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PLACOPLESSISME DE CORPS SUPERPOSÉS

5° venez enfin à frapper fortement et perpendiculairement, vous ferez vibrer l’enveloppe membraneuse et lair qui y sera contenu, et vous obtiendrez des sensations en rapport avec la présence de ces corps ; 6° vous pourrez même, par une percussion plus énergique encore, et en laissant un moment le doigt appliqué après le choc, reconnaître que des corps solides ou que des gaz sont situés derrière l’enveloppe membraneuse remplie de fluide élastique.

89. La figure ci-contre (page 26) donnera une idée de la direction qu'il convient de donner au plessisme pour faire vibrer des couches de substances diverses superposées.

90. Cette mème figure indique, au moyen des lignes qui viennent tomber sur le placoplesse par des angles divers, la direction qu’il convient de donner au placoplessisme, à l’effet d’obtenir des sensations en rapport avec les corps de nature et de densité différentes placés au-dessus les uns des autres, c’est par une longue pratique du placoplessisme que je suis parvenu à pouvoir apprécier et à reproduire par les lignes qui viennent d’être tracées la direction qui doit être donnée à la percussion pour faire vibrer des corps plus ou moins profondément placés ; ces résultats d’expérimentations répétées sont entièrement en rapport avec la théorie et avec les lois physiques connues. En effet, pour la sensation acoustique, l’angle d'incidence du choc sur la surface percutée doit, pour parvenir à l’oreille, être égal à l'angle de réflexion, et pour obtenir les impressions tactiles du corps il faut qu’ils soient situés dans la direction de la ligne que les doigts suivent en percutant.

& 11. Placoplessisme des corps très-épais composés de couches variables en densité, ou présentant partout une composition et une structure identiques.

91. Bien qu'un corps ait une épaisseur de 50 centimètres, si Von pratique sur un placoplesse appliqué sur cé corps une percussion forte et dont l'intensité sera proportionnée au degré de cette épaisseur, ce même corps servira de moyen de médiation, etle choc produit par l’impulsion du doigt donnera lieu à des sensations aphé et acouplessiques qui varieront de caractères en raison des conditions physiques des substances situées au-dessous des points percutés, soit par exemple que lon pose à plat un morceau de bois ou un coussin portés sur un ballon insufflé et à portée sur un corps solide ou à peu près solide, il arrive que

28 PERCUSSION MÉDIATISÉE.

si l’on vient à exécuter le placoplessisme sur le bois ou sur le coussin, et cela sur la région correspondante au ballon, on éprouvera les sensations tactiles et acoustiques en rapport avec des gaz, tandis que sur la région qui recouvrira la plaque ligneuse, limpression éprouvée par l’observateur rappellera la présence d’une substance dure.

92. Nous aurons maintes fois l’occasion de voir combien, au point de vue clinique, la connaissance des faits précédents est utile,

8 12. Sensations placoplessiques se développant perpendiculairement et latéralement au point percuté.

93. D’après ce qui a été dit ($ 10), il arrive que si l’on percute obliquement par rapport au placoplesse on obtient des sensations aphé et acouplessiques en rapport avec des corps qui semblent ne pas être situés perpendiculairement au-dessous de la ligne suivant laquelle l’impulsion est portée. Cependant 1l en est toujours ainsi, et pour que la sensation dont 1l s’agit ait lieu, 1l faut que le corps dont on veut apprécier par les sons et le tact qu’il donne, la densité ou la composition, se trouve placé exactement dans la direction même de la ligne oblique dans laquelle le choc a été porté.

94. D’après tout ce qui précède, les sensations tactiles ou acoustiques qui résultent de la percussion médiatisée s’obtiennent exactement sur les points du placoplesse situés perpendiculairement au-dessus du lieu où l’on cherche à apprécier la disposition physique et moléculaire des corps sous-jacents, toutefois latéralement à celui-ci, et au moment où, continuant à percuter, on se rapproche de ce même corps, on éprouve une impression tac-. tile qui, beaucoup moins forte que celle ressentie lorsque la percussion est directe, suffit pour indiquer à l’observateur la présence latérale du corps dont il s’agit.

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