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Une lame de cuivre résonne autrement que ne le fait une

lame en or, en plomb, en fer, en zine, etc.; de volume et de forme semblables. Il suffit même de l’alliage d’une proportion minime d’un métal avec un autre pour modifier le son produit par ce métal alors qu'il est percuté ; exemple : quelques parties de cuivre ajoutées à une masse d’argent.

5. Tel morceau de bois que lon frappe (sapin, peuplier, noyer, etc.), produit un son très-différent de celui qui est donné par le même choc imprimé à tel fragment d’un autre bois (chêne, buis, ébène, etc.) dont la forme et le volume sont cependant les mêmes.

6. Des plaques d'ivoire, d'os, de baleine, de caoutchouc vulcanisé, de gutta-percha, etc., donnent naissance, alors qu’elles sont frappées, à des sons divers, et cela bien que la configuralion, les dimensions de ces corps, l’impulsion qu’ils recoivent, soient identiques.

7. Lorsque le doigt de l'observateur imprime un choc à une substance sonore, ce doigt devient le siége d'une sensation spéciale el d'impressions qui correspondent à celles qui, dans le même cas, sont fournies par l'ouie (1). Tantôt les notions qui proviennent du . lact sont ici plus prononcées que celles dont l’oreille est le siége

(caractères tactiles de dureté, de mollesse, etc.); tantôt elles sont plus faibles que les sensations acoustiques (vibrations sonores, bruits de tintement musical, etc.).

(1) M. le professeur Skoda, de Vienne, a complétement adopté les opinions que, dès 1827, j'ai émises sur e sujet dont il est iei question.

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