‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleurChapitre 210 sur 291 · Expériences de la commission du Gard. — Des · texte numérisé non relu

Expériences de la commission du Gard. — Des

expériences très complètes et très intéressantes ont été faites en 1877 par une commission d'ingénieurs des mines sur quatre ventilateurs à force centrifuge choisis dans la région du Sud- Est, et M. Murgue, l'un des commissaires, en a consigné les résultats dans un rapport détaillé.

Les ventilateurs expérimentés avaient les dispositions suivantes :

I* Le ventilateur de Lalle était formé de 8 ailes en tôle de 3",8q de diamètre, inclinées vers l'arrière à 45° environ, et formant un tout solidaire avec deux joues tronconiques égale-

7i2 VENTILATEURS.

ment en tôle. Il aspirait Tair par deux ouïes circulaires de i"',34 de diamètre et le rejetait sur toute la circonférence, dans une enceinte légèrement excentrée par le bas et qui s'élevait verticalement entre quatre murs entourant l'appareil. La transmission se faisait par courroie, dans le rapport de i à 4-

a!" Le ventilateur de la Sagnette portait 4 ailettes rectangulaires, de a", 80 de diamètre et 1,20 de large, inclinées vers l'arrière de 57"*; il tournait à grande vitesse entre deux murs verticaux, en aspirant par les deux ouïes. Il était enveloppé suivant une courbe légèrement excentrée. La transmission se faisait par courroie dans le rapport de i à 4-

3° Le ventilateur du puits Grangier, à Bessèges, était du type Guibal ; le diamètre extérieur était de 5 mètres, la largeur de 2 mètres. Il portait 6 ailes inclinées vers Tarrière et était muni d'une vanne mobile et d'une cheminée évasée. La transmission se faisait par courroie dans le rapport de i à 2,5o.

4* Le ventilateur de Créai avait 6 mètres de diamètre extérieur et 3",5o pour le diamètre de Touïe. Les ailes étaient rectangulaires, en tôle, au nombre de 6, inclinées vers l'arrière de 45° environ. L'enveloppe était légèrement excentrée et la section d'échappement réduite. Il était à'traction directe par la machine à vapeur.

On créait, dans la galerie d'aspiration, des obstacles ou bien on ouvrait des portes communiquant avec l'atmosphère, de manière à faire varier les résistances, et par suite l'orifice équivalent. Pour chaque ventilateur, on a fait des séries d'expériences avec cinq orifices équivalents différents, l'un correspondant à la résistance moyenne de la mine, deux à des résistances plus fortes et deux autres à des résistances plus faibles. On a mesuré dans chaque cas les volumes débités, les dépressions produites, le travail absorbé, sauf pour un ventilateur où cette dernière détermination n'a pas été possible. Afin de rendre les résultats comparables, on a rapporté par le calcul toutes les expériences à une même vitesse de l'extrémité des ailes, 20 mètres pçir i". Le tableau suivant donne les résultats obtenus.

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