ET DU TRAVAIL
570. Préliminaires. — De nombreux faits physiques avaient fait reconnaître depuis longtemps qu'il devait exister une relation entre la chaleur et le travail mécanique. Il était évident, par exemple, que la force motrice des machines à feu avait pour cause première la chaleur dégagée dans la combustion ; on savait qu'à l'inverse le travail mécanique produit de la chaleur par le frottement, le choc, etc., et Rumfort, à la fin du siècle dernier, avait même essayé de mesurer la chaleur dégagée par l'action mécanique du forage des canons.
Jusqu'à CCS derniers temps, l'opinion générale des physiciens était que, dans tous ces phénomènes de production de chaleur par le travail ou de travail par la chaleur, il n'y avait que des passages, des échanges de chaleur d'un corps à un autre, et on regardait comme un principe indiscutable que la quantité totale de chaleur restait toujours constante et invariable.