DE PROVOQUER DES SENSATIONS
tions plus ou moins douloureuses, des mouvements dirigés ou non par la volonté, des troubles fonctionnels propres à faire juger des conditions pathologiques des parties qui reçoivent l’impulsion. Dans des cas de myélie ou de myélite, par exemple, on percute directement le rachis, et l’on provoque parfois des douleurs qui non-seulement se manifestent sur le point que l’on frappe, mais qui s'étendent même vers les nerfs qui partent de la région ainsi explorée; il arrive même qu'il se déclare parfois, dans de telles circonstances, des contractions involontaires ayant pour siége les muscles qui reçoivent des nerfs dont il s’agit l’influence motrice. Après avoir exactement limité le cœur, le foie, la rate, etc., on détermine encore exactement, par la douleur que la percussion éveille sur tel ou tel point du corps, quelles sont les parties de ces organes où la souffrance a son siége.
260. Les procédés à employer pour bien pratiquer la percussion dont le but est de provoquer des douleurs propres à éclairer la diagnose, ne diffèrent pas de ceux qui conviennent alors qu’il s’agit d'obtenir par le plessisme des sons ou des impressions tactiles. Seulement, le plessisme direct peut suffire pour donner lieu à ces symptômes.
De la percussion pratiquée sur la surface d’un vésicatoire ou sur une partie enflammée, dénudée, douloureuse, etc.
261. Rappelons ici ce qui a été dit précédemment sur lutilité qu’il ya de se servir d’un placoplesse très-large ou d’un plessimètre à distance (n° 237), alors qu'il s’agit de percuter une surface dénudée, enflammée, douloureuse, un abcès, une partie du corps atteinte de névralgie, etc. On a prétendu que, dans de tels cas, le placoplessisme était impossible ou présentait, du moins, les plus graves inconvénients. C’est là une erreur qui a souvent conduit à l’extrème inconvénient de se priver de percuter dans beaucoup de cas où il serait très-uüle de le faire. Encore une fois, si l’on se sert des plessimètres dont 1l vient d’être parlé, si on les applique peu à peu, prudemment et avec une force graduée, si l’on sait les maintenir de façon à ce qu'ils ne vacillent pas et les saisir de manière à retenir l’impulsion qui leur est imprimée par la main qui percute ; si cette main agit avec dextérité et douceur, les malades éprouvent à peine, par le choc imprimé au pla. coplesse, une impression pénible, et celle-ci résulte bien plutôt de