PLACOPLESSISME DES SOLIDES CONTENANT DES LIQUIDES
dans le lieu précis où les sensations aphé ou acouplessiques qui viennent d’être dites sont obtenues.
77. Dans des cavités à parois plus ou moins solides contenant de l'air et de l’eau, et qui présentent à la hauteur de la couche gazeuse une ouverture en communication avec l'atmosphère, il se produit, par la percussion de ces parois, un tintement métallique très-marqué, qui diminue ou cesse même quelquefois, alors que l’on ne, à boucher l’ouverture dont il s’agit.
. Quand une cavité à parois inflexibles, telle qu’un ballon de verre ou de porcelame, renferme a et des liquides et des fluides élastiques, il arrive que difficilement le placoplessisme pratiqué sur la circonférence de cette cavité permette d’apprécier les différences de densité existant entre les corps aqueux ou gazeux contenus dans ce récipient. |
79. Dans certaines circonstances, lorque l'air est renfermé dans une cavité d’où il s'échappe brusquement par une étroite ouverture, et bien que les parois de cette cavité ne soient pas humides, 1 arrive qu’il se déclare un bruit assez semblable à celui dont il vient d’être fait mention. Rapproche-t-on les deux mains l’une de l’autre, circonscrit-on ainsi un certain volume d’air contre leurs parties concaves, et vient-on à imprimer un choc rapide et seG au genou avec ces mains, un chquetis métallique se fait entendre.
$ 7. Percussion médiatisée (placoplessisme) des liquides ou des corps mous contenant des solides ou des gaz.
80. Les corps mous ou liquides absorbent ou font cesser d’une manière assez complète les vibrations imprimées à leur surface. Il en résulte que le placoplessisme pratiqué sur ces corps ne fait apprécier qu'avec difficulté l’état du solide que l’on vient de placer dans leur épaisseur. Disposez, dans un large vase contenant de l’eau ou des graisses, un morceau de bois ou de métal; percutez alors sur un placoplesse la surface de la couche d’eau ou de graisse dont il s’agit : sur les points de cette surface qui correspondront à la substance ligneuse ou métallique profondément placée, vous n’obtiendrez pas de sons ou d’impressions tactiles qui soient propres à cette substance.
81. Si l’on plonge à quelques centimètres de profondeur, dans une couche de liquides, un flacon plat, à parois épaisses, complétement rempli d'air; si on le mainüent dans cette position, et si
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l’on percute sur un placoplesse la surface du liquide, on trouve à peine quelque différence entre les sensations que donnent les points au-dessous desquels le flacon est situé et ceux où il ne correspond pas.
82. Si le corps creux que l’on maintient sous l’eau a des parois minces, et s’ilcontient beaucoup d’air, alors en percutant avecun certain degré de force sur un placoplesse la surface du liquide, on obtient des sensations un aphé et un acouplessisme en rapport avec la présence de l'air contenu dans le récipient immergé; au contraire, sur les points de cette surface où le vase plein d’air cesse de correspondre, on ne trouve que la matité propre aux liquides. Plus les proportions de fluides élastiques contenus dans le vase submergé sont considérables, et plus la sonorité et l’élasticité obtenues par le placoplessisme à la surface de l’eau sont marquées.
83. Ces derniers phénomènes deviennent bien autrement prononcés alors que le récipient plein d’air et submergé est formé, comme cela arrive pour un ballon en caoutchouc insufflé, par une enveloppe membraneuse. Alors l’interposition d’une couche d’eau de trois ou quatre centimètres entre la surface percutée et le vase plein de fluides élastiques, n’empêche pas de saisir une sonorité et une élasticité extrêmes ; mais ces résultats de percussion n’ont encore lieu que sur les points de la surface de l’eau directement placés au-dessus du ballon; ailleurs, la matté propre au liquide continue à se produire.
84. Nous verrons plus tard combien il est utile, en diagnose, de tenir compte des faits précédents.
8 8. Percussion médiatisée (placoplessisme) de gaz dissous dans les liquides.
85. Au premier abord et en se fondant sur l’analogie de ce que Von observe lorsque l’on percute médiatement : soit des liquides isolés, soit des gaz contenus dans un ballon, on serait porté à croire que des corps liquides, alors qu’ils tiennent du gaz en dissolution, devraient donner, par la percussion médiatisée, plus de sonorité et d’élasticité que s’ils n’en renfermaient pas entre leurs molécules. Or, cette vue de l’esprit est complétement en désaccord avec les faits observés et qui ont été précédemment mentionnés sur le placoplessisme des liquides (n° 33).