UB4 TUMEÆEURS OVARIQUES ; ANATOMIE ANORMALE
lrouve parfois : s’élevant dans les hypochondres ; vers l’ombilie : sous le foie ; sous la rate; rarement font-elles saillie vers les régions lombaires.—Leur forme le plus souvent paraît très-irrégulièrement sphéroïde. Leur surface est ordinairement bosselée. La consistance de ces diverses bosselures est, dans bien des cas, fort loin d’être partout identique.—La coloration de ces masses est variable, etelle l’est parfois aussi sur les divers points de l’étendue d’une même ovaromégalie. — Une membrane celluleuse ou fibreuse, recouverte par le péritoine, souvent doublée de divers tissus superposés, entoure la totalité de la tumeur, et des réseaux vasculaires artériels ou veineux, offrant, dans bien des cas, un admirable aspect réticulé, constituent les moyens de séparation ou d’union existant entre la masse morbide et les parties d’alentour.
1670. « Très-ordinairement, les ovaromégalies sont composées de plusieurs kystes et quelquefois d’un seul dont le volume est parfois énorme. Chacune de ces poches présente une ou plusieurs membranes, souvent formées de feuillets, dont le plus intérieur offre la structure du tissu séreux. — Ces membranes sont susceptibles de revêtir les aspects cartilagineux, osseux, ou plutôt crélacé, et de devenir par conséquent très-dures, cassantes ou au moins non flexibles. Elles peuvent, quoique rarement, devenir le siége de -phymies (Louis, dans un vingtième des cas ; Lombard, ‘ Boivin et Dugès, etc.), de scirrhosies (Hidley, Lisfranc et moimême), d’encéphaloidies (Schneider, cité par Naumann, et par beaucoup d’autres auteurs), de mélanosies (Andral), etc.
1674. « Les tissus interposés aux kystes ou qui constituent le parenchyme propre à l’ovaire, sont aussi susceptibles des mêmes altérations de structure; parfois des tumeurs fibreuses, analogues à celles de l’utérus, s’y développent. — On ne voit pas de gros vaisseaux ramper à la surface interne des kystes ovariques, qui sont souvent tout-à-fait sphériques.— Ils contiennent d'ordinaire une sérosité limpide (1), d’une nuance citrine, et qui est rarement albumineuse; en général, le fluide d’une hydrovarie kystoïde ne précipite pas par l’acide azotique.— Parfois les liquides contenus dans ces kystes contiennent : soit du sang, soit une substance colorante qui lui donne des nuances variées de rouge, de brun marron, d’orangé, etc.; soit des matières sanieuses, grisâtres, puri-
(4) Cette sérosité, comme je l'ai vu dans un cas remarquable, est parfois tellement épaissie et comme gélatineuse, qu’elle ne s'écoule pas par la canule d’un trois quarts de très-gros calibre,