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PLAIES PÉNÉTRANTES DE POITRINE

Les résultats de la percussion médiate sont encore ici des plus remarquables : il n°y à plus de déplacement possible, mais on trouve presque toujours au-dessus de la clavicule le poumon, reconnaissable au son clair et a l’élasticité qu'il donne (4); la matité du côté malade se prolonge du côté sain par delà la ligne médiane ; le cœur est dévié du côté opposé et le foie abaissé de plusieurs pouces audessous des côtes. Ces caractères sont d’une grande importance et tout à fait suffisants pour faire reconnaître l’existence d’un épanchement pleurétique. Dans ces cas extrêmes, la mensuralion, la fluctuation périphérique, l’aspect bombé des espaces intercostaux, plus espacés dans la région affectée que de l’autre côté, ajoutent encore à la certitude du diagnostic.

780. « Les épanchements de sang et de pus sont loin d’être aussi faciles à se déplacer dans les plèvres que peuvent l'être les collectons de sérosité. Il faut, après le changement de position, et avant de percuter, attendre plus de temps dans les premiers cas que dans les seconds ; le sang est, en effet, consistant, plastique, le pus est très-visqueux, et ces liquides gagnent difficilement et lentement la partie déclive. Dans plusieurs observations, j'ai eu l’occasion de constater ce fait.

8& 6. État des plèvres dans les plaies pénétrantes de la poitrine (Procédé opératoire, n° 191 et suivants).

181. «Avant de parler des signes plessimétriques propres à laréo ou gazopleurie spontanée, je crois dévoir placer les résultats que la percussion médiate m'a fournis dans les plaies pénétrantes de poitrine ; j'ai observé plusieurs cas de ces lésions à la suite des mémorables événements de juillet, et voici ce que j'ai remarqué soit seul, soit conjointement avec les docteurs Boquet et Jacob.

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