‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 25 sur 207 · APPLICATIONS À L'ÉTUDE DE L'HOMME DES NOTIONS PHYSIQUES QUI PRÉCÈDENT · texte numérisé non relu

APPLICATIONS À L'ÉTUDE DE L'HOMME DES NOTIONS PHYSIQUES QUI PRÉCÈDENT

95. Presque tous les faits expérimentaux qui viennent d’être exposés sont applicables à ce qui a lieu chez l’homme, soit en santé, soit hors de la maladie.

96, Des parties dures, résistantes, sèches, plus ou moins analogues pour la consistance à du bois, constituent la charpente, le squelette de l'organisme humain. Plusieurs viscères ont une consistance semblable à celle des corps mous; exemples : le cœur, la rate, le cerveau. Il en est qui tiennent le milieu entre la consistance des substances dures et des matières molles ; tels sont les reins, le foie, le pancréas; d’autres sont sujets à des alternatives de Ur et de dureté, et c’est ce qui arrive pour les muscles qui sont successivement en repos ou en contraction. Ailleurs, on rencontre des liquides contenus : soit dans des réservoirs solides et durs (la sérosité que renferme le crâne), soit dans des poches membraneuses (boissons dans l’estomac, liquides injectés dans l'intestin); d'autrefois encore des parois molles sont remplies de gaz ainsi qu’on le voit, soit pour l’estomac et l’intes : tin renfermant des fluides élastiques dans leur spacieuse cavité ; soit pour les poumons, dont le tissu solide, mais très-rare, est en quelque sorte pénétré d'air. Des enveloppes membraneuses ou solides sont aussi susceptibles de contenir à la fois de l’eau et des . gaz ; l’estomac, les intestins sont dans ce cas, et des parois solides et dures peuvent, de la même façon, renfermer des liquides et des fluides élastiques, etc. |

97. Des parties du corps de l’homme les plus dissomblables sous le rapport de la densité, des formes, des dimensions, de la structure, des substances qu’elles contiennent, tantôt sont juxtaposées et d’autrefois superposées de diverses façons. L’estomac, plein de gaz, touche au foie de consistance demi-solide et à la vésicule biliaire distendue Far un liquide; la peau molle et résistante recouvre, sur un point, des muscles qui sont

mous dans le relâchement, durs dans la contraction; et sur un autre des os solides et sonores, ou des cartilages élastiques et moins secs. Au-dessous de ces parties se rencontrent des organes tantôt sonores et élastiques à cause des gaz qu’ils contiennent (et tels sont les poumons et le cæœcum) ; tantôt mats, et absorbant en quelque sorte le choc de la percussion et partant les sensations tactiles et acoustiques qu’elle donne, tel est l’estomac plein de liquide ou les cavités du cœur renfermant du sang. Plus inférieurement encore se rencontrent quelquefois des os, des cartilages, des muscles, de la peau, reposant eux-mêmes sur des cdrps durs ou mous, sonores ou entourés de gaz atmosphériques. Or, tout ce qui a été dit précédemment du placoplessisme des corps de nature diverse placés les uns au-dessus des autres, trouve ici une application forcée, et qui, comme nous le verrons plus tard, est éminemment pratique.

S 1. Des noms qu'il convient de donner aux sons et aux impressions tactiles que donne la percussion médiatisée.

98. Avant d'aborder le difficile sujet qui doit être traité dans cét article, qu’il me soit permis de m’excuser de la critique sévère que je crois devoir faire des termes par lesquels les auteurs et moi-même nous avons désigné les divers sons auxquels donnent lieu le plessisme et le placoplessisme.

99. Les dénominations justes, précises, significatives, ne peuvent être proposées et établies avant l’élucidation des connaissances scientifiques dont elles sont l'expression. Cette proposition est vraie par rapport aux termes que la botanique (ou phytologisme), la chimie, la minéralogie, le calcul décimal et la pathologie ont consacrés. Elle est non moins exacte par rapport aux noms destinés à désigner les phénomènes placoplessiques. Ces derniers ne pouvaient être justes et convenables, alors que les divers sons et que les impressions tactiles fournies par la percussion n'étaient pas bien distingués les uns des autres, et que la confusion et l’erreur, à cet égard, étaient si grandes que Von admettait dans tous les livres et dans tous les cours que les corps non gazeux, solides ou liquides, fournissaient tous le même son. (7raité de percussion et d'auscultation du professeur Skoda, traduit par M. le docteur Aran.)

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