‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 38 sur 207 · MANIÈRE DE TENIR LE PLESSIMÈTRE · texte numérisé non relu

MANIÈRE DE TENIR LE PLESSIMÈTRE

connaître les sons et les impressions tactiles propres à chaque organe. Il m'arrive même de faire placer sur la surface des viscères explorés des fragments de peau, de muscles ou d’autres organes, en percutant plus ou moins profondément; alors, on distingue parfaitement la présence des tissus sur ces fragments. C’est surtout de cette façon que l’on s'exerce avec avantage au plessimétrisme profondément pratiqué, lequel, donnant des notions si importantes sur l’état des parties situées bien au-dessous de la peau, causerait beaucoup de douleur au malade si l’on n'avait pas acquis l’habitude et la légèreté nécessaires pour les éviter.

Dans les expériences que j'ai faites en 1896 et dans les années suivantes, j'ai cherché à placer les organes, les cavités qui les contiennent dans des conditions physiques plus où moins analogues à celle qu'ils présentent dans les états pathologiques dont ils peuvent être atteints. Aïnsi, j'ai injecté de lair, de l’eau, des substances visqueuses dans les cavités viscérales ou d’enveloppe, telles que l’éstomac, la plèvre, ete. Aïnsi, j'ai cherché à augmenter la densité des parties par la pression, par la pénétration dans leur tissu de substances demi-solides. C’est avec des expérimentations de ce genre qu’en peu de jours j'ai acquis sur le plessimétrisme des notions fort étendues, et qui auraient exigé, si j’eusse expérimenté autrement, des années d’étude.

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