‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 47 sur 207 · PRÉCAUTIONS RELATIVES · texte numérisé non relu

PRÉCAUTIONS RELATIVES

deuxième phalange avec la troisième forme une sorte de marteau qui vient frapper soit directement, soit médiatement les corps ou les organes que l’on veut percuter (1). C’est de cette façon que l’on beurte à une porte que l’on veut faire ouvrir. Dans le second procédé, le doigt indicateur, étant demi-fléchi et retenu par le pouce qu’on lui oppose, est vivement abandonné à lui-même; il s'étend comme s’il s'agissait d’un ressort, et donne ainsi une chiquenaude dans laquelle l’ongle vient frapper la surface des corps sonores. De temps immémorial, on s’est servi de ces modes de percussion pour savoir si les intestins contiennent ou non des gaz, ou si de la sérosité est contenue dans le péritoine. Ces procédés sont à coup sûr les seuls qu’employaient Tagaut et quelques autres auteurs auxquels on a voulu attribuer des connaissances de quelque valeur sur la percussion. De tels movens sont complétement insuffisants ; employés pour le plessisme simple, ils donnent tout au plus quelques sensations acoustiques en rapport avec l’état matériel de parties superficiellement placées; mis en usage dans le placoplessisme , alors que l’on déprime les organes avec la plaque d'ivoire, et que l’on percute sur celleci, ils ne donnent lieu encore qu'à des sensations acoustiques. Le défaut d’impressions tactiles est l'inconvénient le plus grand de ces procédés de percussion qui ont si peu d'utilité pratique que les anciens médecins en ont à peine tiré quelque part, et que les modernes, quoi qu'ils aient d’abord été fort peu bienveillants pour le plessimétrisme, n’ont pas cherché à remplacer par ces méthodes l’emploi du placoplessisme.

. 251. 2° La percussion directe ou médiatisée peut être pratiquée avec deux doigts, Pour cela, on fléchit légèrement le médius, on üent l’indicateur un peu plus étendu, et cela dans l’intention de faire que les extrémités de ces doigts soient sur une même ligne, Cette précaution est indispensable; car, si l’on n’y a pas recours, on imprime le choc avec le doigt le plus long et non pas avec les deux doigts à la fois. Il est urgent, pour pratiquer le placoplessisme avec deux doigts, de tenir ces parties appliquées le plus possible l’une contre contre l’autre.

(1) « On a récemment proposé (disais-je en 1851, Manuel de plessimétrisme, n° 12,569), dans une dissertation inaugurale, fort bien faite d’ailleurs, de percuter par un Choc sec la partie que l'on explore avec la portion dorsale de l'articulation de la première avec la seconde phalange de l'indicateur droit demi-

fléchi. Il y a longtemps que j'ai pensé à employer ce moyen, dont l’un des principaux inconvénients est de rendre nulles les sensations tactiles, ete., ete. »

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