement mélangé avec Tair et la combustion produit une flamme courte à quelques centimètres du brûleur; l'arrivée de rhuile et de Tair se règle au moyen de robinets. On peut employer, à côté les uns des autres, autant de brûleurs qu'il est nécessaire pour produire la quantité de chaleur dont on a besoin.
En modifiant leur appareil et faisant arriver l'air par le centre, MM. Agnellet sont parvenus également à brûler le goudron qui est entraîné et mélangé avec Tair, un peu avant d'être projeté dans le foyer.
329. Foyers & naphte. — Sur les navires de la mer Caspienne, qui peuvent être alimentés facilement par les huiles provenant des puits du Caucase, on a cherché à brûler le naphte brut ou ses résidus, pour le chauffage des chaudières à vapeur, en le faisant passer à travers un lit poreux, ou bien en le répandant dans des rigoles étroites, ou encore en le faisant couler goutte à goutte sur des tôles chauffées à blanc, etc. Tous ces procédés ont donné d'assez mauvais résultats; il y avait une énorme production de fumée noire qui, au contact des parois froides des tubes, ne tardait pas à les obstruer et à éteindre la flamme.
Les seuls appareils qui aient donné des résultats à peu près satisfaisants sont ceux qui pulvérisent le pétrole au moyen d'un jet de vapeur et le projettent dans le foyer à l'état de brouillard ; dans ces conditions le naphte brûle bien, et fournit une longue et belle flamme sans fumée et sans résidus.
La plupart des appareils font écouler, par un orifice long et étroit, une nappe de pétrole sur un jet de vapeur qui sort audessous par un orifice semblable ; la largeur des orifices variant de un demi à 2 millimètres ; ces appareils ont le grave inconvénient de s'encrasser au bout d'un temps très court; le naphte,