‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 125 sur 207 · PLÈVRE COMPLÉTEMENT REMPLIE DE LIQUIDES · texte numérisé non relu

PLÈVRE COMPLÉTEMENT REMPLIE DE LIQUIDES

qu’un liquide soit déposé dans la plèvre en assez faibles proportions pour être mobile et par conséquent susceptible de se déplacer. On parvient à reconnaître ce fait par le changement de position du corps que l’on fait exécuter plusieurs fois de suite. Ce changement fait trouver que l’espace où existe l’adhérence continue à donner de la sérosité et de l’élasticité, tandis que dans les autres points du thorax et tout autour de ce même point adhérent, il se déclare dans les parties déclives une matité appréciable surtout par le plessimétrisme superficiel.

771. « Lorsque chez un malade a existé une hydropleurite et que le liquide à été résorbé, 1l arrive presque toujours que des dépôts plus où moins épais de Iymphe plastique, ou mieux de fibrine, recouvrent les surfaces pleurales en contact, el ces productions persistent souvent pendant un temps très-considérable (deux, trois, quatre, six mois, un an et plus). Le plessimétrisme permet parfaitement de reconnaitre cette disposition organique et trèssouvent, grâce au procédé que voici, j'ai pu dire au malade qu’il avait eu quelque temps auparavant üne pleurite existant du côté que je lui indiquais. En percutant, en effet, superficiellement et obliquement sur les points ou des couches fibrineuses ont été déposées, on trouve un tact et un son hyposclérosiques d'autant plus prononcés que ces couches sont plus épaisses. Tandis que la médio-percussion profonde fait reconnaitre le son normal des poumons. En limitant tout à l’entour la circonférence des points où le son mat existe, on obtient une figure qui est celle des productions anormales dont il s’agit.

778. «La matité dont il vient d’être parlé et propre aux adhérences, ne change pas de place suivant les diverses positions que l’on fait prendre au malade, c’est là un fait de premier ordre etqui prouve qu'il s’agit alors d’une lésion fixe et solide; car si cette obscurité de son était due à la présence de liquide susceptible de se déplacer, la matité changerait de lieu dans les diverses attitudes du malade.

779. « La plèvre peut être entièrement remplie de liquide; dans ce cas, toute la poitrine donne un son extrêmement mat et une résistance presque aussi grande au doigt qui percute, que dans la pneumonite. La raison de ce fait est facile à saisir, Le poumon est refoulé tout à fait en haut; or, le liquide remplissant toute la cavilé, forme sous le doigt qui percute, une colonne qui lui communique la résistance des parois opposées et tendues de la poitrine,

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