Expériences de M. Zeuner. — M. Zeuner a fait éga
lement de très nombreuses expériences sur les jets de vapeur, pour déterminer Tinfluence de la longueur et du diamètre des cheminées, du diamètre du jet, etc., et il est arrivé à des résultats à peu près analogues à ceux de MM. Nozo et Geoffroy. Toutefois, en ce qui concerne Tinfluence de la pression de la vapeur sur le rapport du poids de gaz aspiré au poids de vapeur, la formule que donne ce savant et qui, avec nos notations, est
indique que cette pression n'a pas d'influence sur le poids des gaz aspirés par kilogramme de vapeur, tandis que les expériences de MM. Nozo et Geoffroy établissent nettement que ce rapport diminue quand la pression augmente, comme cela résulte de notre formule (i3).
M. Zeuner a constaté, comme MM. Nozo et Geoffroy, que le maximum de dépression produite correspondait à un certain rapport entre les sections des orifices, et il a trouvé les résultats
suivants. Pour les valeurs de -^= -3° ,
il a trouvé que les valeurs de -^ qui donnent le maximum sont
d'où pour le rapport —
Notre formule (17) donnerait
pour ce
rapport
avec la formule (18) R=:Rp + ;', d'où-= i+— , on trouve
On voit que les deux formules donnent des résultats qui s'accordonl avec l'cxpérienco d'une manière assez satisfoisante , d'autant plus, comme nous l'avons déjà fait remarquer, que dans
le voisinage du maximum, le rapport — peut varier quelque peu
sans changer sensiblement les résultats.
569. Injecteur Koerting. — Pour augmenter l'effel du jet de vapeur, MM. Kocrting ont disposé des appareils dans lesquels une première injection détermine à la suite plusieurs
injections et aspirations successives par des ajutages de sections croissantes. Dans l'appareil (fîg. 34i], il y a six injections et aspirations ; la vapeur, qui arrive par la tubulure A, sort par un ajutage dont la section peut être réglée au moyen d'une tige
conique qui pénètre plus ou moins au centre ; la manœuvre se fait à l'aide du volant Y. La vapeur, lancée dans un premier entonnoir, aspire, par l'espace annulaire réservé autour de l'ajutage, les gaz qui arrivent par le tuyau B et par l'orifice aa. Le mélange, lancé lui-même dans un second entonnoir, aspire de même les gaz par l'espace annulaire; le nouveau mélange aspire à son tour par l'orifice bb et ainsi successivement par les orifices ce, dd et €e\ la masse totale est refoulée dans le long tuyau évasé CD, qui est raccordé avec l'enceinte où on veut envoyer les gaz.
A mesure qu'on augmente le nombre des jets, c'est-à-dire
le rapport — des rayons du tuyau C et du jet de vapeur, on
augmente le volume aspiré, mais on diminue la différence de pression ; dans certains appareils, on peut fermer, pour régler la pression, un certain nombre des orifices ee, dd, ce.
D'après MM. Kœrting, avec une pression de la vapeur de 3 atmosphères, on obtiendrait les résultats suivants que nous n'avons pu vérifier :
Rapport des rayons.
Dépression produite
en millimètres d'eau
oo
Le volume d'air injecté par kilog. de vapeur varierait, dans ces conditions, de 160 à 3o.
M. Siemens, avec un jet de vapeur de forme annulaire, serait arrivé à produire une dépression de 4yo millimètres de mercure.