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RÈGLEMENT DU TIRAGE

442* Pour régler le tirage et l'activité de la combustion dans les fourneaux et en général la vitesse de circulation des gaz dans les conduites d'écoulement, on se sert de registres. Ce sont des plaques en fonte ou en tôle qu'on place en un point do la conduite, et qu'on manœuvre de manière à réduire plus ou moins la section de passage.

On peut ainsi faire varier le volume écoulé depuis o, par la fermeture complète, jusqu'à un maximum qui correspond à l'ouverture entière. Rappelons de suite que le volume écoulé est bien loin d'être réduit proportionnellement à la diminution de section opérée par le registre, et dans l'exemple que nous avons pris {219), il fallait réduire la section au dixième pour réduire le volume à 0,4.

Le registre le plus simple est celui qui est employé pour régler l'écoulement dans les tuyaux en tôle, les tuyaux de poêle

par exemple. C'est un simple disque (fig. a^-a et 273) eu tfile

de forme légèrement elliplique fixé par deux agrafes rivées

sur une (igo en fer qui traverse le luyau de part en part et se

prolonge à l'extérieur: en tour-

0T nant la tigo, le disque vient fer-

^HH|IHj|HH mer plus ou moins la section du P :' 1 1 tuyaUî et H cause de sa forme L/\ eÇ^ j^''J elliptique peut s'appliquer sur les parois de manière à supprimer à peu près tout passage.

Cetlo fi'rmt'ture complète n'est pas sans danger, pour les poêles et en général pour les appareils dont le foyer est placé dans une pièce habitée. S'il reste un peu de feu, les gaz ne peuvent se ilégager que dans l'appartement, ce qui peut être la cause d'accidents graves. Pour éviter ce danger, il est prudent d'enlever, sur les bords du disque, un segment pour laisser toujours un certain passage aux gaz de la combustion, même lorsque le registre est fermé au maximum.

Fis. ■

Fig. Î7I.

443. Pour les fourneaux de chaudière à vapeur, on emploie deux dispositions de registre.

La première se compose (fig. 274 et 27;») d'une plaque pleine rectangulaire glissant dans un cadre scellé dans la maçonnerie du carneau.

Pour que le mouvement soit aisé, il est nécessaire de laisser, entre le registre et le cadre qui sont des pièces brutes de fonte, un jeu assez grand qui établit la communication Fig. r/,. Fig. 175. des cameaux avec l'atmosphère

de sorte que le registre étant toujours placé près de la cheminée, l'air pénètre directement par cet intervallesansavoiràsurmontertouteslesrésistancesdu fourneau; il arrive avec une grande vitesse et, le volume introduit, malgré

T\RkGK nés CHEMINÉES. fil9

la faible spclion de passage, peul, clans certains cas, «Hre assez fort pour gèncr le tirage. Il le diminue de deux manières, d'abord parce qu'il prend \a place d'un certain volume qui aurait passé par le foyer pour alimenter la combustion, et ensuite parce qu'il refroidit les «■az dans la cbominée, et réduit par conséquent leur force ascensionnelle.

Pour s'opposer à ces rentrées d'air, on peut disposer au-dessus du fourneau (fig. ^-6 et 3.77) un coffre en tôle dans lequel le

Vig. 176.

Hg. ty-}.

registre, en montant, vient se loger tout entier; de celte manière, il n'y a d'autre ouverture que celle qui est nécessaire pour le passade de la cbalne et on réduit notablement la communication avec l'almosplière et les rentrées d'air. L'addition de ce coffre suffit quelquefois pour améliorer sensiblement le tirage d'un fourneau.

Le registre est suspendu par un anneau à une chaîne qui, après avoir passé sur des poulies, se termine par un contre-poids réglé de (elle sorte que le registre, à cause des frottements, se maintient en équilibre dans toutes les positions qu'on lui donne. Il convient de ramener le contre-poids à l'avant du fourneau, à portée du chauffeur pour rendre la manœuvre du registre aussi

facile que possible. Le chaufTeur, sans se déplacer, le fai( monter ou descendre, soîl en tirant sur ta chaîne, soit en soulevant le contre-poids.

444. Les figures 578, syg. a8o, 281 représentent une autre disposition de registre pour fourneau de chaudière à vapeur. C'est encore une plaque R et un cadre scfllé dans la maçon-

nerie du carneau CC, mais la plaque est tournante; elle est montée sur une tige verticale 00 qui passe dans un guide fixé à la traverse supérieure du cadre et sort à l'extérieur, terminée par une manivelle M pour la manœuvre. Elle repose sur un pivot, disposé en saillie sur la traverse inférieure, pour éviter les engorgements de sute ou de cendres. Avec cette disposition, il n'y a presque pas de rentrées d'air.

Au moyen d'une chaîne de commande et de contre-poids (fig. nSa, n83), on peut manœuvrer le registre R de l'avant du

fourneau. En tirant sur le contrepoids placé au bout de la chaîne a, a, a^ on fait tourner le registre dans un sens; en le soulevant, le contrepoids P agit sur la chaîne i, A, et ramène le registre en sens inverse.

445. Préliminaires. — La puissance d'un appareil de chaufTage est directement liée à la quantité de combustible que Ton peut brûler dans le foyer, et cette quantité dépend ellemême du tirage de la cheminée, c'est-à-dire du poids de gaz qu'elle peut appeler et par conséquent de sa section et de sa hauteur. Il en est de même pour les cheminées destinées à la ventilation des lieux habités.

La détermination de ces deux dimensions a donc une grande importance.

Le poids de gaz qui s'écoule par une cheminée est donné par la formule (412)

dans laquelle :

P est le poids des gaz, en kilogr., écoulés par 1'',

Q la section de la cheminée en mètres carrés,

H la hauteur de la cheminée en mètres,

R le coefficient de résistance totale à l'écoulement des gaz dans

les conduits, coefficient rapporté à la section Q du sommet de la

cheminée et qu'on calcule comme nous l'avons développé (ao*)

ou plus simplement, dans le cas des fourneaux, comme nous

allons l'indiquer plus loin (464),

t la température des gaz dans la cheminée,

0 la température extérieure,

d^ la densité des gaz à o**, par rapport à l'eau, à la pression

atmosphérique.

622 CIlËMliNÉËS.

X le coefticient de la dilalation d(*.s gaz = 0,00367 Représentons par m la fonction.

i-hxty I -h

la relation prend la forme

-'-"V/ttïï

On peut définir m, le poids écoulé par une cheminée de section et de hauteur égales à l'unité et pour laquelle les résistances seraient nulles. D'après la forme de la fonction, on voit que la valeur de m ne dépend que des températures intérieures et extérieures; pour la discuter il y a lieu de considérer deux cas, suivant que Texcès de température / — 6 est au-dessus ou audessous de i5o°.

Le premier cas s'applique surtout aux cheminées d'usine, le second aux cheminées d'appartement et aux cheminées dites d'appel employées plus particulièrement pour la ventilation des lieux habités.

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