TUMEURS OVARIQUES ; ANATOMIE ANORMALE
formes ou purulentes, des épanchements de sang, des taches ecchymosiques, etc. On y a vu des corps qui, tels que des cheveux, des dents, des fragments osseux, ne pouvaient guère avoir été autre chose que des embryons. On y a trouvé des a@éphalocystes, etc. En somme, il n’est guère de productions pathologiques, de tranformations organiques qui n’existent quelquefois dans les ovarocélies. Celles-ci peuvent former des masses complétemeñt solides composées de tissus les plus divers, contenant, comme il a été dit, des kystes de composition extrêmement variable, et il n’est pas possible par l'examen extérieur de la tumeur, après l’ouver-
ture de l’abdomen, de déterminer quelle est exactement la: structure de celle-ci.
1672. Ces ovaromégalies sont loin d’être toujours adhérentes à la région iliaque ; elles lui correspondent au moyen des ligaments larges et du péritoine, qui se replie sur l’abdomen après les avoir recouvertes, Quelquefois la disposition de ces plis est telle, qu’ils offrent un pédicule long et grêle permettant à la masse morbide de se déplacer facilement d’un point du ventre vers un autre. Alors assez souvent la tumeur est d’un médiocre volume, et ne compromet guère les nues el les fonctions des organes Voisins.
1673. Il n’en est plus ainsi quand lovarie a pris un tel développement, qu’elle a largement soulevé le péritoine et que tout pédicule a disparu ; très-souvent alors elle touche à la matrice, à la trompe, à l’autre ovaire qui, s’accolant à la tumeur, se couchant sur des enveloppes, est quelquefois compris dans la massé mégalisée. Ailleurs encore lintestin, et particulièrement les côlons, ainsi que je l'ai vu un assez grand nombre de fois à la Salpêtrière, se trouvant étalés en quelque sorte sur la tumeur, s’y. sont creusé pendant la vie un canal qui les a à et permettait au cours des scories de s’effectuer.
1674. Sous l'influence de ces tumeurs, parfois énormes, lés viscères sont très-souvent refoulés en sens inverse du lieu où elles ont leur siége ; presque toujours, par exemple, la masse in< testinale se rencontre à droite dans la région lombaire droite, alors que l’ovarocélie a son siége à gauche, et vice versé.