EN PARTICULIER
donne le placoplessisme, on obtient les contours réguliers des parties qui donnent lieu à ces impressions varices. |
323. C’est à l’organographisme plessimétrique qu’est due la connaissance exacte, pendant la vie, de faits nombreux applicables à Panatomie des rapports, à la physiologie, à l’étude des maladies et surtout à la thérapie. Parmi ces faits, on peut citer les suivants :
Le dessin plessimétrique , ainsi que la suite de cet ouvrage l’établira, permet en effet de constater :
1° La position exacte et précise du cœur, du foie, de la rate, des reins, etc., et leurs rapports avec les organes voisins, et ces connaissances ne sont pas obtenues d’une façon approximative, mais bien d’une manière absolue. 11 ne s’agit pas ici de rechercher une moyenne, mais de déterminer des mesures positives, recueillies ns des cas individuels, ce qui, au pou de vue pratique, est bien autrement important.
2° Le siége, la forme, les dimensions, les rapports du pancréas, circonstances qui, exactement appréciées pendant la vie, permettront peut-être un jour d'appliquer à [a pratique les belles recherches physiologiques de M. Bernard sur ce sujet. - ,
3° L’augmentation de volume que la rate présente dans un grand nombre de cas où cette augmentation n’élait même pas soupçonnée.
4° La diminution rapide et presque instantanée de cel organe sous l’influence, soit de la quinine rendue soluble par l’acide sulfurique et surtout par l'alcool, soit de l'extrait de berberis, soit des douches, fait si bien con ee par mon honorable ami, M. le docteur Fleury.
5° La relation intime existant entre le volume Us de la
rate et les fièvres intermittentes.
6° L’intumescence du foie à la suite de la panhypérémie ou pléthore sanguine, el sa diminution rapide consécutivement aux pertes de sang.
7° L’apprécialion du volume, de la forme non-seulement du cœur en général, mais des diverses parües qui le composent.
8 La détermination positive des points du thorax auxquels correspondent les diverses cavités cardiaques, les orifices du cœur et des parties de cet organe où les bruits anormaux ont leur siége.
9° Les moyens de constater les variations dans les dimensions du foie et des cavités cardiaques, survenant à la suite des respi-
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rations profondes et réitérées, tandis que ces organes augmentent alors que l’on ralentit l’action respiratoire.
10° La forme, la dimension des grosses artères et des dilalatons qu’elles présentent.
11° L’augmentation constante du volume des reins dans les cas où l’urine contient de l’albumine, et la diminution de ce volume alors que l’on supprime l’usage des boissons.
12° La constatation des hypertrophies, des tumeurs, des déviations de la colonne vertébrale ; lésions qui, dans bien des cas, ne pourraient pas, sans le plessimétrisme, être reconnues avant que la nécroscopie fût pratiquée.
43° La possibilité d'indiquer, au moyen de nuances variées, les divers degrés de densité, de résistance, d’élasticité, de sonorité que les lésions organiques présentent dans les divers points de leur surface.
44° Les moyens de préciser tout d’abord l’étendue des lésions et de leurs variations de volume, et d'apprécier dès lors avec exactitude les modifications que certains agents thérapeutiques (tels que liode, l’hydrargyre, le sulfate de quinine, la berberine , etc.) peuvent déterminer dans diverses parties malades.
324, L’utilité du dessin en plessimétrisme est si grande que, dans les cas où je me borne à percuter sans avoir recours à l’organographisme, je n’obtiens énsuite sur la forme des organes et de leurs lésions en général, que des approximations qui, toutes utles qu’elles soient, n’ont qu’une importance bien faible comparativement à celle que présentent les remarquables résultats du dessin tracé à l’aide de la percussion.
325. Comment d’ailleurs parviendra: t-on à apprécier le volume et la forme de la rate, du foie, des diverses parties du cœur, d’une masse pneumonitique ou tuberculeuse, si l’on ne trace pas les contours des organes ou des lésions dont 1l s’agit ? Je ne crains pas de laffirmer, cette certitude dans la diagnose que, sans doute très à tort, on dit être spéciale à quelques hommes, est due à ce que ces médecins non-seulement percutent avec méthode, mais encore à ce qu'ils ont recours à l’organographisme. Leur prétendu tact est le fruit de longues études et de patientes recherches; il n’est pas dû à une sorte de génie individuel. Ces personnes ont acquis, avec l’exercice et le temps, de l'habitude et une adresse que l’on ne pouvait avoir autrement. Voilà le secret de leur posiüvisme diagnostique, résultat évident des travaux de Morgagni,
DE L'ORGANOGRAPHISME ET-DE L'ORGANOMÉTRISME. 103 de Bayle, de Laennec, de Haller, de Bichat et des innombrables applications de l’anatomie, de la physiologie et des sciences physiques et chimiques à l’étude des altérations morbides.