‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 67 sur 207 · TID · texte numérisé non relu

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(Figure 5.)

357. « Le stéthoscope, que j'ai substitué à celui de Laënnec, me paraissait susceptible d’être perfectionné (4). Plus tard, j'ai pensé que l’on pouvait rendre très-mince le tube de linstrument; j'ai d’abord constaté, et cela contradictoirement à lopinion de Laennec, que les métaux remplacent facilement pour l’auscultation le bois de cèdre proposé par lillustre inventeur de cette précieuse méthode d'investigation ; j'ai exploré le thorax avec des tuyaux métalliques et des cylindres creux en bois, et, dans les deux cas, les résultats de diagnose ont été les mêmes.

358. « J'ai fait ensuite confectionner un tube de cuivre ou de maillechort d’un centimètre de diamètre, et de 10 à 42 centimètres de long, présentant un pas de vis à chacune de ses extrémités, et pouvant être allongé par un corps de rechange. Une de ces extrémités se visse sur un plessimètre aussi en métal, dont la forme est ovalaire et qui présente, sur une de ses faces, un rebord circulaire. Ce plessimètre porte, en outre, vers une de ses extrémités, une saillie percée d’une ouverture dans laquelle le tube en métal se visse. Un opercule, fait aussi avec du métal, se fixe sur l’autre extrémité de l'instrument, et sert à appliquer l'oreille. Le plessimètre, au moyen du pas de vis dont il est perforé, peut être fixé sur le tube : tantôt par sa face plate, et dans ce cas il forme, quand il est placé sur la peau, une cavité qui remplace celle de forme conique du stéthoscope ordinaire , et tantôt par sa face concave, et dans cette position 1l remplit exactement l’usage du stéthoscope garni de son embout. » (Procédé opératoire de la percussion, 1833 et 1835, p. 21 et 22).

359. « En 1851, dans l’Aflas de plessimétrisme, p. ÂT et 18, j'ai donné le dessin d’un instrument assez analogue au précédent , et qui a l’avantage de permettre de percuter pendant que l’on ausculte. La tige métallique qui le forme, (dans laquelle on peut placer, soit un crayon dermographique, soit un thermomètre), se visse sur l’une des extrémités d’un plessimètre de forme ovalaire, dépourvu de rebord circulaire et saillant. Cette portion de l’instrument permet en conséquence de pratiquer facilement la percussion médiate, et cela au moment où l’oreille est appliquée sur la plaque fixée à l’autre extrémité de la tige. Ce plestéthoscope est

(1) On a donné à l'extrémité auriculaire du stéthoscope une forme telle qu’elle pût être introduite, lors de l’auscultation, dans le conduit auditif externe de l’observateur. M. Desrouet-Boissière a encore moulé cette extrémité sur les saillies et les enfoncements du pavillon acoustique, etc.

LA DIFFICULTÉ DU PLESSIMÉTRISME À ÉTÉ EXAGÉRÉE. 119 figuré dans là planche ci-jointe, p. 447. Comme le précédent, il peut être placé dans un agenda. Du reste, mes nouvelles recherches sur l’acouophonie (1), procédé dont on à tant parlé, et que j'avais expérimenté dès 1826 (Percussion médiate), m'ont confirmé dans l’opinion que cette méthode ne donne ni plus ni moins de résultats que ceux qui sont obtenus par tout expérimentateur qui se sert convenablement du plessimètre.

360. « On s’est avisé, en Amérique, d'opérer à deux : l’un pereute , pendant que l’autre ausculte. C’est là compliquer la manœuvre du plessimétrisme sans augmenter la valeur diagnosique des faits qu'il est appelé à donner. On eût moins parlé: en France de cette prétendue innovation, si M. Piorry ou même quelqu’autre médecin français l’avait employée le premier! » (Atlas de plessimétrisme, p. 19).

Voyez les deux stéthoscopes que j'ai proposés; l’un (fig. 9), date de 1826 (Zraité de la percussion médiate, p. 117), l'autre (fig. 49, a été gravée dans l’Alfas du plessimétrisme.

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