CHAPITRE X
DE LA POSITION. DONT LE MÉDECIN DOIT FAIRE CHOIX ; DE CELLE QU'IL DOIT FAIRE PRENDRE AU MALADE POUR PRATIQUER CONVENABLEMENT LE PLESSIMÉTRISME.
263. La position du médecin qui veut exécuter le plessimétrisme varie en raison du siége et de la disposition saine ou morbide des organes que l'explorateur est dans l'intention d’examiner. Règle générale : 4{ faut se placer le plus commodément possible et de façon à conserver une complète liberté de ses mouvements.
264. Pour percuter, il est incommode et même fatigant de se tenir debout et le corps penché en avant. C’est surtout lorsque l’on a plusieurs malades à explorer de suite, ainsi que cela a lieu dans un hôpital, que la station prolongée est, pour le médecin, la source de douleurs, de lassitude extrême dans les extrémités inférieures (1). Lorsque l’on souffre, l’attention que l’on porte à l’action que l’on exécute est infailliblement bien moins fixée que si l’on n’éprouve aucune sensation pénible. Plus d'un médecin d'hôpital, peut-être plus d'un professeur ont succombé à la suite de rachisies, de myélies, de miosites dues à la station prolongée et à la courbure du corps en avant, courbure qu'avait exigée l'exploration réitérée chaque jour des malades qui leur étaient confiés. Il est donc utile d’être assis, comme je le fais à ma clinique, et de se placer à une élévation proportionnée à la hauteur du lit ou de la chaise sur lesquels la personne examinée repose. Il faut, en général, que la tête et la partie supérieure de la poitrine du médecin soient situées assez haut pour qu’en se baissant un peu il puisse
(1) Le genre de fatigue que l’on éprouve dans cette circonstance ressemble à la courbature qui résulte d’une longue visité faite à une exposition de tableaux.