ÉTUDE DU PLESSIMÉTRISME SUR LES CADAVRES
quelle était l'influence de la présence de lécume bronchique sur le volume des poumons (1), et la manière dont ces organes s’affaissent lorsqu'ils n’en contiennent pas; je ne m’expliquais pas comment le cœur avait pu ainsi se déplacer lors de l’ouverture du thorax. 7
931. Pour éviter l’affaissement des poumons et le changement consécutif du cœur sur les cadavres dont on ouvre la poitrine, il faut, avant de pratiquer cette ouverture, lier la trachée sur un bouchon, à l’effet que l’air extérieur ne puisse pénétrer dans la trachée-artère. De cette manière, les vésicules aériennes restent pleines d’air, et le foie, ainsi que Le cœur, restent dans la position où ils étaient avant que cet air se soit introduit dans les plèvres.
232. Lorsque l’on veut encore limiter sur la peau par le plessimétrisme les viscères des cadavres, il convient de bien tenir compte des déplacements que ces organes peuvent présenter alors que l’abdomen est incisé. Dans ce cas, les parois s’écartent, le diamètre transversal du ventre s’élargit; l’estomae, la rate, le niveau des liquides, ne correspondent plus aux mêmes points des téguments, ou ne sont plus à la hauteur que lon avait indiquée sur les téguments. Les aiguilles implantées dans les parois donnent encore ici la démonstration de l'exactitude extrême des mesures que la médio-percussion peut donner.
S 3. Plessimétrisme des organes à nu. Expérimentations cadavériques variées.
233. Il est indispensable de s’exercer à la percussion médiate des organes à nu (note du n°227), c’est-à-dire sans que des parois soient interposées entre la plaque d'ivoire et les viscères. C’est un genre d’études que je recommande souvent aux élèves de la Clinique. Lorsque lPoccasion s’en présente, je les fais percuter : les poumons sains ou dans divers états pathologiques, le cœur et ses diverses cavités, le foie, la rate, les reins, l’utérus, l'estomac et les intestins distendus par de l’eau ou renfermant à la fois du gaz et des liquides. De cette façon, les élèves s’accoutument à bien re-
n’eût pas reconnue. C’est postérienrement aux expériences faites devant moi à la Salpétrière, et lorsque je faisais partie de la commission pour le prix Montyon, que M. Piorry a reçu en 1828 la récompense qui lui a été décernée. «10 août 1835. € MAGENDIE. »
(4) Mon mémoire sur ce sujet ne parut que postérieurement à la découverte de la médio-percussion.