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e ligne verticale. 4 æ— 2e ligne verticale.
(Fig. 75.)
Lignes plessimétriques du pancréas.
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606 APPLICATIONS PRATIO. DU PLESSIMÉT. DU PANCRÉAS.
4%69. Dès lors on n’a plus qu’à circonscrire par le tact et les sons plessimétriques, à l’aide du tracé, toute la circonscription du pancréas, et de cette façon on obtient avec exactitude la forme et le volume de l’organe. Quant à sa densité qui est toujours assez développée, c’est par le son plus ou moims sclérosique ou malaxique obtenus profondément dans toute l’étendue où ‘dans quelque partie de la glande que l’on pourrait en juger.
4470. Les expériences si importantes que M. CI. Bernard a faites sur l’action que le liquide pancréatique exerce sur la digestion, sur la dissolution des corps gras, sur la formation‘du chyle sonten dehors de cet article. C’est seulement au point de vue pathologique que j’ai recherché si, dans telle ou telle circonstance morbide, le pancréas variait de volume, de forme, de rapport, de densité. J’espérais obtenir des travaux dont il vient d’être parlé en commençant cet article, quelques résultats utiles et applicables à la pathogénie et à la pratique. Or, le résumé de ces investigations est présenté dans le tableau précédent, qui fera voir d’un coup d’œil si mes espérances ont été confirmées ou non par lPexpérimentalion et par l’étude des faits plessimétriques. |
4471. Il suffira d'étudier dans le tableau dont 1l est parlé les dimensions du pancréas, soit chez les gens dont les digestions sont bonnes, ‘comparées au développement du même organe mesuré chez les individus dont la chymification s’opère avec difficulté, soit sur des hommes robustes comparés aussi à des personnes à organisation médiocre ou faible, soit encore chez les malades atteints d’affections légères mis en parallèle avec des gens frappés de lésions organiques sérieuses, pour voir que le volume et la forme de la glande pancréatique ne sont pas dans un rapport fixe : 4° avec la manière dont la digestion s’accomplit ; 2° avec l’énergie de la constitution ; 3° avec la gravité de la maladie, ou, 4° avec la nature de celle-ci. Ce même tableau fera voir encore les différences de dimensions qui existent‘entre les parties du pancréas qui se trouvent situées l’une à droite, l’autre à gauche de la colonne vertébrale lesquelles existent toujours d’un côté à l’autre, et quelles que soient d’ailleurs les variations totales de volume que cette glande présente dans son ensemble.
41472. Comme il a fallu pour mesurer le pancréas et ses diverses parties dessiner en même temps les reins des personnes qui avaient été les sujets de mes ‘observations, j'ai réuni au ta-
APPLICATIONS PRATIQ. DU PLESSIMÉT. DU PANCRÉAS. 607
bleau ‘dont il s’agit dès mensuralions se rapportant aux glandes néphriques, etc., etc., mensurations dont il sera parlé bientôt.
S 3. Applications pratiques du ‘plessimétrisme du pancréas.
1473. Bien que les relevés précédents conduisent tout d’abord à penser que le plessimétrisme du pancréas ne serait guère susceptible d’applications pratiques, il suffira des réflexions suivantes pour prouver qu’il n’en est pas ainsi,
1474. Puisque lé duodénum à sa deuxième courbure entoure la grosse extrémité du pancréas et forme une anse autour de cétte glande, puisque, grâce au plessimétrisme , il est facile de déterminer avec exactitude le siége et même la forme et les rapports de cette glande avec quelques-unes des parties ‘circonvoi- sines, et notamment avec le tube digestif rempli de gaz (dernière circonstance très-propre à expliquer la facilité avec laquelle on limite le pancréas), on conçoit la possibilité, 1° d’assigner pendant la vie quels sont les points de la région lombaire au-devant desquels la seconde courbure du duodénum est située ; 2° de rapporter à cet intestin lé siége d’une douleur existant dans cette même région lombaire; 3° d'apprécier le temps de la digestion durant lequel le chyle sort de l’estomac pour pénétrer dans le duodénum ; 4° il est encore possible de recueillir, par le plessimétrisme, des documents pratiques sur la dilatation de cet intestin par des gaz, des matières, etc.
4475. Dans le cas même où le pylore serait sténosié de façon à ne permettre l'introduction d'aucune espèce de nourriture dans les intestins grêles, il serait à la rigueur possible puisque encore une fois on peut déterminer au juste le pont de la région lom- Paire qui correspond à la seconde courbure du duodénum, de parvenir, et cela sans «une extrême diffieulté, à ouvrir cet intestin. Fil en était amsi, si cette opération était exécutable, si on l’avait exécutée et réitérée maintes fois sur des cadavres, on pourrait ensuite introduire: de bas en haut, dans la cavité duodénale, une sonde ou un instrument dilatateur que l’on fixerait dans lorifice inférieur de l'estomac. De là l’emploi possible des moyens propres à rétablir le cours de la nourriture. Peut-être même pourrait-on par cette voie diriger des instruments ou des médicaments dans les intestins grêles, dans le conduit cholédo- ‘que, etc. Certes, je n’attache pas plus de prix à ces idées qu’on
ne doit le faire à une simple hypothèse, laquelle n’est même pas sanctionnée par les expériences cadavériques. Il serait pour le moment téméraire de pratiquer encore des opérations pareilles ; seulement on doit réfléchir sur leur possibilité, alors qu’il s’agit de secourir de malheureux malades qu’un rétrécissement absolu du pylore dévoue à une mort prompte, douloureuse et inévitable. On doit d'autant plus méditer sur ce sujet, que la région duodénale est située en partie hors du péritoine, et que la tête du pancréas est un point de repère fixe et qui peut guider un opérateur hardi mais prudent. Dans le coucher en supination, la déclivité du duodénum par rapport à l'abdomen serait cause que la solution de continuité que l’on y pratiquerait aurait beaucoup moins d’inconvénients qu’une incision ou une ponction portée sur des viscères situés vers les parties élevées de la cavité du ventre.