‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 68 sur 207 · LA DIFFICULTÉ DU PLESSIMÉTRISME EST MOINS GRANDE QU'ON LE CROIT · texte numérisé non relu

LA DIFFICULTÉ DU PLESSIMÉTRISME EST MOINS GRANDE QU'ON LE CROIT

361. L'étude et surtout la pratique, l’art du plessimétrisme , bien que présentant de la difficulté, en offre moins cependant, infiniment moins qu'on le dit en général. Un élève, M. Lelièvre, vint, le 21 avril 1865, dans mon service; il avoua n’avoir jamais percuté, et que c’était surtout pour apprendre à le faire qu’il venait suivre ma clinique et mes leçons. Un cas très-remarquable de maladie de la rate se présenta dans le service ; cet organe avait de haut en bas 6 centimètres et demi, et 43 centimètres d’avant en arrière ; la imitation splénique fut faite avec le plus grand soin. Or, du premier coup, guidé par les conseils qui lui furent donnés, l'élève, qui du reste était musicien, et par conséquent habitué à juger des caractères variés des sons, constata et fit constater à l’auditoire

(1) Ce terme a été proposé pour désigner la réumion de l’auscultation et de la percussion. Son étymologie ne s'accorde en rien avec l’idée que les auteurs ont voulu rendre en s’en servant ; le mot plestéthoscopisme conviendrait infiniment mieux.

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