I,OI
164. Les résultats du tableau (159) concordent avec ceux du tableau (lea), pour les poids écoulés jusqu'à un rapport de pression ^==1,1 environ; au delà ils différent de plus en plus.
En ce qui concerne les vitesses, ils ne sont pas directement comparables; le premier tableau (159) fournit les vitesses de Tair supposé comprimé, le second (lea) celles de l'air dilaté.
M. Weissbach, qui a donné la formule (26), a fait des expériences pour la vérifier; les résultats qu'il a obtenus sont peu concordants. En faisant écouler de Tair par des orifices de o™,oio à o",o24 de diamètre et sous des excès de pression o°,o5 à o",85 de mercure, il a trouvé que, pour faire concorder les résultats du calcul et de l'expérience, il fallait affecter les premiers d'un coefficient variable de o,555 à 0,787, croissant avec la pression. Ces variations sont trop fortes pour qu'il soit possible d'admettre l'exactitude de la formule. Elle n'a
du reste été établie qu'en admettant que, dans la section contractée, le gaz est complètement détendu à la pression du milieu dans lequel il s'écoule, ce qui no doit pas être exact.
Les résultats des expériences do MM. Weissbach, avec les coefficients qu'il a été conduit à employer, s'accordent du reste avec ceux que donne la formule (i8) et vérifient son exactitude.
Il se produit dans la veine fluide, pendant l'écoulement, un abaissement de température d'autant plus marqué que l'excès de pression est plus fort. La formule de Laplace (25) permet de le calculer; les résultats sont inscrits dans le tableau (103). Pour 5 atmosphères, on aurait un abaissement de température de i lo'^jSô. Nous ne connaissons pas d'expériences précises sur la mesure de ce refroidissement, mais les résultats obtenus dans diverses machines frigorifiques industrielles donnent lieu de penser qu'il est, en réalité, moins considérable. Il y aurait lieu de faire des expériences pur élucider cette question.
165. On peut remarquer que la formule (4), applicable aux faibles pressions, n'est qu'un cas particulier de la formule (26).
En effet, on a — -^ i — '-^ — ^ et en développant, sous cette
forme, (~)"^ on série, et ne conservant que le premier terme \P\/
pour le cas où '-^ — ^est très petit, on trouve
k—i Pi— Pi
-fè)
Comme d'un autre côté
^•*"a^' p^ ~E + B' k ~ CB
on trouve en substituant
c'est-à-dire la formule (4) avec ç= i.
166. L'écoulement de la vapeur d*eau est accompagné de phénomènes fort complexes. D'abord la vapeur qui sort des chaudières, dans les conditions ordinaires de fonctionnement, n'est jamais sèche ; elle renferme toujours une certaine quantité d'eau en suspension à l'état vésiculaire ; de plus, le refroidissement, qui résulte de la dilatation pendant l'écoulement, produit la condensation d'une autre partie de la vapeur et il s'écoule, en réalité, un mélange d'eau et de vapeur, en proportions très variables suivant les circonstances. ^
Malgré cette complication, l'expérience indique que les formules (18) et (19) sont applicables, au moins approximativement, à l'écoulement de la vapeur. Elles deviennent en remplaçant S par sa valeur 0,622
= 001,70/1101/'^ ii^-^ (20)
et
m coefficient dont les valeurs sont données aux n"" 158 et 150; f coefficient de contraction qui dépend de la forme des ajutages (i46 et suivants);
n pression de la vapeur comprimée en atmosphères;
n^ pression du milieu où la vapeur s'écoule ;
t température de la vapeur comprimée en degrés centigrades ;
Q section de l'orifice d'écoulement, en mètres carrés ;
F poids de vapeur, en kilogrammes, écoulé par i";
{^ vitesse de la vapeur, dans l'orifice, à la pression //.
En appliquant ces formules, on obtient les résultats consignés dans le tableau suivant :
ÉCOULEMEiNT DE LA VAPEUR PAR UN ORIFICE.
Écoulement de la vapenr d^eau dans ratmosphôre.
Pour û=i et 9=1.
PRESSIOrt delà
TAPCUR
en atmosphères.
TEMPÉ- RATURE en